Thiais : des familles passent à la pompe à chaleur pour alléger leurs factures

Dans le Val-de-Marne, des ménages thiaisiens franchissent le pas, portés par les aides publiques et des retours d'expérience positifs.

Thiais : des familles passent à la pompe à chaleur pour alléger leurs factures
Illustration Alexandre Martin / info.fr

À Thiais, des familles adoptent les pompes à chaleur pour réduire leur consommation de chauffage. Les dispositifs d'aide en 2026 rendent l'investissement plus accessible. Les retours encourageants alimentent un bouche-à-oreille favorable.

La tendance s’affirme dans plusieurs rues de Thiais. Des unités extérieures de pompes à chaleur (PAC) apparaissent sur les façades des pavillons du Val-de-Marne. Derrière ces installations, une logique simple : réduire une facture de chauffage jugée trop lourde, sans sacrifier le confort.

Des aides qui facilitent le passage à l’acte

En 2026, les soutiens financiers restent significatifs. Via MaPrimeRénov’, les ménages modestes en Île-de-France peuvent obtenir jusqu’à 4 000 € pour l’installation d’une PAC air/eau, dans la limite de 12 000 € de dépense éligible, selon le site du ministère de l’Économie. Le dispositif est cumulable avec les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) : en zone H1, qui couvre l’Île-de-France, l’aide CEE estimée pour une PAC air/eau peut atteindre 5 800 €, d’après le comparateur Elhona.

Les revenus fiscaux de référence 2025 servent de base aux demandes 2026. Pour un foyer de deux personnes classé « très modeste », le plafond est fixé à 35 257 € en Île-de-France, selon Viessmann. Les critères CEE ont par ailleurs été simplifiés à quatre facteurs en 2026, dont un ETAS minimal de 140 % pour l’aérothermie et une surface chauffée plafonnée à 90 m², précise le cabinet Adteec.

Un marché national en accélération

Publicité

Les chiffres nationaux confirment l’élan. Au premier semestre 2025, les dépôts de dossiers MaPrimeRénov’ ont été multipliés par trois par rapport à la même période en 2024, avec 95 036 dossiers enregistrés, selon les données de l’Anah relayées par Batiweb. Un rebond notable, après une chute de 76 % des dépôts au premier trimestre 2025 liée à un contexte économique tendu.

À partir du 1er septembre 2026, une nouvelle condition s’appliquera aux bonifications CEE : seuls les modèles fabriqués en Europe, répondant à des critères de qualité et de performance environnementale, y seront éligibles, selon le magazine Effy. Un critère que les installateurs de la région commencent déjà à anticiper dans leurs devis.

À Thiais, un cadre local favorable

La commune dispose d’un réseau de chaleur urbaine (référence 9413C) visant à accélérer le raccordement des bâtiments, recensé sur la plateforme France Chaleur Urbaine. La Région Île-de-France, de son côté, finance les projets de chaleur et froid renouvelables jusqu’à 50 % des coûts pour les productions inférieures à 1 200 MWh/an, dans la limite de 500 000 €.

Le conseil municipal de Thiais s’est réuni le 26 mars 2026, avec à l’ordre du jour plusieurs délibérations, dont certaines portant sur le bilan du mandat 2020-2025 en matière de transition énergétique, selon le document publié par la ville. Les nouvelles orientations issues des élections municipales de mars pourraient préciser les priorités locales dans ce domaine.

Prochaine étape : l’entrée en vigueur, en septembre 2026, des nouvelles conditions d’éligibilité aux bonifications CEE orientera davantage le marché vers des équipements européens. Les ménages thiaisiens qui envisagent une installation ont intérêt à anticiper.

Sources

Alexandre Martin

Alexandre Martin

Correspondant à Créteil, suit les tensions sur le logement, les projets de Grand Paris, l'université et les débats sur les transports. Diplômé du CFJ, il a travaillé en agence avant de s'ancrer dans le Val-de-Marne. Posture éditoriale : interroger les élus, les bailleurs, les étudiants, vérifier les budgets du département avant de conclure.

Publicité
Lien copié !
× Infographie agrandie