Top 14 : Toulouse décroche un 4e titre consécutif dans une finale marquée par l’orage
Le Stade Toulousain s'impose 28-20 face à Montpellier et remporte son 25e Bouclier de Brennus, une première dans l'ère professionnelle.
Le Stade Toulousain a inscrit un peu plus son nom dans l'histoire du rugby français en décrochant samedi 27 juin un quatrième titre de champion de France consécutif, aux dépens de Montpellier (28-20). Une finale interrompue par un violent orage, et dont les célébrations ont été annulées à Toulouse en raison des intempéries.
L’essentiel
- Victoire : Le Stade Toulousain a battu Montpellier 28-20 en finale du Top 14 le 27 juin 2026 au Stade de France.
- Titre historique : Il s’agit du 4e titre consécutif pour les Toulousains, une première dans le rugby professionnel français.
- Match interrompu : Un violent orage a provoqué une interruption de 12 minutes juste avant l’heure de jeu.
- Célébrations annulées : La présentation du trophée aux supporters, prévue place du Capitole le 28 juin, a été annulée en raison d’une vigilance orange.
Une finale sous les éléments
Au Stade de France, sous une chaleur étouffante puis sous un déluge, le Stade Toulousain a écrit une nouvelle page de son histoire. Samedi 27 juin, les hommes d’Ugo Mola ont dominé Montpellier (28-20) pour remporter un quatrième titre de champion de France consécutif, un exploit sans précédent dans le rugby professionnel français. La rencontre, pourtant maîtrisée par les « Rouge et Noir », a basculé dans le chaos juste avant l’heure de jeu. Alors que Toulouse menait 25-7, un violent orage s’est abattu sur Saint-Denis, contraignant l’arbitre à interrompre la partie pendant 12 minutes.
Montpellier en a profité pour recoller au score par l’intermédiaire de Justo Piccardo et du demi de mêlée remplaçant Léo Coly, réduisant l’écart à 25-20. Mais la puissance toulousaine a fait la différence en fin de match. Le demi d’ouverture Thomas Ramos (dont la pénalité en fin de match a porté le score à 28-20) a scellé la victoire.
Le président de la République, Emmanuel Macron, présent dans les tribunes, a été copieusement sifflé par le public lors du protocole d’avant-match. Un incident qui n’a pas entamé la fête toulousaine.
Les artistes toulousains
Le talonneur Peato Mauvaka a été le grand bonhomme de cette finale. Auteur de deux essais en première période, le joueur formé au club a martyrisé la défense héraultaise. « Il a été monstrueux dans les rucks et dans ses courses », a résumé son entraîneur après le match.
Antoine Dupont, lui, a inscrit le troisième essai toulousain, portant son total à 12 essais cette saison en Top 14. Le demi de mêlée de 29 ans, qui décroche son quatrième titre consécutif, s’est montré lucide après la rencontre : « On ne fait pas le match de l’année, mais on s’en fout, c’est un bouclier de plus. » Un sentiment partagé par le troisième ligne anglais Jack Willis, auteur d’une performance majuscule dans les rucks et en défense. « Jack a été partout », a salué le staff technique.
Contexte dans la Haute-Garonne
Avec ce 25e Bouclier de Brennus, le Stade Toulousain confirme son hégémonie sur le rugby français. Le club, basé à Toulouse, est le plus titré de l’histoire, et ce quatrième sacre consécutif dépasse les limites de l’ère amateur. La ville rose, qui vibre au rythme des exploits de son équipe, voit dans cette victoire une fierté régionale. Le département de la Haute-Garonne, dont Toulouse est la préfecture, compte le plus grand nombre de licenciés de rugby en Occitanie, et l’engouement populaire dépasse les simples limites du stade Ernest-Wallon.
Les retombées économiques et médiatiques pour le territoire sont importantes : la finale a été suivie par plusieurs millions de téléspectateurs, et les vitrines des commerces toulousains ont longtemps affiché les couleurs du club. « Le Stade Toulousain, c’est l’ambassadeur du département », résume un élu local.
Une fête avortée
La traditionnelle parade du trophée, prévue le dimanche 28 juin place du Capitole, a finalement été annulée par la Mairie de Toulouse en raison d’une vigilance météo orange pour orages violents. « Nous avons pris cette décision d’un commun accord avec le club pour garantir la sécurité de tous », a expliqué la municipalité. Les supporters, qui espéraient célébrer leurs héros dans le centre-ville, devront se contenter des images de la finale et des interviews des joueurs.
Le Stade Toulousain, lui, peut déjà préparer l’avenir. Avec un effectif jeune encadré par des cadres comme Dupont, Mauvaka et Willis, la suite s’annonce tout aussi prometteuse. Mais pour l’heure, place à la célébration - même dans une version réduite par la météo.