Le Conseil économique, social et environnemental soutient la proposition de loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, mais conditionne son efficacité au déblocage de crédits massifs.
69 626 plaintes réexaminées en cinq semaines. 15 000 nouvelles découvertes dans les fichiers des enquêteurs. L’affaire Lyhanna a forcé la machine judiciaire à rouvrir ce qu’elle avait fermé.
Plus de 100 000 personnes selon les organisateurs ont marché samedi 4 juillet à Paris, de la Bastille à Nation, pour exiger une loi intégrale contre les violences sexuelles. La mobilisation, nationale, fait suite au meurtre de la collégienne Lyhanna, 11 ans, le 29 mai dans le Gers.
Le 25 juin, le conseil municipal d’Évry-Courcouronnes a adopté à l’unanimité une motion interpellant le gouvernement pour une loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants. Cette décision fait suite à la mort de Lyhanna, 11 ans, et à la mobilisation de parents d’élèves de l’Essonne.
Le garde des Sceaux Gérald Darmanin a suspendu le substitut du procureur d’Auch le 22 juin, suscitant une fronde inédite. Des centaines de magistrats préparent une tribune et une journée morte.
Le conseil municipal de Lille, réuni le 19 juin à l’hôtel de ville, a observé une minute de silence pour Lyhanna (11 ans) et Noahm (19 ans). Deux drames qui ont ému la nation, déjà salués par l’Assemblée nationale neuf jours plus tôt.
Johanna Rolland, maire PS de Nantes, a vivement critiqué le garde des Sceaux après la mort de Lyhanna, dénonçant un manque de moyens chronique de la justice. Gérald Darmanin a répondu en rappelant les magistrats à leur responsabilité. À Nantes, une task force a été mise en place pour traiter plus de 1 600 procédures.
Lundi 8 juin 2026 à 19h, plus de 300 personnes ont bravé la pluie devant le palais de justice de Valence pour rendre hommage à Lyhanna, collégienne de 11 ans retrouvée morte dans un silo du Gers. Le rassemblement, organisé notamment par Chrysallis Drôme, s’inscrivait dans un appel national à plus de 150 mobilisations simultanées.
Le 12 juin 2026, jour des obsèques de Lyhanna, la Ville d’Arras a mis les drapeaux en berne au fronton du beffroi. Un geste officiel de recueillement, alors qu’environ 150 personnes s’étaient déjà rassemblées à Arras le 8 juin devant le tribunal.
Après la mort de Lyhanna, une collégienne de 11 ans dont le corps a été retrouvé début juin 2026 dans le Gers, des magistrats du tribunal judiciaire de Vesoul ont dénoncé les réactions gouvernementales. Ils parlent d’« effet d’annonce » et d’un « grand navire qui prend l’eau ». Environ 150 personnes s’étaient rassemblées le 8 juin devant le palais de justice.