Tour de France : les Français victimes d’une série noire de crevaisons dès les premières étapes
Kévin Vauquelin, Paul Seixas, Romain Grégoire et Quentin Pacher ont tous subi des incidents mécaniques, tandis que Clément Berthet a dû abandonner après une chute.
Le début du Tour de France 2026 en Catalogne vire au cauchemar pour le contingent français. Entre crevaisons à répétition et chute grave, plusieurs coureurs tricolores ont vu leur course compromise dès les deux premières étapes.
L’essentiel
- Fait 1 : Kévin Vauquelin (Netcompany-INEOS) victime d’une crevaison en début de parcours du contre-la-montre par équipes le 4 juillet, compromettant ses chances de maillot jaune.
- Fait 2 : Clément Berthet (Groupama-FDJ United) chute lourdement à 60 km/h lors de la 1ère étape : commotion cérébrale, abandon avant la 2e étape.
- Fait 3 : Le 5 juillet, Paul Seixas (Decathlon-CMA CGM) et Romain Grégoire (Groupama-FDJ United) subissent des crevaisons, mais terminent respectivement 9e et 7e.
- Fait 4 : Quentin Pacher retardé par un drapeau de spectateur pris dans son dérailleur.
Une première étape cauchemardesque
Le Tour de France 2026, parti de Catalogne, a débuté le 4 juillet par un contre-la-montre par équipes dans les rues de Barcelone. Très vite, les espoirs tricolores se sont heurtés à une série d’incidents mécaniques et physiques. Kévin Vauquelin (Netcompany-INEOS), qui visait le maillot jaune, a été victime d’une crevaison de la roue arrière à un peu plus de 5 kilomètres de l’arrivée, selon Eurosport. Un coup dur pour le Bayeusain, qui perdait ainsi toute chance de s’emparer de la tunique de leader.
Quelques instants plus tard, Clément Berthet (Groupama-FDJ United) a lourdement chuté à 60 km/h après avoir heurté un trou dans la chaussée, rapporte Cyclism’Actu. Le coureur, diagnostiqué avec une commotion cérébrale, a été contraint d’abandonner avant le départ de la deuxième étape le 5 juillet, devenant le premier abandon officiel de l’édition 2026.
Deuxième étape : la poisse continue
Lors de la deuxième étape, reliant Mataró à Saint-Sébastien (ou plus exactement au sommet de Montjuïc à Barcelone, selon les sources), les malheurs mécaniques se sont poursuivis. Paul Seixas, jeune espoir de 19 ans de l’équipe Decathlon-AG2R La Mondiale (Decathlon-CMA CGM), a subi une crevaison de la roue arrière à 40 kilomètres de l’arrivée, selon nos confrères d’Info.fr. Il a également dû gérer une panne de radio et a évité de justesse une voiture officielle, avant de remonter pour accrocher une héroïque 9e place à 3 secondes du vainqueur, selon Olympics.com.
Romain Grégoire, champion de France en titre, a lui aussi crevé sur cette même étape, l’obligeant à un changement de vélo express. Malgré cet incident, le coureur de Groupama-FDJ United a terminé 7e de l’étape, montrant une belle réactivité. Enfin, Quentin Pacher, également chez Groupama-FDJ United, a vu son dérailleur arrière se prendre dans un drapeau brandi par un spectateur, un incident qui lui a fait perdre un temps précieux, a précisé l’équipe sur son site.
Contexte dans le Calvados et le cyclisme français
Kévin Vauquelin, né à Bayeux (Calvados), porte les espoirs de tout un département. Actuel 26e mondial UCI, le Normand avait impressionné en 2025 en terminant 7e du Tour de France. Sa crevaison prématurée est un coup dur pour le cyclisme bas-normand, qui compte peu de représentants au plus haut niveau. De son côté, Romain Grégoire (15e mondial), originaire de Besançon, confirme son statut de leader tricolore après son titre de champion de France fin juin. Mais la malchance mécanique a freiné ses ambitions sur les pentes de Montjuïc.
Cette série d’incidents rappelle les aléas inhérents aux grandes courses par étapes. Si les coureurs français ont montré de la combativité (Seixas 9e, Grégoire 7e), la question de la fiabilité du matériel et de la gestion des risques refait surface. Le Tour se poursuit avec une étape de plaine vers Nîmes, où les sprinteurs devraient être à l’honneur.