Tour de France : Molenaar abandonne après chute et commotion
Le Néerlandais de la Caja Rural a chuté à 5,5 km de l'arrivée à Pau, victime d'une commotion cérébrale et d'une fracture à la main.
Alex Molenaar (Caja Rural-Seguros RGA) a quitté le Tour de France 2026 après une lourde chute lors de la 5e étape menant à Pau. Une commotion cérébrale et une fracture au premier métacarpien ont mis fin à son épreuve avant la 6e étape.
L’essentiel
- La chute : Alex Molenaar (Caja Rural-Seguros RGA) est tombé à 5,5 km de l’arrivée de la 5e étape du Tour de France 2026, à Pau.
- Le diagnostic : une commotion cérébrale a été confirmée par communiqué médical de l’organisation, selon @LeGruppetto.
- La blessure associée : une fracture du premier métacarpien de la main droite a également été constatée.
- L’arrivée : le Néerlandais a terminé l’étape désorienté, 180e, avec sept minutes de retard sur le vainqueur Olav Kooij.
- L’abandon : Molenaar n’a pas pris le départ de la 6e étape, confirme Cycling Weekly.
La 5e étape du Tour de France 2026 vers Pau a basculé dans le dur à 5,5 kilomètres de la ligne. Un rétrécissement de la chaussée dans un virage serré a provoqué une chute collective, selon Cyclingflash. Alex Molenaar, projeté contre une botte de paille avec son coéquipier Stefano Oldani, s’est retrouvé au sol dans le paquet.
Une chute à 5,5 km de la ligne
Le scénario est classique dans les derniers kilomètres d’une étape nerveuse : la route se resserre, le peloton compresse, un virage piège plusieurs coureurs. Molenaar et Oldani, coéquipiers chez Caja Rural-Seguros RGA, ont payé les frais de cette configuration. Cyclism’Actu a rapporté la scène en direct, confirmant la violence du choc à quelques kilomètres seulement de l’arrivée.
Amnésie et sept minutes de retard
Sonné, le Néerlandais a tout de même terminé l’étape. Il a franchi la ligne à la 180e place, sept minutes derrière le vainqueur du jour Olav Kooij, selon IDL Pro Cycling. Interrogé après l’arrivée, Molenaar a indiqué ne plus se souvenir des circonstances de sa chute, un symptôme d’amnésie post-traumatique rapporté par le média espagnol AS.
Fracture et abandon confirmés
Les examens médicaux passés dans la soirée ont confirmé la commotion cérébrale, comme l’a précisé un communiqué de l’organisation relayé par le compte spécialisé Le Gruppetto. À ce diagnostic s’ajoute une fracture du premier métacarpien de la main droite, ainsi que diverses contusions, selon l’équipe Caja Rural-Seguros RGA elle-même. Conséquence directe : Molenaar n’a pas pris le départ de la 6e étape, comme l’a confirmé Cycling Weekly.
Le protocole commotion en question
Le fait que le coureur ait pu terminer l’étape alors qu’il ne se souvenait plus de sa propre chute relance un débat récurrent dans le peloton : celui de l’application concrète du protocole commotion de l’UCI en course. Le média Velo a souligné que la décision de laisser un coureur finir une étape en état d’amnésie post-chute pose la question de la rapidité d’intervention des équipes médicales sur le bord de la route, où les diagnostics ne peuvent pas toujours se faire à chaud.
Contexte dans les Pyrénées-Atlantiques
La 5e étape s’est achevée à Pau, ville régulièrement inscrite au calendrier du Tour de France et point de passage classique avant les grands cols pyrénéens. Pour les Pyrénées-Atlantiques, chaque étape du Tour constitue un temps fort d’exposition touristique et économique, la ville servant souvent de base arrière avant les étapes de montagne. C’est dans ce cadre que la course a été marquée par la chute de Molenaar, à quelques kilomètres seulement de l’arrivée en centre-ville.
Un Tour interrompu en pleine forme
L’abandon est d’autant plus marquant que Molenaar avait porté le maillot à pois de meilleur grimpeur lors de la 3e étape de cette édition, selon Escape Collective. Le coureur de la Caja Rural quitte donc la Grande Boucle alors qu’il figurait parmi les animateurs de ce début de course.
L’équipe espagnole n’a pas communiqué de calendrier de retour pour son coureur, dont la convalescence dépendra de l’évolution de sa commotion et de la consolidation de sa fracture à la main.