Tarbes : un inspecteur du permis de conduire suspendu pour voyeurisme sur des collègues femmes

L'agent, qui exerçait à Bagnères-de-Bigorre, est soupçonné d'avoir pris des centaines de photos intimes à l'insu de monitrices et directrices d'auto-écoles.

Tarbes : un inspecteur du permis de conduire suspendu pour voyeurisme sur des collègues femmes
Illustration Claire Castagné / info.fr

Un inspecteur du permis de conduire des Hautes-Pyrénées est suspendu à titre conservatoire depuis décembre 2025. Trois collègues femmes ont porté plainte pour voyeurisme. L'enquête préliminaire est ouverte à Tarbes.

L’essentiel

  • Fait 1 : Un inspecteur du permis de conduire suspendu depuis décembre 2025 par la préfecture des Hautes-Pyrénées.
  • Fait 2 : Des centaines de photos à caractère sexuel prises à l’insu de collègues femmes (monitrices et directrices d’auto-écoles).
  • Fait 3 : Au moins trois plaintes pour voyeurisme déposées en décembre 2025 auprès des gendarmes de Bagnères-de-Bigorre.
  • Fait 4 : L’épouse de l’inspecteur a découvert les faits à l’automne 2025, conduisant à une perquisition et une garde à vue.
  • Fait 5 : L’inspecteur risque une radiation par le ministère de l’Intérieur.

Ce qui s’est passé

Un inspecteur du permis de conduire en poste dans le secteur de Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées) est suspendu à titre conservatoire depuis mi-décembre 2025. La préfecture a renouvelé cette suspension pour quatre mois supplémentaires en avril 2026, selon les informations de Franceinfo et ICI Béarn Bigorre.

Les faits remontent à l’automne 2025. L’épouse du suspect, alors qu’elle rangeait le domicile, découvre des centaines de photographies sur des appareils numériques. Certains clichés montrent des collègues femmes - monitrices et directrices d’auto-écoles - à leur insu, avec des parties intimes visibles. L’homme aurait également récupéré des images sur les profils Facebook de ces femmes et photographié des documents d’identité de candidates au permis.

L’épouse a signalé sa découverte à la gendarmerie de Bagnères-de-Bigorre. Une perquisition a eu lieu en octobre 2025, avec saisie des appareils et mise en garde à vue. L’inspecteur a été libéré ensuite, mais l’enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Tarbes.

Les plaintes et l’enquête

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Au moins trois femmes ont porté plainte pour voyeurisme auprès des gendarmes, au début du mois de décembre 2025. Selon ICI Béarn Bigorre, l’une d’elles a confronté l’inspecteur avant sa suspension. Il aurait reconnu les faits en expliquant « être malade, devoir se faire soigner ».

L’affaire, restée confidentielle pendant plusieurs mois, a été révélée en détail le 15 juin 2026 par le média local ICI Béarn Bigorre, puis reprise par Franceinfo et La Semaine des Pyrénées. Le parquet de Tarbes mène l’enquête préliminaire, sans qu’aucune mise en examen n’ait encore été communiquée.

Contexte dans les Hautes-Pyrénées

Les Hautes-Pyrénées comptent environ 230 000 habitants, avec Tarbes comme préfecture (42 000 habitants). Le département, rural et montagnard, compte une trentaine d’inspecteurs du permis de conduire répartis sur plusieurs centres d’examen. L’affaire touche le secteur de Bagnères-de-Bigorre, ville de 7 000 habitants située au pied des Pyrénées. Le milieu des auto-écoles locales, en contact régulier avec l’administration, suit de près cette procédure.

Cet événement s’ajoute à d’autres faits divers récents dans la région. En avril 2026, une affaire de tentative d’homicide impliquant un adolescent avait secoué Carcassonne, dans le département voisin de l’Aude.

Les suites judiciaires et disciplinaires

Sur le plan pénal, l’enquête préliminaire se poursuit. Les chefs de voyeurisme, passibles de deux ans d’emprisonnement et 60 000 euros d’amende, pourraient être requalifiés si des faits de harcèlement sexuel ou d’atteinte à la vie privée sont retenus.

Côté administratif, l’inspecteur - fonctionnaire d’État relevant du ministère de l’Intérieur - risque une radiation. Un conseil de discipline pourrait être saisi à l’issue de la procédure pénale. La suspension conservatoire, renouvelée en avril 2026, reste en vigueur jusqu’à nouvel ordre.

Les plaignantes, assistées d’avocats, attendent les résultats d’exploitation des supports numériques saisis lors de la perquisition. Aucune date d’audience n’a été fixée à ce stade.

Claire
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Sources

Claire Castagné

Claire Castagné

Claire est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Hautes-Pyrénées (65), avec Tarbes pour chef-lieu. Spécialité du département : Lourdes (3e ville hoteliere française) et Pic du Midi UNESCO. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Occitanie.

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