Tagor : la France arraisonne un quatrième pétrolier russe en Atlantique
À 740 kilomètres à l'ouest de la Bretagne, la Marine nationale a saisi un navire sous quadruple sanction. Moscou crie à la « piraterie ».
La Marine nationale a arraisonné le 31 mai 2026 le pétrolier Tagor, sous sanctions américaines, européennes, suisses et britanniques. Quatrième opération du genre.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Quatrième arraisonnement français en huit mois
Après Boracay (septembre 2025), Grinch (janvier 2026) et Deyna (mars 2026), le Tagor est le 4e pétrolier de la flotte fantôme saisi par la Marine nationale.
Un cadre juridique précis : l'article 110 de la CNUDM
Paris s'appuie strictement sur le droit de la mer. Le Kremlin parle de « piraterie » : l'argument ne tient pas juridiquement.
Le précédent Deyna trace la voie
Condamnation en CRPC à Marseille le 16 avril, amende payée, navire libéré. Le Tagor suivra probablement le même chemin.
Un nœud Moscou-Téhéran-Émirats orphelin
Le Tagor est lié à un empire maritime contrôlé par la famille Shamkhani via Fractal Marine DMCC aux EAU — famille décimée en février 2026, chaîne de propriété actuelle non établie.
Dissuasion ciblée, pas blocus
Sur environ un millier de pétroliers contournant les sanctions, quatre interceptés. Ni piraterie, ni blocus naval (illégal en temps de paix) : la France a inventé une troisième voie, l'interception au cas par cas sur irrégularité documentée.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Le pétrolier Tagor a été arraisonné le 31 mai 2026 à 740 km à l'ouest de la Bretagne.
- Le navire a quitté Mourmansk sous pavillon malgache et a été intercepté sous pavillon camerounais - changement opéré en cours de route.
- Le capitaine russe a refusé à plusieurs reprises d'obtempérer, déclenchant une prise de contrôle forcée.
- C'est la 4e opération du genre menée par la France depuis septembre 2025.
- Le Kremlin parle de « piraterie » et menace de représailles.
Le 31 mai 2026 [1], des commandos de la Marine nationale [2] sont montés à bord d’un pétrolier en haute mer, à plus de 400 milles nautiques - 740 kilomètres [3] - à l’ouest de la pointe de la Bretagne [4]. Le navire, parti de Mourmansk [5] le 2 mai [6], arborait au moment de l’interception un faux pavillon du Cameroun [7] et faisait route vers Limbé [8]. Son système d’identification automatique (AIS) était éteint depuis sept jours [9].
Le capitaine, de nationalité russe [10], a refusé à de multiples reprises d’obtempérer aux consignes de la Marine nationale [11]. Prise de contrôle forcée. L’opération a été conduite avec le soutien du Royaume-Uni [12], dans le cadre de l’article 110 de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer [13].
Le pétrolier s’appelle Tagor [14]. Construit en 2005 [15], 114 809 tonnes de port en lourd [16], il était « quasiment vide » [17] au moment de l’arraisonnement, selon le capitaine de frégate Guillaume Le Rasle, porte-parole de la Marine nationale [18]. Vingt-trois membres d’équipage à bord [19].
Madagascar au départ, Cameroun à l’arrivée: un pavillon qui se métamorphose en mer
Le Tagor a quitté Mourmansk le 2 mai sous pavillon de Madagascar [6] [20]. Il a été intercepté vingt-neuf jours plus tard sous pavillon du Cameroun [7]. Entre les deux, un changement de pavillon en haute mer - sans escale documentée, sans démarche d’immatriculation publique connue, et avec un AIS éteint depuis sept jours [9] qui empêche toute reconstitution fine du trajet. Le navire avait déjà changé trois fois de pavillon - Île de Man, Marshall Islands, Panama [21] - et trois fois de nom - British Gannet, Piper, Priapus [22]. La métamorphose en cours de route est la signature même de la flotte fantôme: l’identité du bâtiment se reconfigure plus vite que les bases de données qui prétendent la suivre.
Macron annonce, le Kremlin réplique
Emmanuel Macron [23] annonce l’arraisonnement sur X le 1er juin 2026 [24]. « Il est inacceptable que des bateaux contournent les sanctions internationales, violent le droit de la mer et financent la guerre que mène la Russie contre l’Ukraine depuis plus de 4 ans » [25], écrit le président. C’est la quatrième interception du genre menée par la France [26].
Réponse de Moscou: Dmitri Peskov [27], porte-parole du Kremlin, dénonce une opération « illégale » et « à la limite de la piraterie internationale » [28]. Il annonce que la Russie « prend des mesures pour garantir la sécurité de ses cargos » [29]. Menace de représailles [30]. Le mot « piraterie » est jeté. Il ne tient pas la route juridique.
Le cadre juridique: l’article 110, et lui seul
Paris n’a pas improvisé. L’article 110 de la CNUDM [31] autorise tout État à vérifier le pavillon d’un navire en haute mer s’il a des motifs sérieux de soupçonner une irrégularité. L’examen des documents a « confirmé les doutes quant à l’irrégularité du pavillon arboré » [32]. Le procureur de Brest, Stéphane Kellenberger [33], a ordonné le déroutement. Direction: la baie de Douarnenez [34], arrivée prévue le 2 juin 2026 [35].
Le parquet de Brest [36] a ouvert une enquête pénale pour « non-justification de nationalité d’un navire », « défaut de pavillon » et « refus d’obtempérer » [37]. La procédure est désormais cadrée par un précédent.
Ni piraterie, ni blocus: la troisième voie française
L’accusation russe de « piraterie » a un envers qu’on entend moins: la France ne pratique pas non plus un blocus naval. Or les deux notions sont les seules que le droit international maritime connaît pour qualifier une action coercitive systématique en mer. La piraterie suppose un acte privé commis sans autorité étatique - ce n’est manifestement pas le cas. Le blocus, lui, suppose un état de guerre déclaré: un État belligérant peut interdire l’accès aux ports ennemis et intercepter tout navire qui les approche, neutres compris. Mais la France n’est pas en guerre avec la Russie. Un blocus serait juridiquement intenable, et politiquement explosif.
Ce que Paris a inventé est une voie intermédiaire: l’interception ciblée, au cas par cas, fondée sur une irrégularité documentée - pavillon faussé, AIS éteint, refus d’obtempérer. Chaque arraisonnement repose sur une faute du navire intercepté, jamais sur sa nationalité ou sa cargaison. C’est précisément ce qui rend l’argumentaire russe vain: on ne reproche pas au Tagor de transporter du pétrole russe, on lui reproche de mentir sur son identité. La nuance est étroite, mais juridiquement décisive.
Le précédent Deyna: l’amende, pas la prison
Le 20 mars 2026 [38], la Marine arraisonnait le Deyna [39] au sud des Baléares [40]. Même profil: pétrolier sous sanctions UE, pavillon mozambicain [41], parti de Mourmansk [42]. Le 16 avril [43], le tribunal judiciaire de Marseille [44] condamnait la société propriétaire en CRPC [45] pour « défaut de pavillon » [46]. Le Deyna a quitté les eaux françaises après paiement d’une amende [47]. Le montant n’a pas été rendu public.
Précédent encore: le Grinch [48], arraisonné le 22 janvier [49], immobilisé près d’un mois au port de Marseille-Fos [50], libéré contre « plusieurs millions d’euros » [51] d’amende selon le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot [52]. « Contourner les sanctions européennes a un prix » [53], déclarait-il alors. Le premier de la série, le Boracay [54], arraisonné en septembre 2025 [55] au large de la Bretagne, a vu son commandant condamné à un an de prison ferme le 30 mars [56] par le tribunal correctionnel de Brest [57].
On se souvient, au-delà du contexte russo-ukrainien, du précédent du Grace 1, ce pétrolier iranien saisi en juillet 2019 à Gibraltar sur la base des sanctions européennes contre la Syrie, selon plusieurs sources. L’affaire avait déclenché une crise diplomatique majeure avec Téhéran et illustré, déjà, la tension entre droit maritime international et politique de sanctions. La doctrine française de 2025-2026 hérite de ce précédent et le systématise: ce que Londres avait tenté ponctuellement, Paris en fait une routine opérationnelle.
L’angle mort: le Tagor n’est pas seulement russe
Ce que les communiqués officiels ne disent pas frontalement: le Tagor appartient à un réseau iranien. Le navire est affilié à Fractal Marine DMCC [58], société émiratie sanctionnée, l’un des principaux opérateurs de la flotte fantôme exportant du pétrole russe. Mais l’empire maritime auquel il appartient était contrôlé par Mohammad Hossein Shamkhani [59], fils d’Ali Shamkhani [60], conseiller politique en chef du Guide suprême iranien. Selon Les Échos, Mohammad Hossein Shamkhani et son père auraient été tués en février 2026 [61], au premier jour de l’offensive israélo-américaine contre l’Iran.
Aucune source consultée ne précise qui contrôle effectivement cet empire maritime depuis la mort des deux Shamkhani. La chaîne de propriété réelle du Tagor au 31 mai 2026 est donc un trou noir documentaire: les listes de sanctions désignent des structures - Fractal Marine DMCC [58], The Zulu Ships Management [62] - mais pas les bénéficiaires ultimes post-février. Cette opacité est une donnée du problème, pas un détail.
Autrement dit: Paris ne frappe pas seulement la « flotte fantôme russe ». Elle frappe l’intersection Moscou-Téhéran, un nœud d’évasion des sanctions occidentales où le pétrole russe transite via des structures iraniennes domiciliées aux Émirats - désormais orphelines de leurs commanditaires identifiés.
Pourquoi maintenant?
Le timing n’est pas neutre. Le 8 avril 2026 [63], la France a décidé de doubler les peines applicables aux infractions de défaut de pavillon et de refus d’obtempérer [64]. L’article 16 du projet d’actualisation de la Loi de programmation militaire 2024-30 [65] inscrit ce durcissement dans le marbre. Le 26 mars [66], le Premier ministre britannique Keir Starmer [67] annonçait que les forces britanniques pourraient désormais arraisonner les navires de la flotte fantôme transitant dans les eaux du Royaume-Uni [68]. Londres et Paris coordonnent.
Le HMS Cutlass [69] avait surveillé le Deyna depuis le détroit de Gibraltar [70]. Pour le Tagor, c’est encore le Royaume-Uni qui a « participé au suivi du bâtiment » [71]. La doctrine s’affine: on ne sanctionne plus seulement sur le papier, on intercepte en mer.
Restent les chiffres, et leur arbitrage. Le Royaume-Uni estime la flotte fantôme russe à environ 544 pétroliers [72]; l’Union européenne, de son côté, a placé 598 navires sous sanctions [73] - les deux périmètres ne se recouvrent pas (l’un compte les bâtiments soupçonnés, l’autre ceux désignés par décision politique), mais l’ordre de grandeur est le même: environ un millier au total selon l’amiral Nicolas Vaujour [74], chef d’état-major de la Marine [75]. Quatre arraisonnés par la France en huit mois. La proportion parle d’elle-même.
« Piraterie »: le mot qui ne tient pas
Le Kremlin sait que la CNUDM autorise précisément ce que la Marine a fait. L’argumentaire russe ne vise pas le droit, il vise l’opinion. Peskov dénonce, menace, et annonce des « mesures ». Lesquelles? Nikolaï Patrouchev [76], conseiller très proche de Vladimir Poutine, évoquait déjà en mars la présence de gardes armés et l’installation de « systèmes de défense » à bord des navires transportant du pétrole ou du gaz russe [77]. Militariser la flotte fantôme. Le précédent du méthanier Arctic Metagaz, sabotage présumé du 3 mars [78] en Méditerranée, sert d’alibi à Moscou.
Reste un détail. Le Tagor était « quasiment vide » [79]. Pas de cargaison d’hydrocarbures à confisquer. L’enjeu n’est pas le pétrole de ce navire-là. L’enjeu est la dissuasion: signaler aux centaines d’autres pétroliers fantômes qu’un faux pavillon coûte désormais un déroutement, une enquête pénale et une amende salée. La société propriétaire, basée à Hong Kong selon les listes de sanctions [80], devra payer pour récupérer ses 250 mètres de tôle. L’argent ira à l’AGRASC [81], au titre de l’article L. 5233-2 du Code des transports [82].
L’angle que personne ne voit
Le récit officiel est binaire: Paris défend le droit international, Moscou finance sa guerre. Le réel est plus serré. Paris n’arraisonne que les navires qui font une erreur - refus d’obtempérer, pavillon faussé, AIS éteint. Sur un millier de bateaux contournant les sanctions, quatre ont été pris en huit mois. Cela laisse 996 navires qui continuent. Les arraisonnements sont spectaculaires, dissuasifs, juridiquement irréprochables - mais ils ne tarissent pas le flux. Ils en augmentent le coût marginal.
Le Deyna a payé et est reparti. Le Grinch a payé et est reparti. Le Tagor paiera probablement. C’est un péage, pas un blocus. Macron parle de « détermination constante et totale » [83]. Les chiffres parlent d’un harcèlement ciblé. Les deux récits ne se contredisent pas. Ils racontent simplement deux niveaux de réalité que personne, à Paris comme à Moscou, n’a intérêt à confondre publiquement.
Le Tagor arrive en baie de Douarnenez ce 2 juin 2026 [35]. Mis au mouillage, maintenu à la disposition du procureur [84]. La suite est connue: enquête, négociation, amende, départ. Rideau.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (84)
« Le 31 mai 2026, des moyens de la Marine nationale sont intervenus en haute mer »
premar-atlantique.gouv.fr ↗ ↩
« des moyens de la Marine nationale sont intervenus en haute mer »
premar-atlantique.gouv.fr ↗ ↩
« l'interception du pétrolier russe s'est produite « à plus de 400 milles nautiques (740 km, ndlr) à l'ouest de la pointe de la Bretagne » »
rfi.fr ↗ ↩
« à plus de 400 nautiques à l’ouest de la pointe de la Bretagne »
premar-atlantique.gouv.fr ↗ ↩
« un pétrolier en provenance de Mourmansk en Russie »
premar-atlantique.gouv.fr ↗ ↩
« le Tagor aurait appareillé de Mourmansk, le 2 mai dernier, sous le pavillon de Madagascar »
opex360.com ↗ ↩
« Le navire arborait un faux pavillon du Cameroun »
rfi.fr ↗ ↩
« faisait route vers Limbé, ville balnéaire à l'ouest de ce pays africain »
rfi.fr ↗ ↩
« Il n’a plus communiqué sa position via le Système d’identification automatique [AIS] depuis sept jours »
opex360.com ↗ ↩
« Le capitaine s’est déclaré «de nationalité russe» »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Le capitaine, de nationalité russe, a « refusé à de multiples reprises d'obtempérer aux consignes » des militaires français »
lesechos.fr ↗ ↩
« menée en coopération avec nos alliés dont le Royaume-Uni »
premar-atlantique.gouv.fr ↗ ↩
« Menée sur la base de l’article 110 de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer »
premar-atlantique.gouv.fr ↗ ↩
« Le Tagor, qui a changé plusieurs fois de pavillon »
rfi.fr ↗ ↩
« Build Date2005 »
opensanctions.org ↗ ↩
« Deadweight Tonnage114809 »
opensanctions.org ↗ ↩
« le Tagor était «quasiment vide» au moment de son interception »
opex360.com ↗ ↩
« le capitaine de frégate Guillaume Le Rasle, cité par l’AFP »
opex360.com ↗ ↩
« Le navire, qui compte 23 membres d’équipage »
lefigaro.fr ↗ ↩
« sous le pavillon de Madagascar »
opex360.com ↗ ↩
« Past FlagsIsle of Man · Marshall Islands · Panama »
opensanctions.org ↗ ↩
« Previous nameBritish Gannet · Piper · Priapus »
opensanctions.org ↗ ↩
« a annoncé le président Emmanuel Macron dans un tweet, lundi 1er juin »
rfi.fr ↗ ↩
« a annoncé le président Emmanuel Macron dans un tweet, lundi 1er juin »
rfi.fr ↗ ↩
« «Il est inacceptable que des bateaux contournent les sanctions internationales, violent le droit de la mer et financent la guerre que mène la Russie contre l’Ukraine depuis plus de 4 ans» »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Il s’agit de la quatrième interception de ce type effectuée par la France »
lefigaro.fr ↗ ↩
« S'exprimant à Moscou devant la presse, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov »
lesechos.fr ↗ ↩
« Le Kremlin a pour sa part dénoncé une opération « illégale » et « à la limite de la piraterie internationale » »
lesechos.fr ↗ ↩
« ajoutant que «la Russie prend des mesures pour garantir la sécurité de ses cargos». »
lefigaro.fr ↗ ↩
« la Russie prendrait des mesures pour assurer la sécurité du transport maritime de marchandises en réaction à cet incident »
lesechos.fr ↗ ↩
« les récentes interventions de la Marine nationale ont été faites au titre de l’article 110 de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer [CNUDM ou UNCLOS] »
opex360.com ↗ ↩
« « L'examen des documents a confirmé les doutes quant à l'irrégularité du pavillon arboré », a précisé la préfecture maritime »
lesechos.fr ↗ ↩
« précise le procureur de Brest Stéphane Kellenberger »
lesechos.fr ↗ ↩
« en baie de Douarnenez (Finistère) »
lesechos.fr ↗ ↩
« « Le pétrolier Tagor arrivera ce mardi 2 juin en matinée en baie de Douarnenez (Finistère) » »
lesechos.fr ↗ ↩
« Selon le parquet de Brest »
opex360.com ↗ ↩
« Il a annoncé l’ouverture d’une enquête pénale pour «non-justification de nationalité d’un navire», «défaut de pavillon» et «refus d’obtempérer» »
opex360.com ↗ ↩
« La marine française a arraisonné vendredi en Méditerranée »
france24.com ↗ ↩
« le Deyna, un pétrolier de 250 mètres de long arborant le pavillon du Mozambique »
opex360.com ↗ ↩
« a été localisé au sud des Baléares »
france24.com ↗ ↩
« l'arraisonnement du Deyna, arborant un pavillon mozambicain »
france24.com ↗ ↩
« en provenance de Mourmansk en Russie »
france24.com ↗ ↩
« a annoncé le parquet de Marseille ce jeudi 16 avril »
liberation.fr ↗ ↩
« condamnée par le tribunal judiciaire de Marseille »
liberation.fr ↗ ↩
« La société propriétaire du navire a été condamnée par le tribunal judiciaire de Marseille mercredi, dans le cadre d’une procédure de comparution sur reconnaissance de culpabilité (CRPC) »
liberation.fr ↗ ↩
« «pour avoir omis de justifier de la nationalité du navire (défaut de pavillon)» »
liberation.fr ↗ ↩
« le Deyna, [.] a quitté les eaux françaises après paiement d’une amende »
liberation.fr ↗ ↩
« Le Grinch, sous pavillon des Comores »
france24.com ↗ ↩
« avait été arraisonné de manière spectaculaire [.] le 22 janvier »
france24.com ↗ ↩
« Le pétrolier Grinch avait été immobilisé près d'un mois près du terminal pétrolier du port de Marseille-Fos »
france24.com ↗ ↩
« d’une amende de «plusieurs millions d’euros» selon le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot »
liberation.fr ↗ ↩
« selon le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot »
liberation.fr ↗ ↩
« "Contourner les sanctions européennes a un prix", avait-il alors souligné »
france24.com ↗ ↩
« un premier pétrolier de la flotte fantôme russe, le Boracay »
france24.com ↗ ↩
« arraisonné en septembre 2025 au large de la Bretagne »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Son commandant a été condamné le 30 mars à un an de prison ferme »
liberation.fr ↗ ↩
« le tribunal correctionnel de Brest lui reprochant »
liberation.fr ↗ ↩
« The vessel is affiliated with the sanctioned company Fractal Marine DMCC (UAE), one of the leading operators of the so-called shadow fleet involved in the export of russian crude oil / petroleum products in 2022-2023. »
opensanctions.org ↗ ↩
« The tanker, IMO 9282481, is part of a vast shipping empire controlled by Mohammad Hossein Shamkhani, the son of Ali Shamkhani, the chief political advisor to the Supreme Leader of Iran. »
opensanctions.org ↗ ↩
« Mohammad Hossein Shamkhani, the son of Ali Shamkhani, the chief political advisor to the Supreme Leader of Iran. »
opensanctions.org ↗ ↩
« Ces derniers ont tous deux été tués en février, au premier jour de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran »
lesechos.fr ↗ ↩
« The tanker is managed by The Zulu Ships Management & Operation - Sole Proprietorship LLC, which also operates other tankers affiliated with Fractal Marine DMCC. »
opensanctions.org ↗ ↩
« Le 8 avril, la France a décidé de doubler les peines applicables aux infractions de défaut de pavillon et de refus d’obtempérer »
liberation.fr ↗ ↩
« la France a décidé de doubler les peines applicables aux infractions de défaut de pavillon et de refus d’obtempérer »
liberation.fr ↗ ↩
« le projet d’actualisation de la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30 envisage de durcir les peines pour défaut de pavillon et refus d’obtempérer [article 16] »
opex360.com ↗ ↩
« a en effet annoncé le cabinet de M. Starmer, ce 26 mars »
opex360.com ↗ ↩
« C’est ce qu’a annoncé Keir Starmer, le Premier ministre britannique »
opex360.com ↗ ↩
« Les forces britanniques «pourront arraisonner les navires de la flotte fantôme transitant dans les eaux» du Royaume-Uni »
opex360.com ↗ ↩
« le Deyna avait précédemment été surveillé par le patrouilleur britannique HMS Cutlass »
opex360.com ↗ ↩
« le Deyna avait précédemment été surveillé par le patrouilleur britannique HMS Cutlass depuis son passage dans le détroit de Gibraltar »
opex360.com ↗ ↩
« en coopération avec des alliés, dont le Royaume-Uni "qui a participé au suivi du bâtiment" »
france24.com ↗ ↩
« Le Royaume-Uni estime que la «flotte fantôme» russe compte 544 pétroliers »
opex360.com ↗ ↩
« Quelque 598 navires soupçonnés de faire partie de cette flotte fantôme font l'objet de sanctions de l'Union européenne »
france24.com ↗ ↩
« Selon l'amiral Nicolas Vaujour, chef d'état-major de la Marine française »
france24.com ↗ ↩
« il y a environ "un millier" de bateaux qui "essayent de contourner l'ensemble des sanctions européennes sur l'export de pétrole russe" »
france24.com ↗ ↩
« Conseiller très proche du président Poutine, Nikolaï Patrouchev a ainsi évoqué »
opex360.com ↗ ↩
« Nikolaï Patrouchev a ainsi évoqué, la semaine dernière, la présence de gardes armés et l’installation de «systèmes de défense» à bord des navires transportant du pétrole ou du gaz russe »
opex360.com ↗ ↩
« le sabotage présumé du méthanier Arctic Metagaz, le 3 mars dernier »
opex360.com ↗ ↩
« Le Tagor, qui a changé plusieurs fois de pavillon, était « quasiment vide » lors de son arraisonnement »
rfi.fr ↗ ↩
« serait basée à Hong Kong selon les listes de navires concernés par les sanctions dans le cadre du conflit en Ukraine »
liberation.fr ↗ ↩
« une condamnation de la société propriétaire du Tagor à une forte amende, versée sur le compte de l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués [AGRASC] »
opex360.com ↗ ↩
« au titre de l’article L. 5233-2 du Code des transports »
opex360.com ↗ ↩
« assurant que la « détermination » de la France à lutter contre la flotte fantôme russe était « constante et totale » »
rfi.fr ↗ ↩
« Il sera mis au mouillage et maintenu à la disposition du procureur de la République dans le cadre de l'enquête de flagrance des chefs de défaut de pavillon et de refus d'obtempérer »
lesechos.fr ↗ ↩
Sources
- Contrôle de pavillon sur un pétrolier au large de Brest
- Flotte fantôme russe: la France arraisonne le pétrolier «Tagor» en haute mer dans l'Atlantique
- La Marine nationale a arraisonné un quatrième pétrolier lié à la «flotte fantôme» russe
- TAGOR
- Flotte fantôme : la France et la Russie à couteaux tirés
- Le Royaume-Uni s’autorise à arraisonner les navires de la «flotte fantôme» russe dans ses eaux territoriales
- Un nouveau pétrolier de la flotte fantôme russe arraisonné par la marine française en Méditerranée
- Flotte fantôme russe : le pétrolier «Deyna» autorisé à quitter les eaux françaises, après le paiement d’une amende
- Emmanuel Macron annonce l’arraisonnement d’un pétrolier de la flotte fantôme russe dans l’océan Atlantique, Moscou dénonce un acte «illégal»