La Gironde entre dans une zone de turbulences financières sans précédent. La Chambre régionale des comptes a arrêté le déficit 2025 à 142,4 millions d’euros, soit 6,97 % des recettes de fonctionnement. Cette procédure de déficit excessif, une première nationale pour un département, place la collectivité sous contrôle renforcé avec un risque de tutelle préfectorale dès 2027.
Lors des Rencontres économiques d’Aix, le 2 juillet, Sébastien Lecornu a mis en garde contre un déficit de 7% du PIB si aucun budget n’est voté avant février 2027. Le chef du gouvernement doit présenter sa feuille de route à la mi-juillet, dans un climat de tensions sociales montantes.
Gabriel Attal a présenté le 3 juillet 2026 un plan budgétaire prévoyant la suppression de 100 000 postes de fonctionnaires et 120 à 150 milliards d’économies. Objectif : ramener le déficit public à zéro en 2037. Un virage politique pour l’ancien Premier ministre.
Réuni en séance plénière le 8 juin 2026, le Conseil départemental de la Gironde a dû revoter son budget primitif. Une décision prise sous la pression de la Chambre régionale des comptes, qui a recalculé le déficit 2025 à la hausse. Un bras de fer qui fragilise la trajectoire de retour à l’équilibre promise par la majorité socialiste.