Tarbes : Sylvie Ferrer organise une réunion publique sur les fonds prédateurs le 9 juillet

La députée LFI des Hautes-Pyrénées mobilise avec Aurélie Trouvé et Aurélien Saintoul pour défendre les Forges de Tarbes, menacées par les fonds spéculatifs.

Tarbes : Sylvie Ferrer organise une réunion publique sur les fonds prédateurs le 9 juillet
Illustration Claire Castagné / info.fr

Sylvie Ferrer (LFI) organise une réunion publique le 9 juillet 2026 à Tarbes sur les fonds prédateurs, en présence des députés Aurélie Trouvé et Aurélien Saintoul. L'événement vise à alerter sur le sort des Forges de Tarbes, dernière usine française de production d'obus, dont le propriétaire Europlasma est en grandes difficultés.

L’essentiel

  • Réunion publique : jeudi 9 juillet 2026 à 18h30, Bourse du travail, place des Droits de l’Homme à Tarbes, avec Sylvie Ferrer, Aurélie Trouvé et Aurélien Saintoul.
  • Site menacé : les Forges de Tarbes, dernière usine française de production d’obus, sont détenues par Europlasma, qui a perdu plus de 35 millions d’euros en 2025 et envisage de céder le site.
  • Rapport parlementaire : la commission d’enquête sur la prédation des capacités productives a publié ses conclusions le 15 juin 2026, ciblant les fonds spéculatifs.
  • Mobilisation : une délégation de députés LFI se rendra aux Forges de Tarbes le même jour pour une visite et un échange avec les salariés.

Une réunion publique contre les « fonds prédateurs »

La députée LFI des Hautes-Pyrénées Sylvie Ferrer a annoncé sur ses réseaux sociaux l’organisation d’une réunion publique à Tarbes le jeudi 9 juillet 2026. Intitulée « Fonds prédateurs : ils pillent nos entreprises françaises ! », elle se tiendra à 18h30 à la Bourse du travail, place des Droits de l’Homme. Seront présents Aurélie Trouvé, députée LFI et membre de la commission d’enquête parlementaire, ainsi qu’Aurélien Saintoul, député des Hauts-de-Seine et rapporteur de cette même commission.

La réunion vise à sensibiliser le public et les acteurs économiques locaux sur les pratiques des fonds d’investissement spéculatifs, qui selon les élus LFI « pillent les capacités productives du pays ». Alors que d’autres rendez-vous culturels animent l’été, comme le festival Pueblo Latino à Volx le 4 juillet ou le concert du Chœur de Sartène à Gérardmer le 9 juillet, la réunion de Tarbes s’inscrit dans un contexte de mobilisation économique.

Les Forges de Tarbes, un site stratégique menacé

L’usine des Forges de Tarbes est la dernière en France à produire des corps d’obus, une activité stratégique pour la défense nationale. Elle emploie plusieurs centaines de salariés et avait augmenté sa production de 50 % en 2024, selon la Vie Économique. Mais depuis son rachat par le groupe Europlasma, l’avenir du site s’assombrit.

Europlasma, également propriétaire de la Fonderie de Bretagne, a enregistré une perte nette de plus de 35 millions d’euros en 2025, d’après BFM TV et Fortuneo. Le groupe est en proie à des difficultés financières majeures : une filiale a été placée en liquidation, une autre en redressement judiciaire en juin 2026, rapporte Le Journal des Entreprises. Selon Le Figaro, Europlasma envisage de céder ses activités militaires, dont les Forges de Tarbes et la Fonderie de Bretagne, pour tenter de se redresser.

Les syndicats de l’usine avaient déjà interpellé l’État en avril 2026, s’interrogeant sur la confiance accordée aux dirigeants financiers plutôt qu’aux salariés (NR Pyrénées).

Le rapport parlementaire sur la prédation des capacités productives

La commission d’enquête parlementaire sur la prédation des capacités productives françaises par les fonds spéculatifs a rendu son rapport le 9 juin 2026. Présenté par Aurélien Saintoul, il documente un schéma répétitif : des fonds rachètent des entreprises industrielles, promettent investissements et production, mais dégradent les sites, accumulent les pertes, puis les revendent ou les liquident. Le rapport pointe directement Europlasma et son actionnariat, qui selon les députés applique ce modèle aux Forges de Tarbes et à d’autres sites.

Aurélie Trouvé, également membre de la commission, a dénoncé « la mise à mort de l’économie par la nouvelle finance » (Opinion Mondiale). Les élus LFI réclament une nationalisation temporaire des sites menacés, comme ils l’ont déjà fait pour les Fonderies de Bretagne.

Contexte dans les Hautes-Pyrénées

Le département des Hautes-Pyrénées (65) compte environ 232 000 habitants. Tarbes, sa préfecture, est un pôle industriel historique avec l’aéronautique (Turbomeca, Daher) et la métallurgie. Les Forges de Tarbes représentent l’un des derniers bastions de la fonderie lourde, avec un savoir-faire unique dans la fabrication d’obus. La perte de ce site fragiliserait tout un bassin d’emploi, déjà marqué par les restructurations dans l’aéronautique.

Selon France 3 Régions (avril 2026), l’usine est « en passe d’être cédée » par Europlasma, mais aucun repreneur crédible ne s’est officiellement manifesté. Le département suit de près le dossier, la mairie de Tarbes et le conseil départemental ayant exprimé leurs inquiétudes.

Mobilisation syndicale et politique

Les syndicats des Forges de Tarbes, soutenus par la CGT, multiplient les actions pour alerter l’opinion. En avril 2026, ils ont interpellé le préfet et écrit au ministère de l’Économie, dénonçant l’absence de garanties pour l’emploi. La réunion publique du 9 juillet s’inscrit dans cette dynamique : les députés LFI veulent amplifier la pression sur le gouvernement et le propriétaire.

La délégation se rendra d’abord sur le site des Forges en début d’après-midi pour rencontrer les salariés, avant la réunion publique en soirée. Un appel est lancé aux habitants et aux élus locaux pour participer massivement.

Prochaine étape : la réunion publique du 9 juillet à 18h30, qui devrait déboucher sur des propositions concrètes pour la sauvegarde de l’usine. Les députés promettent de saisir le ministre de l’Industrie si aucune solution n’est trouvée rapidement.

Claire
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Sources

Claire Castagné

Claire Castagné

Claire est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Hautes-Pyrénées (65), avec Tarbes pour chef-lieu. Spécialité du département : Lourdes (3e ville hoteliere française) et Pic du Midi UNESCO. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Occitanie.

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