Tchap piraté : 643 000 messages d’agents publics aspirés via un compte de l’Éducation nationale
Le parquet de Paris ouvre une enquête après la compromission de la messagerie chiffrée de l'État, présentée comme alternative souveraine à WhatsApp.
Un seul compte usurpé a suffi pour aspirer trois ans d'échanges sur Tchap. Le parquet de Paris a saisi l'Ofac, la Dinum a porté plainte.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Le maillon faible reste humain
Un seul compte usurpé sur le serveur de l'Éducation nationale a suffi pour aspirer 643 459 messages couvrant trois ans d'échanges interministériels.
La souveraineté à l'épreuve
Tchap, présentée comme alternative française à WhatsApp et Telegram, a été généralisée en septembre 2025 sur ordre du Premier ministre François Bayrou.
Cadre judiciaire activé
Le parquet de Paris a saisi l'Ofac sur le fondement des articles 323-1 à 323-4-1 du Code pénal, jusqu'à 7 ans et 300 000 € lorsque le STAD est mis en œuvre par l'État.
Documents classifiés exposés
L'attaquant revendique 90 mentions de documents estampillés « Diffusion restreinte » dans les salons publics aspirés, en violation des règles IGI 1300.
Série noire pour l'État numérique
Après les fuites HubEE et France Titres (ANTS) en 2026, Tchap devient la troisième plateforme étatique compromise en moins d'un an.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Le parquet de Paris a ouvert une enquête mardi après la plainte de la Dinum.
- 73 467 agents concernés et 643 459 messages potentiellement exfiltrés selon les revendications.
- L'attaquant a usurpé un compte de l'Éducation nationale par ingénierie sociale.
- Les conversations privées chiffrées de bout en bout ne sont pas accessibles, mais 90 mentions « Diffusion restreinte » figuraient dans des salons publics.
- Qualifications retenues articles 323-1 à 323-4-1 et 226-17 du Code pénal, jusqu'à 7 ans d'emprisonnement.
Le parquet de Paris a ouvert une enquête sur la cyberattaque visant Tchap [1], la messagerie instantanée chiffrée utilisée par les agents publics [2]. L’annonce est intervenue mardi [3], après la saisine de l’Office anti-cybercriminalité (Ofac) [4] lundi [5] et le dépôt de plainte de la Direction interministérielle du numérique (Dinum) [6] le même jour [5].
L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) [7] a détecté l’intrusion le dimanche 7 juin [8]. La Dinum a confirmé le lendemain l’usurpation d’un compte utilisateur [9]. Le compte malveillant a été identifié et immédiatement bloqué [10] pour supprimer l’accès persistant de l’attaquant.
Un compte de l’Éducation nationale, porte d’entrée du système
L’attaquant, qui se présente sous le pseudonyme « Misere » sur les forums du dark web [13], affirme avoir usurpé un compte valide sur un serveur de l’Éducation nationale [14]. Le shard ciblé: matrix.agent.education.tchap.gouv.fr [15], obtenu par une opération d’ingénierie sociale ciblée [16]. « Everything below is what that one account could reach, other shards will have more » [17], écrit-il dans sa revendication.
Le pirate revendique 13,51 Go de données [18], 643 459 messages [11], 59 386 fichiers multimédias [19] et données concernant 73 467 agents [20] répartis dans 976 salons de discussions [21]. La période couverte: juin 2023 à juin 2026 [22]. Plus inquiétant, l’attaquant affirme avoir détecté 90 mentions de la classification « Diffusion restreinte » [12] dans les espaces accessibles.
Ministères régaliens dans le viseur
Selon le site spécialisé FrenchBreaches [23], qui a relayé la revendication, le pirate aurait pillé les espaces collaboratifs des ministères de l’Intérieur [24], des Armées [25], de la Justice [26], des Affaires étrangères [27] et de l’Économie [28]. FrenchBreaches a notamment identifié un canal nommé #Apéro [29], qui regroupait des centaines d’agents de plusieurs ministères autour d’échanges informels [29].
Documents classifiés: le volet « Diffusion restreinte »
Le chiffre des 90 mentions « Diffusion restreinte » [12] revendiquées par l’attaquant soulève un volet à part. La mention DR ne relève pas du secret de la défense nationale au sens strict - elle est régie par l’Instruction générale interministérielle n° 1300 et son équivalent civil, qui encadrent la circulation des informations sensibles non classifiées. Concrètement, un document estampillé DR ne doit transiter que par des canaux homologués et n’être accessible qu’aux agents ayant un besoin d’en connaître.
Or la Dinum a elle-même rappelé qu’« aucune information personnelle, sensible ou couverte par le secret professionnel ne doit » être échangée dans les salons publics [30]. Si ces 90 occurrences correspondent à de véritables documents DR - et non à de simples mots-clés -, leur présence dans des espaces publics matérialise une violation des règles de manipulation prévues par l’IGI 1300. La qualification retenue par le parquet de « détention et transmission frauduleuses de données contenues dans un système de traitement automatisé de données à caractère personnel mis en œuvre par l’État » [31] couvre déjà ce volet, sans qu’un renvoi devant la juridiction spécialisée en matière de défense ait été annoncé à ce stade.
La défense de la Dinum face à la réalité des salons
La Dinum [32] s’est voulue rassurante sur le cloisonnement des données: « même dans le cas d’une usurpation de compte, l’historique des conversations privées et chiffrées n’est pas accessible » [33]. Les échanges susceptibles d’avoir été consultés « se limitent donc au contenu des conversations publiques » [33]. L’incident ne résulte d’ailleurs pas d’une vulnérabilité logicielle au sein du protocole Matrix [34] qui propulse Tchap.
Cette ligne de défense, techniquement exacte, se heurte pourtant à trois données issues du dossier lui-même. D’abord, 643 459 messages [11] répartis dans 976 salons [21] couvrant trois ans [22] dessinent moins une mosaïque de discussions anodines qu’un corpus de travail courant. Ensuite, les 90 mentions « Diffusion restreinte » [12] détectées dans ces mêmes espaces dits « publics » contredisent l’idée que seuls des échanges anodins y transitaient. Enfin, la Dinum a dû rappeler aux utilisateurs qu’« aucune information personnelle, sensible ou couverte par le secret professionnel ne doit y être échangée » [30]: un rappel qui sonne comme un constat - la règle existait, l’usage l’ignorait. La distinction technique entre salons publics et conversations privées chiffrées de bout en bout protège donc l’architecture, pas nécessairement le contenu réel des échanges.
Le cadre juridique de l’enquête
Le parquet de Paris [35] fonde ses poursuites sur des soupçons d’« atteintes à un système automatisé de données, de détention et de transmission frauduleuses de données contenues dans un système de traitement automatisé de données à caractère personnel mis en œuvre par l’État » [31]. Ces faits sont réprimés par les articles 323-1 et suivants du Code pénal: l’accès et le maintien frauduleux dans un système de traitement automatisé de données (STAD) sont punis de trois ans d’emprisonnement et de 100 000 euros d’amende; l’extraction, la détention et la transmission frauduleuses de données (article 323-3) sont portées à cinq ans et 150 000 euros. Surtout, l’article 323-4-1 prévoit une circonstance aggravante lorsque l’infraction vise un STAD mis en œuvre par l’État, faisant grimper la peine encourue à sept ans d’emprisonnement et 300 000 euros d’amende - la qualification qui semble retenue ici. À ces incriminations peut s’ajouter l’article 226-17 du Code pénal, qui punit de cinq ans d’emprisonnement et 300 000 euros d’amende l’absence de mesures suffisantes pour protéger des données personnelles, ce qui explique la notification adressée à la CNIL [36] par la Dinum [37].
La Dinum dénonce de son côté « l’exportation de conversations, revendues sur le darknet » [38], visant plus directement le pan revente/diffusion des données extraites.
Le facteur humain, angle mort structurel
Tchap avait été présenté comme une alternative plus sûre aux applications grand public telles que WhatsApp ou Telegram [39]. Le gouvernement avait évoqué les potentielles failles de sécurité existantes sur ces applications [40] pour justifier la généralisation de l’outil en septembre 2025 [41]. Le Premier ministre François Bayrou [42] avait alors mandaté Tchap pour l’ensemble des agents publics [43], au nom de la souveraineté numérique [44].
Mais la souveraineté technique ne protège pas du facteur humain, et l’affaire en fournit une démonstration en quatre temps. Premier temps, la méthode: l’ingénierie sociale [16] - typiquement un courriel piégé, un appel de pseudo-support ou la réutilisation d’identifiants compromis ailleurs - a permis de prendre le contrôle d’un compte parfaitement légitime, sans qu’aucune vulnérabilité logicielle de l’architecture validée par l’Anssi [45] n’ait été exploitée. Deuxième temps, l’absence de garde-fou: l’authentification multifacteur, qui aurait pu rendre cette usurpation beaucoup plus difficile, n’était pas généralisée avant l’incident - son déploiement n’est accéléré que depuis [46]. Troisième temps, l’usage: la règle interdisant les échanges sensibles dans les salons publics existait mais n’était pas suivie, comme l’a rappelé la Dinum aux utilisateurs [30]. Quatrième temps, la mémoire courte: dès son lancement en 2019 [47], un spécialiste en cybersécurité avait pu accéder à Tchap sans utiliser une adresse mail @gouv.fr [48], via un problème de filtrage depuis corrigé [49]. Sept ans plus tard, c’est de nouveau le maillon humain qui cède - non pas le code.
Une série noire pour l’État numérique
Cette nouvelle fuite s’ajoute à une liste déjà longue d’attaques contre les systèmes informatiques français en 2026 [50]. France Titres (ANTS) [51] a subi en avril une fuite affectant potentiellement 11,7 millions de comptes [52]. Quelques mois plus tôt, 160 000 documents [53] avaient été extraits de HubEE [54], plateforme de démarches administratives.
Ce type d’attaque par usurpation de compte valide visant une messagerie ou un environnement collaboratif souverain n’est pas un cas français isolé. On se souvient de la compromission, révélée en 2023, des messageries Microsoft Exchange Online d’agences fédérales américaines - dont le département d’État - par le groupe Storm-0558 lié à Pékin, opération qui reposait elle aussi sur l’exploitation d’identifiants permettant de se faire passer pour des comptes légitimes plutôt que sur une faille logicielle massive. La logique est la même: contre une architecture chiffrée, l’attaquant cherche la clé, pas la serrure.
L’analyse des journaux du serveur est en cours [55] pour déterminer comment l’attaquant a pu extraire autant de données sans déclencher d’alerte plus tôt. La question reste entière: comment 643 459 messages ont-ils pu transiter sans qu’aucun seuil de détection ne se déclenche pendant trois ans d’accès cumulés, exposant les communications de 73 467 agents [20]?
Ce que les sources ne disent pas
Aucune source consultée ne précise comment le compte de l’Éducation nationale a été initialement compromis: hameçonnage ciblé, identifiants réutilisés, fuite antérieure? La Dinum n’a pas non plus détaillé pourquoi l’authentification multifacteur n’était pas généralisée avant l’incident. Enfin, l’identité de « Misere » et la destination commerciale réelle des données revendues sur le darknet [56] restent inconnues à ce stade.
► Lire aussi: La fuite ANTS d'avril 2026: 11,7 millions de comptes exposés
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (56)
« Le parquet de Paris a ouvert une enquête sur la cyberattaque visant Tchap »
journaldunet.com ↗ ↩
« Tchap, messagerie instantanée chiffrée utilisée par les agents publics »
journaldunet.com ↗ ↩
« L'annonce de l'ouverture de l'enquête par le parquet est intervenue mardi »
journaldunet.com ↗ ↩
« L'Office anti-cybercriminalité (Ofac) a été saisi lundi »
journaldunet.com ↗ ↩
« L'Ofac a été saisi lundi [.] La Dinum a déposé plainte le même jour »
journaldunet.com ↗ ↩
« La Direction interministérielle du numérique (Dinum) a déposé une plainte »
lefigaro.fr ↗ ↩
« l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi) a détecté dimanche une compromission du service Tchap »
journaldunet.com ↗ ↩
« L’ANSSI a repéré l’intrusion le dimanche 7 juin. »
siecledigital.fr ↗ ↩
« La DINUM a confirmé le lendemain que le service avait subi un incident de sécurité lié à l’usurpation d’un compte utilisateur. »
siecledigital.fr ↗ ↩
« Le compte à l'origine des requêtes malveillantes avait «été identifié» et «immédiatement bloqué afin de supprimer l'accès persistant de l'attaquant» »
lefigaro.fr ↗ ↩
« 73 467 agents de ces ministères se sont fait absorber 643 459 messages »
futura-sciences.com ↗ ↩
« l'attaquant affirme y avoir détecté 90 mentions de la classification « Diffusion restreinte » »
zdnet.fr ↗ ↩
« L'attaquant, connu sous le pseudonyme de « Misere » sur les forums du dark web »
zdnet.fr ↗ ↩
« il a réussi à usurper un compte valide sur un serveur de l'Éducation nationale »
zdnet.fr ↗ ↩
« the education shard, specifically matrix.agent.education.tchap.gouv.fr »
securityaffairs.com ↗ ↩
« il a exploité une faille humaine. Par une opération d'ingénierie sociale ciblée, il a réussi à usurper un compte valide »
zdnet.fr ↗ ↩
« “Everything below is what that one account could reach, other shards will have more,” reads the announcement made by the attackers »
securityaffairs.com ↗ ↩
« Il affirme avoir dérobé 13,51 Go de données »
incyber.org ↗ ↩
« et 59 386 fichiers multimédias »
incyber.org ↗ ↩
« Quelque 73 467 agents de ces ministères se sont fait absorber 643 459 messages »
futura-sciences.com ↗ ↩
« plus de 643.000 messages de 73.000 agents dans 976 salons de discussions ont été exposés »
lefigaro.fr ↗ ↩
« La période de cette collecte s'étend de juin 2023 à juin 2026 »
futura-sciences.com ↗ ↩
« Le site spécialisé FrenchBreaches a fait état de revendications publiées sur le dark web »
lefigaro.fr ↗ ↩
« des agents des ministères de l’Intérieur, des Armées, de l’Économie et des Finances, de la Justice et des Affaires étrangères »
incyber.org ↗ ↩
« des ministères de l’Intérieur, des Armées, de l’Économie et des Finances, de la Justice et des Affaires étrangères »
incyber.org ↗ ↩
« des ministères de l’Intérieur, des Armées, de l’Économie et des Finances, de la Justice et des Affaires étrangères »
incyber.org ↗ ↩
« des ministères de l’Intérieur, des Armées, de l’Économie et des Finances, de la Justice et des Affaires étrangères »
incyber.org ↗ ↩
« des ministères de l’Intérieur, des Armées, de l’Économie et des Finances, de la Justice et des Affaires étrangères »
incyber.org ↗ ↩
« FrenchBreaches a relevé l’existence d’un canal nommé #Apéro. Il regroupait des centaines d’agents de plusieurs ministères autour de mèmes et d’échanges informels. »
siecledigital.fr ↗ ↩
« Aucune information personnelle, sensible ou couverte par le secret professionnel ne doit y être échangée: ces échanges doivent être réservés aux conversations privées. »
numerique.gouv.fr ↗ ↩
« soupçons d’atteintes à un système automatisé de données, de détention et de transmission frauduleuses de données contenues « dans un système de traitement automatisé de données à caractère personnel mis en œuvre par l’État » »
01net.com ↗ ↩
« Selon la Dinum »
01net.com ↗ ↩
« «Même dans le cas d'une usurpation de compte, l'historique des conversations privées et chiffrées n'est pas accessible» et «les échanges susceptibles d'avoir été consultés se limitent donc au contenu des conversations publiques» »
lefigaro.fr ↗ ↩
« ne résulte pas d'une vulnérabilité logicielle au sein du protocole Matrix qui propulse Tchap »
zdnet.fr ↗ ↩
« Le parquet de Paris a ouvert une enquête sur la cyberattaque de Tchap »
lefigaro.fr ↗ ↩
« La CNIL a aussi été notifiée. »
siecledigital.fr ↗ ↩
« La DINUM a notifié à la CNIL l'incident concernant les données à caractère personnel potentiellement compromises »
numerique.gouv.fr ↗ ↩
« dénonçant «l'exportation de conversations, revendues sur le darknet» »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Tchap avait été présenté comme une alternative plus sûre aux applications grand public telles que WhatsApp ou Telegram »
journaldunet.com ↗ ↩
« Il avait alors évoqué les potentielles failles de sécurité existantes sur les applications grand public, telles que Whatsapp ou Telegram »
lefigaro.fr ↗ ↩
« généralisé en septembre 2025 l'utilisation de Tchap pour l'ensemble des agents publics »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Prime Minister François Bayrou mandated Tchap for all civil servants »
securityaffairs.com ↗ ↩
« Le gouvernement avait généralisé en septembre 2025 l'utilisation de Tchap pour l'ensemble des agents publics »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Cela, « afin d’assurer la sécurité des conversations et des informations partagées », ainsi que la souveraineté numérique de la France. »
la-croix.com ↗ ↩
« qu’avait validée l’Anssi, l’Agence nationale chargée de la sécurité des systèmes d’information. »
la-croix.com ↗ ↩
« le déploiement de l’authentification multifacteur est accéléré au sein des administrations concernées »
charentelibre.fr ↗ ↩
« Ce n'est pas la première fois que Tchap est pointé du doigt pour ses failles de sécurité. En 2019 »
bfmtv.com ↗ ↩
« un spécialiste en cybersécurité avait ainsi pu accéder à cette messagerie sécurisée sans avoir à utiliser une adresse mail du type @gouv.fr ou @elusee.fr »
bfmtv.com ↗ ↩
« Un problème de filtrage avait néanmoins permis d'outrepasser les sécurités, et celui-ci a depuis été corrigé »
bfmtv.com ↗ ↩
« Cette nouvelle fuite de données s’ajoute à une liste déjà longue d’attaques menées contre les systèmes informatiques français en 2026. »
la-croix.com ↗ ↩
« Ainsi la plateforme France Titres (ANTS), qui délivre les titres d’identité sécurisés, a subi en avril une fuite affectant potentiellement 11,7 millions de comptes »
la-croix.com ↗ ↩
« a subi en avril une fuite affectant potentiellement 11,7 millions de comptes »
la-croix.com ↗ ↩
« 160 000 documents avaient été extraits de HubEE »
la-croix.com ↗ ↩
« quelques mois après que 160 000 documents avaient été extraits de HubEE, plateforme destinée à réaliser des démarches administratives. »
la-croix.com ↗ ↩
« L’analyse des journaux du serveur est en cours pour déterminer comment l’attaquant a pu extraire autant de données sans déclencher d’alerte plus tôt. »
siecledigital.fr ↗ ↩
« dénonçant « l'exportation de conversations, revendues sur le darknet » »
zdnet.fr ↗ ↩
Sources
- Incident de sécurité sur Tchap : la DINUM sécurise la plateforme et informe les usagers après une intrusion maîtrisée
- Cyberattaque de Tchap : le parquet de Paris ouvre une enquête après la plainte de la Dinum
- France's Government Messaging App Tchap Got Breached
- Tchap : le parquet de Paris ouvre une enquête après la cyberattaque sur la messagerie des agents publics
- La plateforme de messagerie sécurisée des agents publics français touchée par un piratage massif
- Piratage de la messagerie Tchap : le Parquet de Paris ouvre une enquête
- Piratage de Tchap : le parquet de Paris ouvre une enquête
- 643 000 messages et 73 000 agents concernés : ce que l’on sait de la cyberattaque qui frappe Tchap
- Tchap, la messagerie réservée aux agents de l’Etat, a été victime d'une "intrusion maîtrisée": les données de plus de 70.000 utilisateurs et jusqu'à 643.000 messages auraient été dérobés
- Cybersécurité : qu’est-ce que Tchap, la messagerie de l’État piratée par un hackeur ?
- Un cybercriminel revendique le piratage de Tchap, la messagerie sécurisée de l’État français
- Un pirate affirme avoir aspiré des centaines de milliers de messages sur la messagerie sécurisée de l’État