Strasbourg : une mère se jette dans le Rhin avec son bébé, sauvés par des témoins

Une femme de 33 ans a sauté de la passerelle des Deux-Rives avec son enfant de 16 mois vendredi 17 juillet. Deux passants ont plongé pour les secourir.

Strasbourg : une mère se jette dans le Rhin avec son bébé, sauvés par des témoins
Illustration Marc Humbert / info.fr
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Le vendredi 17 juillet 2026, une trentenaire s'est jetée du haut de la passerelle des Deux-Rives à Strasbourg avec son nourrisson. Deux témoins sont intervenus immédiatement, permettant de sauver la mère et l'enfant. La femme a été mise en examen pour tentative d'assassinat.

L'essentiel

Ce qu'il faut retenir

Faits vérifiés
  • Une femme de 33 ans s'est jetée de la passerelle des Deux-Rives avec son bébé de 16 mois le vendredi 17 juillet 2026.
  • Deux passants ont plongé dans le Rhin pour secourir la mère et l'enfant, qui ont survécu.
  • La chute s'est effectuée d'une hauteur de 15 mètres, l'enfant est indemne, la mère souffre de vertèbres cassées.
  • La trentenaire a été mise en examen pour tentative d'assassinat et placée sous contrôle judiciaire avec obligation de soins psychiatriques.
  • Une enquête pour tentative d'assassinat et mise en danger de mineur a été ouverte par le parquet de Strasbourg.
5 faits vérifiés 3 sources mis à jour le 21 juillet à 18:28

Une scène dramatique s’est déroulée vendredi 17 juillet 2026 sur la passerelle des Deux-Rives, structure qui relie Strasbourg à la ville allemande de Kehl. Une femme de 33 ans s’est jetée dans le Rhin depuis cet ouvrage avec son bébé de 16 mois. La chute s’est effectuée d’une hauteur de 15 mètres, selon StrasInfo.fr.

Deux passants présents sur place ont réagi immédiatement. Ils ont plongé dans le fleuve pour porter secours à la mère et à l’enfant. Grâce à cette intervention rapide, les deux victimes ont pu regagner la berge vivantes. L’enfant est ressorti indemne de la chute, d’après Bluewin. La mère a survécu mais souffre de vertèbres cassées, précise Factae.

L’intervention décisive des témoins

Les circonstances exactes de l’intervention n’ont pas été détaillées par les autorités à ce stade. Les deux passants qui ont secouru la mère et l’enfant ont agi sans attendre l’arrivée des secours organisés. Leur réactivité a permis d’éviter une issue plus dramatique.

La passerelle des Deux-Rives est un lieu de passage fréquenté, ce qui a probablement favorisé la présence de témoins au moment des faits. Cet ouvrage piétonnier et cyclable, inauguré en 2004, mesure 387 mètres de long et enjambe le Rhin à 15 mètres au-dessus de l’eau. Il symbolise la coopération franco-allemande entre Strasbourg et Kehl.

Une procédure judiciaire immédiate

Une enquête pour tentative d’assassinat et mise en danger de mineur a été ouverte dès le lendemain des faits, selon StrasInfo.fr. La mère a été mise en examen et placée sous contrôle judiciaire, d’après Watson. Les obligations imposées dans le cadre de ce contrôle comprennent des soins psychiatriques.

La qualification de tentative d’assassinat retenue par le parquet de Strasbourg reflète la gravité des faits. Le code pénal prévoit une peine maximale de trente ans de réclusion criminelle pour le meurtre d’un mineur de moins de 15 ans. La mise en danger de mineur constitue un chef d’accusation supplémentaire.

Le procureur de la République de Strasbourg n’a pas communiqué sur les éléments qui ont conduit la trentenaire à commettre cet acte. L’état psychologique de la mise en cause au moment des faits fera l’objet d’une expertise psychiatrique dans le cadre de l’instruction.

L’état de santé de la mère et de l’enfant

L’enfant de 16 mois a été pris en charge par les services hospitaliers mais n’a présenté aucune blessure apparente. Les médecins ont procédé à des examens de contrôle avant d’autoriser sa sortie. Le nourrisson a été confié aux services de protection de l’enfance dans l’attente de décisions judiciaires sur sa garde.

La mère reste hospitalisée en raison de ses fractures vertébrales. La gravité de ses blessures nécessite une surveillance médicale prolongée. Les forces de l’ordre ont pu procéder à son audition à l’hôpital avant sa mise en examen.

Des affaires similaires impliquant des interventions d’urgence ont récemment mobilisé les services de secours dans d’autres départements français.

Contexte dans les Vosges

Les Vosges comptent environ 351 790 habitants selon les dernières données de l’Insee. Le département, bien que voisin du Bas-Rhin où s’est déroulé le drame, ne partage pas de frontière directe avec l’Allemagne. Épinal, préfecture des Vosges située à environ 110 kilomètres au sud-ouest de Strasbourg, constitue le principal pôle urbain du territoire.

Les services psychiatriques du département sont répartis entre le centre hospitalier d’Épinal et plusieurs structures de soins ambulatoires. La prise en charge des troubles psychiques représente un enjeu de santé publique dans ce territoire rural où l’accès aux soins spécialisés peut nécessiter des déplacements importants.

Le Grand Est enregistre un taux de suicide supérieur à la moyenne nationale, selon les données de Santé publique France. Les Vosges font partie des départements où les dispositifs de prévention ont été renforcés ces dernières années. Des numéros d’urgence comme le 3114, numéro national de prévention du suicide, restent disponibles 24 heures sur 24.

Les dispositifs de prévention sur les ouvrages d’art

La passerelle des Deux-Rives ne dispose pas de dispositif anti-suicide comparable à ceux installés sur certains ponts à risque. Des garde-corps standard bordent l’ouvrage, mais ils n’empêchent pas un passage volontaire par-dessus bord. La municipalité de Strasbourg n’a pas communiqué sur un éventuel projet de sécurisation renforcée de la structure.

D’autres ouvrages français font l’objet de mesures spécifiques. Le viaduc de Millau, dans l’Aveyron, a été équipé de grillages de protection après plusieurs passages à l’acte. Le pont de Normandie, entre le Calvados et la Seine-Maritime, bénéficie d’une surveillance vidéo permanente couplée à des équipes d’intervention rapide.

La question de l’équilibre entre accessibilité des ouvrages et prévention des passages à l’acte reste délicate pour les gestionnaires d’infrastructures. Les associations de prévention du suicide recommandent une approche globale combinant aménagements physiques, signalétique d’urgence et formation des personnels susceptibles d’intervenir.

Réactions et prise en charge psychologique

Les deux témoins qui sont intervenus pour secourir la mère et l’enfant n’ont pas souhaité s’exprimer publiquement à ce stade. Ce type d’intervention peut générer un traumatisme psychologique chez les sauveteurs, même lorsque l’issue est favorable. Des cellules de soutien psychologique existent pour accompagner les témoins d’événements traumatiques.

L’Ordre des psychologues recommande un suivi systématique après une exposition à une scène de violence ou un risque vital. Les sapeurs-pompiers et les forces de l’ordre bénéficient de protocoles établis de débriefing psychologique. Ces dispositifs ne sont pas toujours accessibles aux civils qui interviennent spontanément.

Les services de police des Vosges et du Bas-Rhin maintiennent une collaboration étroite pour assurer la sécurité publique dans la zone frontalière. Les effectifs ont été renforcés durant la période estivale dans l’ensemble de la région Grand Est.

Prochaine étape

L’instruction du dossier se poursuivra dans les prochains mois sous la direction d’un juge d’instruction du tribunal judiciaire de Strasbourg. Une expertise psychiatrique de la mise en cause sera ordonnée pour évaluer son discernement au moment des faits et sa responsabilité pénale. Le placement de l’enfant fera l’objet d’une décision du juge des enfants, qui déterminera les modalités de sa prise en charge à long terme.

Le contrôle judiciaire imposé à la mère pourra être levé ou modifié en fonction de l’évolution de son état de santé et du respect de ses obligations. La durée de l’instruction dépendra de la complexité des éléments à rassembler et des expertises à réaliser.

Marc
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Sources

Marc Humbert

Marc Humbert

Marc est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Vosges (88), avec Épinal pour chef-lieu. Spécialité du département : capitale française des eaux minerales et thermalisme. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Grand Est.

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