Tagor : la France arraisonne un quatrième pétrolier russe en Atlantique
À 740 kilomètres à l'ouest de la Bretagne, la Marine nationale a saisi un navire sous quadruple sanction. Moscou crie à la « piraterie ».
La Marine nationale a arraisonné le 31 mai 2026 le pétrolier Tagor, sous sanctions américaines, européennes, suisses et britanniques. Quatrième opération du genre.
- Le pétrolier Tagor a été arraisonné le 31 mai 2026 à 740 km à l'ouest de la Bretagne.
- Le navire a quitté Mourmansk sous pavillon malgache et a été intercepté sous pavillon camerounais - changement opéré en cours de route.
- Le capitaine russe a refusé à plusieurs reprises d'obtempérer, déclenchant une prise de contrôle forcée.
- C'est la 4e opération du genre menée par la France depuis septembre 2025.
- Le Kremlin parle de « piraterie » et menace de représailles.
Le 31 mai 2026 [1], des commandos de la Marine nationale [2] sont montés à bord d’un pétrolier en haute mer, à plus de 400 milles nautiques - 740 kilomètres [3] - à l’ouest de la pointe de la Bretagne [4]. Le navire, parti de Mourmansk [5] le 2 mai [6], arborait au moment de l’interception un faux pavillon du Cameroun [7] et faisait route vers Limbé [8]. Son système d’identification automatique (AIS) était éteint depuis sept jours [9].
Le capitaine, de nationalité russe [10], a refusé à de multiples reprises d’obtempérer aux consignes de la Marine nationale [11]. Prise de contrôle forcée. L’opération a été conduite avec le soutien du Royaume-Uni [12], dans le cadre de l’article 110 de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer [13].
Le pétrolier s’appelle Tagor [14]. Construit en 2005 [15], 114 809 tonnes de port en lourd [16], il était « quasiment vide » [17] au moment de l’arraisonnement, selon le capitaine de frégate Guillaume Le Rasle, porte-parole de la Marine nationale [18]. Vingt-trois membres d’équipage à bord [19].
Madagascar au départ, Cameroun à l’arrivée: un pavillon qui se métamorphose en mer
Le Tagor a quitté Mourmansk le 2 mai sous pavillon de Madagascar [6] [20]. Il a été intercepté vingt-neuf jours plus tard sous pavillon du Cameroun [7]. Entre les deux, un changement de pavillon en haute mer - sans escale documentée, sans démarche d’immatriculation publique connue, et avec un AIS éteint depuis sept jours [9] qui empêche toute reconstitution fine du trajet. Le navire avait déjà changé trois fois de pavillon - Île de Man, Marshall Islands, Panama [21] - et trois fois de nom - British Gannet, Piper, Priapus [22]. La métamorphose en cours de route est la signature même de la flotte fantôme: l’identité du bâtiment se reconfigure plus vite que les bases de données qui prétendent la suivre.
Macron annonce, le Kremlin réplique
Emmanuel Macron [23] annonce l’arraisonnement sur X le 1er juin 2026 [24]. « Il est inacceptable que des bateaux contournent les sanctions internationales, violent le droit de la mer et financent la guerre que mène la Russie contre l’Ukraine depuis plus de 4 ans » [25], écrit le président. C’est la quatrième interception du genre menée par la France [26].
Réponse de Moscou: Dmitri Peskov [27], porte-parole du Kremlin, dénonce une opération « illégale » et « à la limite de la piraterie internationale » [28]. Il annonce que la Russie « prend des mesures pour garantir la sécurité de ses cargos » [29]. Menace de représailles [30]. Le mot « piraterie » est jeté. Il ne tient pas la route juridique.


Le cadre juridique: l’article 110, et lui seul
Paris n’a pas improvisé. L’article 110 de la CNUDM [31] autorise tout État à vérifier le pavillon d’un navire en haute mer s’il a des motifs sérieux de soupçonner une irrégularité. L’examen des documents a « confirmé les doutes quant à l’irrégularité du pavillon arboré » [32]. Le procureur de Brest, Stéphane Kellenberger [33], a ordonné le déroutement. Direction: la baie de Douarnenez [34], arrivée prévue le 2 juin 2026 [35].
Le parquet de Brest [36] a ouvert une enquête pénale pour « non-justification de nationalité d’un navire », « défaut de pavillon » et « refus d’obtempérer » [37]. La procédure est désormais cadrée par un précédent.
Ni piraterie, ni blocus: la troisième voie française
L’accusation russe de « piraterie » a un envers qu’on entend moins: la France ne pratique pas non plus un blocus naval. Or les deux notions sont les seules que le droit international maritime connaît pour qualifier une action coercitive systématique en mer. La piraterie suppose un acte privé commis sans autorité étatique - ce n’est manifestement pas le cas. Le blocus, lui, suppose un état de guerre déclaré: un État belligérant peut interdire l’accès aux ports ennemis et intercepter tout navire qui les approche, neutres compris. Mais la France n’est pas en guerre avec la Russie. Un blocus serait juridiquement intenable, et politiquement explosif.
Ce que Paris a inventé est une voie intermédiaire: l’interception ciblée, au cas par cas, fondée sur une irrégularité documentée - pavillon faussé, AIS éteint, refus d’obtempérer. Chaque arraisonnement repose sur une faute du navire intercepté, jamais sur sa nationalité ou sa cargaison. C’est précisément ce qui rend l’argumentaire russe vain: on ne reproche pas au Tagor de transporter du pétrole russe, on lui reproche de mentir sur son identité. La nuance est étroite, mais juridiquement décisive.
Le précédent Deyna: l’amende, pas la prison
Le 20 mars 2026 [38], la Marine arraisonnait le Deyna [39] au sud des Baléares [40]. Même profil: pétrolier sous sanctions UE, pavillon mozambicain [41], parti de Mourmansk [42]. Le 16 avril [43], le tribunal judiciaire de Marseille [44] condamnait la société propriétaire en CRPC [45] pour « défaut de pavillon » [46]. Le Deyna a quitté les eaux françaises après paiement d’une amende [47]. Le montant n’a pas été rendu public.
Précédent encore: le Grinch [48], arraisonné le 22 janvier [49], immobilisé près d’un mois au port de Marseille-Fos [50], libéré contre « plusieurs millions d’euros » [51] d’amende selon le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot [52]. « Contourner les sanctions européennes a un prix » [53], déclarait-il alors. Le premier de la série, le Boracay [54], arraisonné en septembre 2025 [55] au large de la Bretagne, a vu son commandant condamné à un an de prison ferme le 30 mars [56] par le tribunal correctionnel de Brest [57].
On se souvient, au-delà du contexte russo-ukrainien, du précédent du Grace 1, ce pétrolier iranien saisi en juillet 2019 à Gibraltar sur la base des sanctions européennes contre la Syrie, selon plusieurs sources. L’affaire avait déclenché une crise diplomatique majeure avec Téhéran et illustré, déjà, la tension entre droit maritime international et politique de sanctions. La doctrine française de 2025-2026 hérite de ce précédent et le systématise: ce que Londres avait tenté ponctuellement, Paris en fait une routine opérationnelle.
L’angle mort: le Tagor n’est pas seulement russe
Ce que les communiqués officiels ne disent pas frontalement: le Tagor appartient à un réseau iranien. Le navire est affilié à Fractal Marine DMCC [58], société émiratie sanctionnée, l’un des principaux opérateurs de la flotte fantôme exportant du pétrole russe. Mais l’empire maritime auquel il appartient était contrôlé par Mohammad Hossein Shamkhani [59], fils d’Ali Shamkhani [60], conseiller politique en chef du Guide suprême iranien. Selon Les Échos, Mohammad Hossein Shamkhani et son père auraient été tués en février 2026 [61], au premier jour de l’offensive israélo-américaine contre l’Iran.
Aucune source consultée ne précise qui contrôle effectivement cet empire maritime depuis la mort des deux Shamkhani. La chaîne de propriété réelle du Tagor au 31 mai 2026 est donc un trou noir documentaire: les listes de sanctions désignent des structures - Fractal Marine DMCC [58], The Zulu Ships Management [62] - mais pas les bénéficiaires ultimes post-février. Cette opacité est une donnée du problème, pas un détail.
Autrement dit: Paris ne frappe pas seulement la « flotte fantôme russe ». Elle frappe l’intersection Moscou-Téhéran, un nœud d’évasion des sanctions occidentales où le pétrole russe transite via des structures iraniennes domiciliées aux Émirats - désormais orphelines de leurs commanditaires identifiés.
Pourquoi maintenant?
Le timing n’est pas neutre. Le 8 avril 2026 [63], la France a décidé de doubler les peines applicables aux infractions de défaut de pavillon et de refus d’obtempérer [64]. L’article 16 du projet d’actualisation de la Loi de programmation militaire 2024-30 [65] inscrit ce durcissement dans le marbre. Le 26 mars [66], le Premier ministre britannique Keir Starmer [67] annonçait que les forces britanniques pourraient désormais arraisonner les navires de la flotte fantôme transitant dans les eaux du Royaume-Uni [68]. Londres et Paris coordonnent.
Le HMS Cutlass [69] avait surveillé le Deyna depuis le détroit de Gibraltar [70]. Pour le Tagor, c’est encore le Royaume-Uni qui a « participé au suivi du bâtiment » [71]. La doctrine s’affine: on ne sanctionne plus seulement sur le papier, on intercepte en mer.
Restent les chiffres, et leur arbitrage. Le Royaume-Uni estime la flotte fantôme russe à environ 544 pétroliers [72]; l’Union européenne, de son côté, a placé 598 navires sous sanctions [73] - les deux périmètres ne se recouvrent pas (l’un compte les bâtiments soupçonnés, l’autre ceux désignés par décision politique), mais l’ordre de grandeur est le même: environ un millier au total selon l’amiral Nicolas Vaujour [74], chef d’état-major de la Marine [75]. Quatre arraisonnés par la France en huit mois. La proportion parle d’elle-même.
« Piraterie »: le mot qui ne tient pas
Le Kremlin sait que la CNUDM autorise précisément ce que la Marine a fait. L’argumentaire russe ne vise pas le droit, il vise l’opinion. Peskov dénonce, menace, et annonce des « mesures ». Lesquelles? Nikolaï Patrouchev [76], conseiller très proche de Vladimir Poutine, évoquait déjà en mars la présence de gardes armés et l’installation de « systèmes de défense » à bord des navires transportant du pétrole ou du gaz russe [77]. Militariser la flotte fantôme. Le précédent du méthanier Arctic Metagaz, sabotage présumé du 3 mars [78] en Méditerranée, sert d’alibi à Moscou.
Reste un détail. Le Tagor était « quasiment vide » [79]. Pas de cargaison d’hydrocarbures à confisquer. L’enjeu n’est pas le pétrole de ce navire-là. L’enjeu est la dissuasion: signaler aux centaines d’autres pétroliers fantômes qu’un faux pavillon coûte désormais un déroutement, une enquête pénale et une amende salée. La société propriétaire, basée à Hong Kong selon les listes de sanctions [80], devra payer pour récupérer ses 250 mètres de tôle. L’argent ira à l’AGRASC [81], au titre de l’article L. 5233-2 du Code des transports [82].
L’angle que personne ne voit
Le récit officiel est binaire: Paris défend le droit international, Moscou finance sa guerre. Le réel est plus serré. Paris n’arraisonne que les navires qui font une erreur - refus d’obtempérer, pavillon faussé, AIS éteint. Sur un millier de bateaux contournant les sanctions, quatre ont été pris en huit mois. Cela laisse 996 navires qui continuent. Les arraisonnements sont spectaculaires, dissuasifs, juridiquement irréprochables - mais ils ne tarissent pas le flux. Ils en augmentent le coût marginal.
Le Deyna a payé et est reparti. Le Grinch a payé et est reparti. Le Tagor paiera probablement. C’est un péage, pas un blocus. Macron parle de « détermination constante et totale » [83]. Les chiffres parlent d’un harcèlement ciblé. Les deux récits ne se contredisent pas. Ils racontent simplement deux niveaux de réalité que personne, à Paris comme à Moscou, n’a intérêt à confondre publiquement.
Le Tagor arrive en baie de Douarnenez ce 2 juin 2026 [35]. Mis au mouillage, maintenu à la disposition du procureur [84]. La suite est connue: enquête, négociation, amende, départ. Rideau.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (84)
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31 mai 2026 - Date de l'intervention de la Marine nationale sur le pétrolier.
« Le 31 mai 2026, des moyens de la Marine nationale sont intervenus en haute mer »
premar-atlantique.gouv.fr ↗ ↩ -
Marine nationale - Acteur ayant mené l'intervention sur le pétrolier.
« des moyens de la Marine nationale sont intervenus en haute mer »
premar-atlantique.gouv.fr ↗ ↩ -
plus de 400 milles nautiques (740 km) - Distance à l'ouest de la pointe de la Bretagne où l'interception a eu lieu.
« l'interception du pétrolier russe s'est produite « à plus de 400 milles nautiques (740 km, ndlr) à l'ouest de la pointe de la Bretagne » »
rfi.fr ↗ ↩ -
plus de 400 nautiques - Distance à l'ouest de la pointe de la Bretagne où l'intervention a eu lieu.
« à plus de 400 nautiques à l’ouest de la pointe de la Bretagne »
premar-atlantique.gouv.fr ↗ ↩ -
Mourmansk en Russie - Provenance du pétrolier intercepté.
« un pétrolier en provenance de Mourmansk en Russie »
premar-atlantique.gouv.fr ↗ ↩ -
2 mai - Date d'appareillage du Tagor de Mourmansk
« le Tagor aurait appareillé de Mourmansk, le 2 mai dernier, sous le pavillon de Madagascar »
opex360.com ↗ ↩ -
Le pétrolier Tagor arborait un faux pavillon du Cameroun - Irrégularité du pavillon du navire lors de l'arraisonnement.
« Le navire arborait un faux pavillon du Cameroun »
rfi.fr ↗ ↩ -
Limbé, ville balnéaire à l'ouest du Cameroun - Destination déclarée du pétrolier Tagor.
« faisait route vers Limbé, ville balnéaire à l'ouest de ce pays africain »
rfi.fr ↗ ↩ -
sept jours - Durée depuis laquelle le Tagor n'a plus communiqué sa position via l'AIS
« Il n’a plus communiqué sa position via le Système d’identification automatique [AIS] depuis sept jours »
opex360.com ↗ ↩ -
de nationalité russe - Nationalité déclarée par le capitaine du pétrolier.
« Le capitaine s’est déclaré «de nationalité russe» »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
Le capitaine du pétrolier « Tagor », de nationalité russe, a refusé à de multiples reprises d'obtempérer aux consignes des militaires français - Refus d'obtempérer lors de l'arraisonnement
« Le capitaine, de nationalité russe, a « refusé à de multiples reprises d'obtempérer aux consignes » des militaires français »
lesechos.fr ↗ ↩ -
Royaume-Uni - Allié mentionné dans le cadre de la coopération internationale.
« menée en coopération avec nos alliés dont le Royaume-Uni »
premar-atlantique.gouv.fr ↗ ↩ -
article 110 de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer - Base légale de l'opération de contrôle du pavillon.
« Menée sur la base de l’article 110 de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer »
premar-atlantique.gouv.fr ↗ ↩ -
Tagor, pétrolier arraisonné par la marine française - Nom du pétrolier concerné par l'arraisonnement.
« Le Tagor, qui a changé plusieurs fois de pavillon »
rfi.fr ↗ ↩ -
2005 - Année de construction du navire TAGOR
« Build Date2005 »
opensanctions.org ↗ ↩ -
114809 - Port en lourd (deadweight tonnage) du navire TAGOR
« Deadweight Tonnage114809 »
opensanctions.org ↗ ↩ -
«quasiment vide» - État du pétrolier Tagor lors de son interception
« le Tagor était «quasiment vide» au moment de son interception »
opex360.com ↗ ↩ -
Guillaume Le Rasle, capitaine de frégate et porte-parole de la Marine nationale - Porte-parole cité par l'AFP
« le capitaine de frégate Guillaume Le Rasle, cité par l’AFP »
opex360.com ↗ ↩ -
23 - Nombre de membres d'équipage du pétrolier.
« Le navire, qui compte 23 membres d’équipage »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
Madagascar, pavillon sous lequel le Tagor a appareillé - Pavillon initial du pétrolier Tagor
« sous le pavillon de Madagascar »
opex360.com ↗ ↩ -
Isle of Man · Marshall Islands · Panama, anciens pavillons du navire TAGOR - Anciens pavillons du navire TAGOR
« Past FlagsIsle of Man · Marshall Islands · Panama »
opensanctions.org ↗ ↩ -
British Gannet · Piper · Priapus, anciens noms du navire TAGOR - Anciens noms du navire TAGOR
« Previous nameBritish Gannet · Piper · Priapus »
opensanctions.org ↗ ↩ -
Emmanuel Macron, président de la France - Auteur de l'annonce de l'arraisonnement du pétrolier Tagor.
« a annoncé le président Emmanuel Macron dans un tweet, lundi 1er juin »
rfi.fr ↗ ↩ -
1er juin 2026 - Date de l'annonce de l'arraisonnement par Emmanuel Macron.
« a annoncé le président Emmanuel Macron dans un tweet, lundi 1er juin »
rfi.fr ↗ ↩ -
Il est inacceptable que des bateaux contournent les sanctions internationales, violent le droit de la mer et financent la guerre que mène la Russie contre l’Ukraine depuis plus de 4 ans - Déclaration d'Emmanuel Macron sur l'arraisonnement.
« «Il est inacceptable que des bateaux contournent les sanctions internationales, violent le droit de la mer et financent la guerre que mène la Russie contre l’Ukraine depuis plus de 4 ans» »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
4 - Nombre d'interceptions similaires effectuées par la France.
« Il s’agit de la quatrième interception de ce type effectuée par la France »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin - Autorité russe ayant réagi à l'arraisonnement du « Tagor »
« S'exprimant à Moscou devant la presse, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov »
lesechos.fr ↗ ↩ -
La Russie dénonce une opération « illégale » et « à la limite de la piraterie internationale » - Réaction du Kremlin à l'arraisonnement du « Tagor »
« Le Kremlin a pour sa part dénoncé une opération « illégale » et « à la limite de la piraterie internationale » »
lesechos.fr ↗ ↩ -
la Russie prend des mesures pour garantir la sécurité de ses cargos - Déclaration de Dmitri Peskov sur les mesures russes.
« ajoutant que «la Russie prend des mesures pour garantir la sécurité de ses cargos». »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
La Russie prendra des mesures pour assurer la sécurité du transport maritime de marchandises en réaction à l'incident du « Tagor » - Annonce de représailles par la Russie
« la Russie prendrait des mesures pour assurer la sécurité du transport maritime de marchandises en réaction à cet incident »
lesechos.fr ↗ ↩ -
l'article 110 de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM ou UNCLOS) - Base juridique des arraisonnements
« les récentes interventions de la Marine nationale ont été faites au titre de l’article 110 de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer [CNUDM ou UNCLOS] »
opex360.com ↗ ↩ -
L'examen des documents a confirmé les doutes quant à l'irrégularité du pavillon arboré - Déclaration de la préfecture maritime sur les irrégularités du « Tagor »
« « L'examen des documents a confirmé les doutes quant à l'irrégularité du pavillon arboré », a précisé la préfecture maritime »
lesechos.fr ↗ ↩ -
Stéphane Kellenberger, procureur de Brest - Autorité ayant commenté le refus d'obtempérer du capitaine du « Tagor »
« précise le procureur de Brest Stéphane Kellenberger »
lesechos.fr ↗ ↩ -
baie de Douarnenez (Finistère) - Lieu de mouillage du pétrolier « Tagor » après son arraisonnement
« en baie de Douarnenez (Finistère) »
lesechos.fr ↗ ↩ -
2 juin 2026 - Date d'arrivée prévue du pétrolier « Tagor » en baie de Douarnenez
« « Le pétrolier Tagor arrivera ce mardi 2 juin en matinée en baie de Douarnenez (Finistère) » »
lesechos.fr ↗ ↩ -
le parquet de Brest, autorité judiciaire - Autorité ayant annoncé l'ouverture d'une enquête pénale
« Selon le parquet de Brest »
opex360.com ↗ ↩ -
Le parquet de Brest a annoncé l'ouverture d'une enquête pénale pour «non-justification de nationalité d’un navire», «défaut de pavillon» et «refus d’obtempérer» - Motifs de l'enquête pénale ouverte
« Il a annoncé l’ouverture d’une enquête pénale pour «non-justification de nationalité d’un navire», «défaut de pavillon» et «refus d’obtempérer» »
opex360.com ↗ ↩ -
20 mars 2026 - Date de l'arraisonnement du pétrolier Deyna
« La marine française a arraisonné vendredi en Méditerranée »
france24.com ↗ ↩ -
Deyna, un pétrolier de 250 mètres de long arborant le pavillon du Mozambique - Description du pétrolier intercepté par la Marine nationale.
« le Deyna, un pétrolier de 250 mètres de long arborant le pavillon du Mozambique »
opex360.com ↗ ↩ -
Le pétrolier Deyna a été localisé au sud des Baléares - Localisation du pétrolier Deyna lors de son arraisonnement
« a été localisé au sud des Baléares »
france24.com ↗ ↩ -
Deyna, pétrolier arborant un pavillon mozambicain - Nom et pavillon du pétrolier arraisonné
« l'arraisonnement du Deyna, arborant un pavillon mozambicain »
france24.com ↗ ↩ -
Le pétrolier Deyna était en provenance de Mourmansk en Russie - Origine du pétrolier Deyna
« en provenance de Mourmansk en Russie »
france24.com ↗ ↩ -
16 avril - Date de l'annonce du départ du pétrolier Deyna après paiement d'une amende.
« a annoncé le parquet de Marseille ce jeudi 16 avril »
liberation.fr ↗ ↩ -
tribunal judiciaire de Marseille, juridiction française - Institution ayant condamné la société propriétaire du Deyna.
« condamnée par le tribunal judiciaire de Marseille »
liberation.fr ↗ ↩ -
La société propriétaire du pétrolier Deyna a été condamnée par le tribunal judiciaire de Marseille - Condamnation dans le cadre d'une procédure de comparution sur reconnaissance de culpabilité (CRPC).
« La société propriétaire du navire a été condamnée par le tribunal judiciaire de Marseille mercredi, dans le cadre d’une procédure de comparution sur reconnaissance de culpabilité (CRPC) »
liberation.fr ↗ ↩ -
pour avoir omis de justifier de la nationalité du navire (défaut de pavillon) - Motif de la condamnation de la société propriétaire du Deyna.
« «pour avoir omis de justifier de la nationalité du navire (défaut de pavillon)» »
liberation.fr ↗ ↩ -
Le pétrolier Deyna a quitté les eaux françaises après paiement d'une amende - Suite judiciaire après l'arraisonnement du navire.
« le Deyna, [.] a quitté les eaux françaises après paiement d’une amende »
liberation.fr ↗ ↩ -
Grinch, pétrolier sous pavillon des Comores - Nom et pavillon d'un pétrolier précédemment arraisonné
« Le Grinch, sous pavillon des Comores »
france24.com ↗ ↩ -
22 janvier - Date de l'arraisonnement du pétrolier Grinch
« avait été arraisonné de manière spectaculaire [.] le 22 janvier »
france24.com ↗ ↩ -
Le pétrolier Grinch avait été immobilisé près d'un mois près du terminal pétrolier du port de Marseille-Fos - Durée et lieu d'immobilisation du pétrolier Grinch
« Le pétrolier Grinch avait été immobilisé près d'un mois près du terminal pétrolier du port de Marseille-Fos »
france24.com ↗ ↩ -
plusieurs millions d’euros - Montant de l'amende payée par le pétrolier Grinch.
« d’une amende de «plusieurs millions d’euros» selon le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot »
liberation.fr ↗ ↩ -
Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères français - Auteur de la déclaration sur le montant de l'amende du Grinch.
« selon le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot »
liberation.fr ↗ ↩ -
Contourner les sanctions européennes a un prix - Déclaration de Jean-Noël Barrot sur l'amende du pétrolier Grinch
« "Contourner les sanctions européennes a un prix", avait-il alors souligné »
france24.com ↗ ↩ -
Boracay, pétrolier de la flotte fantôme russe - Nom d'un pétrolier précédemment arraisonné
« un premier pétrolier de la flotte fantôme russe, le Boracay »
france24.com ↗ ↩ -
septembre 2025 - Date de l'arraisonnement du Boracay.
« arraisonné en septembre 2025 au large de la Bretagne »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
30 mars - Date de la condamnation du commandant du pétrolier Boracay.
« Son commandant a été condamné le 30 mars à un an de prison ferme »
liberation.fr ↗ ↩ -
tribunal correctionnel de Brest, juridiction française - Institution ayant condamné le commandant du Boracay.
« le tribunal correctionnel de Brest lui reprochant »
liberation.fr ↗ ↩ -
Fractal Marine DMCC (Émirats arabes unis), société sanctionnée opérant une flotte dite 'shadow fleet' - Société affiliée au navire TAGOR et impliquée dans l'export de pétrole russe
« The vessel is affiliated with the sanctioned company Fractal Marine DMCC (UAE), one of the leading operators of the so-called shadow fleet involved in the export of russian crude oil / petroleum products in 2022-2023. »
opensanctions.org ↗ ↩ -
Mohammad Hossein Shamkhani, fils de Ali Shamkhani, conseiller politique en chef du Guide suprême de l'Iran, contrôlant un vaste empire maritime - Propriétaire indirect du navire TAGOR via un réseau maritime
« The tanker, IMO 9282481, is part of a vast shipping empire controlled by Mohammad Hossein Shamkhani, the son of Ali Shamkhani, the chief political advisor to the Supreme Leader of Iran. »
opensanctions.org ↗ ↩ -
Ali Shamkhani, conseiller politique en chef du Guide suprême de l'Iran - Père de Mohammad Hossein Shamkhani, mentionné dans le réseau maritime
« Mohammad Hossein Shamkhani, the son of Ali Shamkhani, the chief political advisor to the Supreme Leader of Iran. »
opensanctions.org ↗ ↩ -
février 2026 - Mois de la mort d'Ali Shamkhani et Mohammad Hossein Shamkhani
« Ces derniers ont tous deux été tués en février, au premier jour de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran »
lesechos.fr ↗ ↩ -
The Zulu Ships Management & Operation - Sole Proprietorship LLC, société gérant le navire TAGOR - Société gestionnaire du navire TAGOR
« The tanker is managed by The Zulu Ships Management & Operation - Sole Proprietorship LLC, which also operates other tankers affiliated with Fractal Marine DMCC. »
opensanctions.org ↗ ↩ -
8 avril - Date de la décision de doubler les peines pour certaines infractions.
« Le 8 avril, la France a décidé de doubler les peines applicables aux infractions de défaut de pavillon et de refus d’obtempérer »
liberation.fr ↗ ↩ -
La France a décidé de doubler les peines applicables aux infractions de défaut de pavillon et de refus d’obtempérer - Mesure pour renforcer la lutte contre la flotte fantôme russe.
« la France a décidé de doubler les peines applicables aux infractions de défaut de pavillon et de refus d’obtempérer »
liberation.fr ↗ ↩ -
l'article 16 de la Loi de programmation militaire (LPM) 2024-30 - Article prévoyant un durcissement des peines
« le projet d’actualisation de la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30 envisage de durcir les peines pour défaut de pavillon et refus d’obtempérer [article 16] »
opex360.com ↗ ↩ -
26 mars - Date de l'annonce par Keir Starmer de la mesure d'arraisonnement.
« a en effet annoncé le cabinet de M. Starmer, ce 26 mars »
opex360.com ↗ ↩ -
Keir Starmer, Premier ministre britannique - Personne ayant annoncé la mesure d'arraisonnement des navires de la flotte fantôme.
« C’est ce qu’a annoncé Keir Starmer, le Premier ministre britannique »
opex360.com ↗ ↩ -
Les forces britanniques pourront arraisonner les navires de la flotte fantôme transitant dans les eaux du Royaume-Uni - Mesure annoncée par le cabinet de Keir Starmer.
« Les forces britanniques «pourront arraisonner les navires de la flotte fantôme transitant dans les eaux» du Royaume-Uni »
opex360.com ↗ ↩ -
HMS Cutlass, patrouilleur britannique - Navire ayant surveillé le pétrolier Deyna.
« le Deyna avait précédemment été surveillé par le patrouilleur britannique HMS Cutlass »
opex360.com ↗ ↩ -
Le pétrolier Deyna a été surveillé par le HMS Cutlass depuis son passage dans le détroit de Gibraltar - Surveillance du pétrolier Deyna par un patrouilleur britannique.
« le Deyna avait précédemment été surveillé par le patrouilleur britannique HMS Cutlass depuis son passage dans le détroit de Gibraltar »
opex360.com ↗ ↩ -
Royaume-Uni, allié participant au suivi du pétrolier Deyna - Coopération internationale lors de l'arraisonnement
« en coopération avec des alliés, dont le Royaume-Uni "qui a participé au suivi du bâtiment" »
france24.com ↗ ↩ -
544 - Nombre estimé de pétroliers dans la flotte fantôme russe.
« Le Royaume-Uni estime que la «flotte fantôme» russe compte 544 pétroliers »
opex360.com ↗ ↩ -
598 - Nombre de navires de la flotte fantôme faisant l'objet de sanctions de l'Union européenne
« Quelque 598 navires soupçonnés de faire partie de cette flotte fantôme font l'objet de sanctions de l'Union européenne »
france24.com ↗ ↩ -
Nicolas Vaujour, chef d'état-major de la Marine française - Déclaration sur la flotte fantôme russe
« Selon l'amiral Nicolas Vaujour, chef d'état-major de la Marine française »
france24.com ↗ ↩ -
un millier - Nombre estimé de bateaux contournant les sanctions européennes sur le pétrole russe
« il y a environ "un millier" de bateaux qui "essayent de contourner l'ensemble des sanctions européennes sur l'export de pétrole russe" »
france24.com ↗ ↩ -
Nikolaï Patrouchev, conseiller très proche du président Poutine - Personne ayant évoqué des mesures de protection pour la flotte fantôme russe.
« Conseiller très proche du président Poutine, Nikolaï Patrouchev a ainsi évoqué »
opex360.com ↗ ↩ -
Nikolaï Patrouchev a évoqué la présence de gardes armés et l’installation de systèmes de défense à bord des navires transportant du pétrole ou du gaz russe - Mesures envisagées par la Russie pour protéger sa flotte fantôme.
« Nikolaï Patrouchev a ainsi évoqué, la semaine dernière, la présence de gardes armés et l’installation de «systèmes de défense» à bord des navires transportant du pétrole ou du gaz russe »
opex360.com ↗ ↩ -
3 mars - Date du sabotage présumé du méthanier Arctic Metagaz.
« le sabotage présumé du méthanier Arctic Metagaz, le 3 mars dernier »
opex360.com ↗ ↩ -
Le pétrolier Tagor était quasiment vide lors de son arraisonnement - État du pétrolier Tagor lors de l'arraisonnement.
« Le Tagor, qui a changé plusieurs fois de pavillon, était « quasiment vide » lors de son arraisonnement »
rfi.fr ↗ ↩ -
Hong Kong, région administrative spéciale de Chine - Lieu supposé de la société propriétaire du pétrolier Deyna.
« serait basée à Hong Kong selon les listes de navires concernés par les sanctions dans le cadre du conflit en Ukraine »
liberation.fr ↗ ↩ -
l'Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (AGRASC) - Organisme bénéficiaire des amendes
« une condamnation de la société propriétaire du Tagor à une forte amende, versée sur le compte de l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués [AGRASC] »
opex360.com ↗ ↩ -
l'article L. 5233-2 du Code des transports - Article sous lequel une amende pourrait être infligée
« au titre de l’article L. 5233-2 du Code des transports »
opex360.com ↗ ↩ -
la détermination de la France à lutter contre la flotte fantôme russe était constante et totale - Déclaration d'Emmanuel Macron sur la position de la France.
« assurant que la « détermination » de la France à lutter contre la flotte fantôme russe était « constante et totale » »
rfi.fr ↗ ↩ -
Le pétrolier « Tagor » sera mis au mouillage et maintenu à la disposition du procureur de la République dans le cadre de l'enquête de flagrance - Suite judiciaire après l'arraisonnement du « Tagor »
« Il sera mis au mouillage et maintenu à la disposition du procureur de la République dans le cadre de l'enquête de flagrance des chefs de défaut de pavillon et de refus d'obtempérer »
lesechos.fr ↗ ↩
Sources
- Contrôle de pavillon sur un pétrolier au large de Brest
- Flotte fantôme russe: la France arraisonne le pétrolier «Tagor» en haute mer dans l'Atlantique
- La Marine nationale a arraisonné un quatrième pétrolier lié à la «flotte fantôme» russe
- TAGOR
- Flotte fantôme : la France et la Russie à couteaux tirés
- Le Royaume-Uni s’autorise à arraisonner les navires de la «flotte fantôme» russe dans ses eaux territoriales
- Un nouveau pétrolier de la flotte fantôme russe arraisonné par la marine française en Méditerranée
- Flotte fantôme russe : le pétrolier «Deyna» autorisé à quitter les eaux françaises, après le paiement d’une amende
- Emmanuel Macron annonce l’arraisonnement d’un pétrolier de la flotte fantôme russe dans l’océan Atlantique, Moscou dénonce un acte «illégal»