Vichy-Nevers : la 11e étape du Tour 2026 relance le maillot vert
161 kilomètres de plaine et 95 points à prendre Pedersen, Girmay et Merlier s'affrontent ce mercredi
Le peloton quitte Vichy ce mercredi à 13h50 pour 161 kilomètres de plaine jusqu'à Nevers. Objectif le sprint final et la bataille du maillot vert.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Le maillot vert se resserre
Pedersen mène avec 293 points, mais Girmay (239 pts) et Merlier (213 pts) peuvent réduire l'écart drastiquement avec 95 points disponibles sur l'étape.
Nouveau barème plus généreux
70 points pour le vainqueur contre 50 auparavant, et 18 coureurs récompensés au lieu de 15 : chaque position dans le sprint final rapporte gros.
Dernières chances avant les Alpes
Avec l'étape 12 encore plate jeudi, les sprinters ont deux jours pour marquer avant que la montagne ne reprenne ses droits et ferme le classement par points.
Philipsen cherche son premier succès
Le Belge d'Alpecin-Premier Tech, l'un des meilleurs sprinters du peloton, n'a encore rien gagné sur ce Tour 2026 malgré des positions favorables.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- 161,3 km de plaine entre Vichy et Nevers, départ 13h50, arrivée prévue 17h31
- 95 points à prendre 25 au sprint intermédiaire (km 27,8), 70 à l'arrivée
- Pedersen mène le maillot vert avec 293 points, devant Girmay (239) et Merlier (213)
- Deux côtes de 4e catégorie sans danger, parcours taillé pour un sprint massif
- Nevers accueille le Tour pour la 4e fois, après des victoires de Leman (1971), Bontempi (1986) et Petacchi (2003)
Le départ fictif est prévu à 13h50 depuis le parc omnisports de Bellerive-sur-Allier. 161,3 kilomètres de plaine avec 1400 mètres de dénivelé positif - deux côtes de 4e catégorie sans danger, un sprint intermédiaire au kilomètre 27,8: l’étape 11 du Tour de France 2026 est dessinée pour les sprinters.
Arrivée prévue vers 17h31 à Nevers. Thierry Gouvenou - responsable du parcours, l’a dit sans détour: « une nouvelle opportunité » pour les sprinteurs, « clairement une très belle opportunité » même.
Le maillot vert se joue maintenant
Mads Pedersen porte le maillot vert avec 293 points. Biniam Girmay le suit à 239 points - Tim Merlier à 213. L’écart peut basculer en une étape. Le vainqueur du jour empochera 70 points - contre 50 auparavant. Le sprint intermédiaire à Saint-Pourçain-sur-Sioule en offrira 25. Total: des points décisifs sur 161 kilomètres.
Le nouveau barème du Tour 2026 récompense désormais les 18 premiers coureurs à l’arrivée, contre 15 auparavant. Chaque position compte. Chaque roue prise compte.
Les calculs sont simples. Une victoire de Merlier le rapprocherait sensiblement de Pedersen. Si Girmay l’emporte et que Pedersen finit hors du top 10, l’écart fond de moitié. Si Pedersen échoue à marquer et que ses rivaux raflent les points disponibles, le maillot vert change d’épaules jeudi soir. Chaque sprint reste décisif pour la hiérarchie du classement par points.
Merlier a déjà gagné deux fois sur ce Tour. Girmay a montré sa pointe de vitesse. Pedersen défend son maillot. Il ne peut se permettre une défaillance.
Philipsen cherche enfin son sprint
Jasper Philipsen - lui, n’a encore rien gagné sur ce Tour 2026. Le coureur a pourtant occupé des positions favorables lors des sprints précédents, mais n’a pas réussi à s’imposer. Sa pointe de vitesse reste redoutable, son équipe contrôle les finales, mais le timing n’a jamais été le bon.
Nevers offre une nouvelle chance. Un parcours sans piège, un final large, une arrivée taillée pour lui. S’il ne gagne pas mercredi, jeudi reste une option: l’étape 12 propose le même menu. Mais après, les Alpes ferment la fenêtre. Philipsen le sait. Olav Kooij aussi, qui rôde dans les roues depuis dix jours sans jamais conclure.
Un parcours sans piège
Le peloton quittera Vichy en longeant l’Allier sur 57 kilomètres - direction nord. La côte de Billonnière (1 km à 4,9 % ) ne cassera rien. La côte de Billy-Chévannes (1,5 km à 6 % ) arrive 40 kilomètres avant l’arrivée, trop tôt, trop loin. Le parcours s’aplatit ensuite jusqu’à Guérigny, puis bascule plein sud pour les 13 derniers kilomètres jusqu’à Nevers.
Les équipes de sprinteurs contrôleront. Les échappés du matin seront repris. Le sprint final décidera.
Nevers, quatrième fois
Nevers accueille le Tour pour la quatrième fois. Eric Leman y a gagné en 1971, Guido Bontempi en 1986, Alessandro Petacchi en 2003. Tous au sprint. La tradition se poursuivra.
Vichy n’avait reçu le Tour qu’une seule fois, en 1952 - avec une victoire de Fiorenzo Magni au contre-la-montre. Soixante-quatorze ans plus tard, la ville thermale accueille un départ, pas une arrivée.
Dernières chances avant la montagne
L’étape 12 reliera jeudi le circuit de Nevers Magny-Cours à Chalon-sur-Saône sur 179,1 kilomètres. Encore du plat. Encore un sprint attendu. Puis les Alpes arrivent. Vendredi, samedi, dimanche: trois étapes de montagne où le maillot vert ne se joue plus au sprint mais à l’endurance, où les sprinteurs survivent en bus et où les points se distribuent au sommet des cols.
Pedersen, Girmay et Merlier le savent: mercredi et jeudi sont leurs deux dernières occasions de modifier la hiérarchie avant que le terrain ne se dresse contre eux. Les points d’aujourd’hui et de demain constituent leur dernière cartouche avant que le classement par points ne se fige. Après, il faudra tenir, limiter les dégâts, espérer que les rivaux craquent dans les cols. Mais gagner? Ce sera fini jusqu’aux Champs-Élysées.
Tadej Pogačar garde le maillot jaune. Jonas Vingegaard et Remco Evenepoel regardent la route. Pedersen, Girmay, Merlier regardent la roue adverse. Le reste du peloton regarde passer.
► Lire aussi: Tour de France 2026: Vichy, Nevers, étape 11 pour les sprinteurs