Tirs sur une patrouille de police à Fort-de-France : deux suspects en fuite

Dans la nuit du 24 au 25 avril, deux individus à scooter ont ouvert le feu à deux reprises sur des policiers boulevard du Général de Gaulle. Aucun blessé. Enquête ouverte.

Tirs sur une patrouille de police à Fort-de-France : deux suspects en fuite
Illustration Jean-Luc Sinapah / info.fr

Une patrouille de police a essuyé deux séries de tirs dans la nuit du 24 au 25 avril 2026, vers 1h30, en plein centre-ville de Fort-de-France. Les auteurs présumés, deux individus à scooter, sont toujours en fuite. Une enquête judiciaire est en cours.

Une patrouille de police a été visée par deux séries de tirs dans la nuit du 24 au 25 avril 2026, vers 1h30, sur le boulevard du Général de Gaulle, en plein centre-ville de Fort-de-France. Les auteurs présumés, deux individus circulant à scooter, n’ont pas été interpellés. Aucun policier ni civil n’a été blessé.

L’essentiel

  • Nuit du 24 au 25 avril 2026, vers 1h30 : deux séries de tirs visent une patrouille de police boulevard du Général de Gaulle à Fort-de-France.
  • Aucun blessé : ni parmi les policiers, ni parmi les civils. Aucun dégât matériel recensé sur les véhicules de police.
  • Deux suspects à scooter : activement recherchés, selon RCI Martinique et France-Antilles.
  • Enquête judiciaire ouverte par le parquet pour identifier les auteurs et établir les circonstances.
  • Contexte : en 2025, la Martinique a enregistré un record de 40 homicides, dont 34 par arme à feu.

Ce qui s’est passé boulevard du Général de Gaulle

Les faits se déroulent dans l’une des artères centrales de Fort-de-France, en pleine nuit. Selon France-Antilles Martinique et RCI Martinique, la patrouille a été prise pour cible à deux reprises distinctes. Les tirs proviendraient d’arme à feu. Les deux individus circulaient à scooter et ont pris la fuite immédiatement après.

Aucun dégât matériel n’a été constaté sur les véhicules de la patrouille, précise France-Antilles. Les policiers n’ont pas été touchés. Les circonstances exactes - nombre de coups tirés, type d’arme utilisée, mobile - n’ont pas été rendues publiques à ce stade.

Deux suspects recherchés, enquête ouverte

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Le parquet a ouvert une enquête judiciaire pour identifier les auteurs et établir les circonstances, selon La1ere.franceinfo.fr. Les recherches sont en cours, avec un dispositif policier renforcé d’après la même source, mais aucune interpellation n’avait été annoncée au 30 avril 2026.

Le préfet de Martinique a réagi publiquement. Rapporté par La1ere, il a qualifié les auteurs d’individus « complètement décomplexés », soulignant la gravité d’une attaque délibérée contre des forces de l’ordre en plein centre-ville. Cette déclaration reste la seule prise de position officielle rendue publique à ce jour.

Les profils des deux suspects n’ont pas été communiqués. L’enquête, confiée aux services compétents, n’a pas de date d’audience annoncée.

Des précédents qui s’accumulent

L’attaque du 25 avril n’est pas isolée. En septembre 2024, le commissariat central de Fort-de-France avait déjà été visé par des tirs. Deux individus cagoulés à moto avaient tiré sur la façade du bâtiment, selon Ouest-France et Le Parisien. Aucun blessé n’avait été à déplorer non plus à l’époque.

Plus tôt, en novembre 2021, lors de troubles sociaux en Martinique, dix-sept policiers avaient été blessés par des tirs à Fort-de-France, d’après BFMTV et Le Monde. Ces épisodes dessinent un schéma récurrent : des attaques contre les forces de l’ordre, souvent commises par des individus motorisés, sans revendication identifiée.

La similitude avec l’incident de 2026 - deux individus à deux-roues, tirs en pleine nuit, fuite immédiate - n’a pas été commentée officiellement. Les enquêteurs n’ont pas établi publiquement de lien entre les affaires. Pour suivre d’autres affaires judiciaires en cours en France, l’affaire du piratage de l’ANTS, instruite contre un adolescent de 15 ans, illustre aussi la diversité des dossiers ouverts en 2026.

Contexte dans la Martinique

La Martinique traverse une période de tension sécuritaire documentée. En 2025, le département a enregistré 40 homicides, dont 34 commis par arme à feu, ce qui le place au 3e rang national pour ce type d’infractions, selon RCI Martinique et La1ere. Un record absolu.

Les violences aux personnes ont progressé dans plusieurs catégories : +8,7 % pour les violences intrafamiliales, +7,8 % pour les violences sexuelles, d’après France-Antilles Martinique et le site Antilla. En revanche, les atteintes aux biens ont reculé de 6,3 % sur la même période, signe d’un bilan dit « contrasté » par les autorités.

Fort-de-France, chef-lieu du département avec environ 78 000 habitants, concentre une part significative de cette délinquance violente. Le boulevard du Général de Gaulle, où se sont produits les tirs, est une voie centrale passante. Des incidents similaires ont aussi été relevés dans d’autres départements français confrontés à la violence armée : à Nantes, le préfet s’est déplacé à Bottière après des tirs mortels liés au trafic de stupéfiants, illustrant une problématique partagée à l’échelle nationale.

Le contexte insulaire complique les investigations : flux de personnes limités, réseaux criminels structurés, et selon les autorités locales, une circulation d’armes illégales persistante. Le nombre d’homicides par arme à feu en 2025 en témoigne.

La DGSI a par ailleurs identifié des signaux préoccupants liés à des mouvances radicales dans plusieurs territoires. À Fort-de-France, aucun lien de ce type n’a été établi avec les tirs du 25 avril. Les enquêteurs travaillent sur la piste de deux individus isolés, sans mobile revendicatif connu.

Ce que l’enquête doit établir

Plusieurs points restent à clarifier. Le mobile des tirs n’est pas connu. Le type d’arme utilisée n’a pas été précisé publiquement. L’identité des deux suspects n’a pas été divulguée. Les enquêteurs cherchent également à déterminer si les deux séries de tirs ont eu lieu depuis le même point ou depuis deux positions différentes, et si les suspects ont agi de manière coordonnée.

La question de l’existence de caméras de surveillance sur le boulevard du Général de Gaulle et de leur exploitation n’a pas été évoquée dans les communications officielles à ce stade.

Le parquet n’a pas précisé les qualifications retenues pour l’enquête. Selon La1ere, les recherches des suspects se poursuivent au 30 avril 2026. Aucune audience n’est programmée, faute d’interpellation. Pour des affaires comparables impliquant enquête ouverte et suspects en fuite, les délais d’élucidation varient sensiblement selon les moyens engagés.

Les recherches se poursuivent. Le parquet de Fort-de-France n’a pas communiqué de calendrier d’instruction.

Sources

Jean-Luc Sinapah

Jean-Luc Sinapah

Jean-Luc est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Martinique (972), avec Fort-de-France pour chef-lieu. Spécialité du département : AOC rhum agricole (1er rhum AOC monde) et heritage Cesaire. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Outre-mer.

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