Téléphone au volant : 5 départements dont la Charente-Maritime peuvent suspendre le permis

L'Ardèche rejoint le dispositif le 1er juin 2026, portant à cinq le nombre de départements où un appel au volant peut valoir une suspension immédiate du permis.

Téléphone au volant : 5 départements dont la Charente-Maritime peuvent suspendre le permis
Illustration Vincent Bonneau / info.fr

Depuis le 1er juin 2026, l'Ardèche est le 5e département à appliquer la suspension administrative du permis pour usage du téléphone au volant. La Charente-Maritime, elle, est dans le dispositif depuis le 1er mai. Les sanctions vont jusqu'à six mois de suspension.

L’essentiel

  • 5 départements concernés : Ardèche (07), Charente-Maritime (17), Landes (40), Lot-et-Garonne (47) et Pas-de-Calais (62).
  • En Charente-Maritime : mesure en vigueur depuis le 1er mai 2026, après un mois de sensibilisation en avril.
  • Sanctions : amende de 135 €, retrait de 3 points, suspension administrative jusqu’à 6 mois, et 200 € de contribution à une association d’aide aux victimes en Charente-Maritime.
  • En Ardèche : 67 permis suspendus dès la matinée du 1er juin 2026, selon Le Dauphiné Libéré.

L’Ardèche entre dans le dispositif le 1er juin

L’Ardèche est officiellement le 5e département français à appliquer la suspension administrative immédiate du permis de conduire pour usage du téléphone au volant. La mesure y est entrée en vigueur le 1er juin 2026, confirmée par le préfet Benoît Trévisani via le site de la préfecture de l’Ardèche.

Les résultats ont été immédiats. Selon Le Dauphiné Libéré, 67 conducteurs ont vu leur permis suspendu dès la matinée du 1er juin, lors de contrôles organisés dans le département. Certaines suspensions ont été prononcées pour une durée de 15 jours.

En Charente-Maritime, le dispositif tourne depuis le 1er mai

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La Charente-Maritime n’est pas nouvelle dans le dispositif. La préfecture du 17 a appliqué une phase de sensibilisation tout au long du mois d’avril 2026, avant de passer à la suspension effective le 1er mai 2026, comme l’indique le communiqué de presse de la préfecture de mars 2026.

Les sanctions y sont précises. Un conducteur intercepté le téléphone en main encourt : une amende forfaitaire de 135 €, un retrait de 3 points sur le permis, et une suspension administrative pouvant aller jusqu’à 6 mois - durée modulée selon les circonstances et la récidive éventuelle. À cela s’ajoute une spécificité locale : une contribution citoyenne de 200 € versée à une association d’aide aux victimes de la route. Cette mesure est propre à la Charente-Maritime, selon le même communiqué préfectoral.

Ce type d’expérimentation départementale s’inscrit dans un cadre national plus large. La Haute-Loire a ainsi annoncé l’entrée en vigueur d’une suspension de 15 jours dès le 1er août, signe que le dispositif continue de s’étendre.

Contexte dans la Charente-Maritime

La Charente-Maritime est un département de 660 000 habitants environ, traversé par des axes routiers structurants (A10, RN137, réseau littoral). Le trafic estival y est particulièrement dense, avec des millions de passages enregistrés chaque été vers le littoral atlantique. La distraction au volant - dont le téléphone est la première cause - y constitue un enjeu de sécurité routière identifié par les autorités préfectorales depuis plusieurs années.

La préfecture du 17 avait anticipé l’annonce dès mars 2026, communiquant publiquement sur la mesure avant même la phase de sensibilisation. Ce calendrier - annonce en mars, sensibilisation en avril, sanctions en mai - distingue la Charente-Maritime des départements ayant appliqué la mesure sans préambule.

Cinq départements, un même cadre légal

Les cinq départements concernés - Ardèche, Charente-Maritime, Landes, Lot-et-Garonne, Pas-de-Calais - appliquent tous la suspension administrative dans un cadre expérimental, sous autorité préfectorale. La suspension est prononcée directement par le préfet, sans passer par un tribunal, ce qui la distingue des sanctions judiciaires classiques.

Le socle commun reste identique : 135 € d’amende forfaitaire et retrait de 3 points, auxquels s’ajoute la suspension administrative jusqu’à 6 mois. Des variantes locales peuvent exister - comme la contribution aux victimes en Charente-Maritime - sans que leur application dans les quatre autres départements n’ait été confirmée à ce stade.

Sur ce type d’infractions routières, les procédures varient selon les territoires. La récidive est un facteur aggravant systématiquement pris en compte par les autorités, quel que soit le département.

Prochaine étape

Le bilan du déploiement en Charente-Maritime sur les premiers mois n’a pas encore été rendu public par la préfecture. L’extension du dispositif à d’autres départements reste possible : aucune annonce officielle n’a été faite à ce stade sur un éventuel 6e département.

Sources

Vincent Bonneau

Vincent Bonneau

Vincent est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Charente-Maritime (17), avec La Rochelle pour chef-lieu. Spécialité du département : ile de Re/Oleron et capitale ostreicole. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Nouvelle-Aquitaine.

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