Les forces ukrainiennes ont frappé la raffinerie de Syzran, dans l’oblast de Samara, à plus de 800 kilomètres de la frontière. Le site de Rosneft, qui traite près de 9 millions de tonnes de brut par an, a vu deux unités clés touchées et sa production arrêtée.
Une raffinerie de Rosneft a pris feu à Syzran, dans l’oblast de Samara, tandis que les drones ukrainiens endommageaient 21 pétroliers de la flotte fantôme russe en mer d’Azov. Deux volets d’une même campagne contre la logistique pétrolière de Moscou.
Dans la nuit du 7 au 8 juillet, l’Ukraine a lancé une série de frappes de drones contre des raffineries russes situées jusqu’à 2 500 km du front. Face aux pénuries de carburant provoquées, Moscou a interdit les exportations de diesel. Le président Zelensky qualifie ces attaques de « sanctions légitimes ».
L’Ukraine a mené une vaste opération de drones contre des cibles russes situées jusqu’à 1500 km du front : raffinerie de Saratov, aérodrome de Borisoglebsk, sites pétrochimiques au Tatarstan. Moscou affirme avoir intercepté 415 appareils.
En quatre jours, l’Ukraine a mené l’une de ses campagnes de frappes les plus étendues contre les infrastructures énergétiques russes, de Saint-Pétersbourg à la Sibérie. La raffinerie d’Omsk, jamais atteinte jusque-là, a été touchée le 6 juillet, tandis qu’une attaque de drones plongeait toute la Crimée dans le noir.
Des satellites ont permis à deux ONG, dont Carbon Mapper, de dresser un constat alarmant : sur une soixantaine d’installations pétrogazières françaises inspectées, deux tiers occasionnent des fuites chroniques de méthane. Le terminal de Fos-sur-Mer concentre les émissions les plus importantes détectées en 2025. Ces résultats sont publiés le 4 mai 2026, jour d’une conférence internationale sur le méthane à Paris.