Tour de France 2026 : Dole-Belfort, 205,8 km pour audacieux
La plus longue étape du Tour 2026 se jouera sur les routes du Jura et le mythique col alsacien
Le vendredi 17 juillet 2026, la 13e étape relie Dole à Belfort sur 205,8 kilomètres. Profil atypique 140 km de plat, puis le Ballon d'Alsace à 30 km de l'arrivée et une bosse finale à 5 km de la ligne.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
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1905
Première du Ballon d'Alsace
Le col apparaît pour la première fois dans le Tour comme premier grand sommet [^f44]
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1978
Dernière arrivée à Belfort
Marc Demeyer s'impose. Il faudra attendre 48 ans pour revoir une arrivée d'étape dans la ville [^f34]
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17 juil. 2026
Étape 13 : Dole-Belfort
205,8 km, départ 13h00, arrivée prévue 17h46. Le Ballon d'Alsace sera franchi pour la 12e fois [^f9][^f1][^f5][^f6][^f35]
Christian Prudhomme se tient devant la carte. Il pointe le tracé. Dole, Belfort, 205,8 kilomètres entre les deux. La plus longue étape du Tour 2026. Il parle lentement, les mains qui dessinent le profil dans l’air. « Profil atypique » - dit-il. Traduction: une étape pour les audacieux.
Le vendredi 17 juillet 2026 - le peloton partira de Dole à 13h00. Arrivée prévue à Belfort vers 17h46. Entre les deux: 2 400 mètres de dénivelé - des routes plates pendant 140 kilomètres - puis deux cols et une bosse finale qui changeront tout.
Le Ballon d’Alsace, juge de paix
Prudhomme insiste sur un nom: le Ballon d’Alsace. 8,8 km à 6,9%. Catégorie 1. « Le premier grand sommet de l’histoire du Tour de France dès 1905″ - rappelle-t-il. 121 ans après - le col revient. C’est là, dit Prudhomme, qu' »il sera possible de faire la différence pour plonger en vainqueur sur Belfort ».
Son sommet sera à une trentaine de kilomètres de l’arrivée. Pas assez loin pour que les grimpeurs s’envolent. Pas assez proche pour que les sprinteurs survivent. Thierry Gouvenou - le directeur de course, résume: « Tous les scénarios sont possibles ».
Avant le feu d’artifice: 140 km de patience
Les 140 premiers kilomètres traversent le Jura, le Doubs et la Haute-Saône. Routes plates, légèrement vallonnées. Les favoris économisent. Les baroudeurs réfléchissent. À 50 kilomètres de l’arrivée - le Col des Croix lance les hostilités: 5,2 km à 4,8%. Pas de quoi casser le peloton. Juste de quoi l’échauffer.
Puis vient le Ballon. Après la descente, une dernière rampe de 800 mètres à 8% surgit à cinq kilomètres de la ligne. Une embuscade pour puncheurs. Un piège pour ceux qui ont tout donné dans le col.
Belfort, ville-arrivée pour la première fois depuis 1978
Belfort accueille le Tour pour la 33e fois. Mais une arrivée d’étape, c’est une première depuis 1978.
Prudhomme qualifie cette étape de « classique du Tour ». Il mentionne aussi Mélisey, le fief de Thibaut Pinot - traversé par le peloton. Un clin d’œil à l’enfant du pays. Dole, elle, sera ville-étape pour la 4e fois.
« Chance en or aux audacieux »
Gouvenou résume le profil recherché: « un bon grimpeur mais aussi un bon rouleur ». Pas un pur montagnard. Pas un sprinteur non plus. Un baroudeur capable de souffrir dans le Ballon, de descendre vite, de relancer dans la bosse finale, et de tenir jusqu’à Belfort.
Prudhomme conclut par une formule: « chance en or aux audacieux ». Les routes sinueuses du final, avec un virage à 90 degrés à 300 mètres de la ligne - feront le reste. Ceux qui hésitent perdront. Ceux qui attaquent gagneront peut-être.
Rendez-vous le 17 juillet. Départ à 13h00. Le reste s’écrira sur la route.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (12)
« C’est en allant chercher le Ballon d’Alsace, 121 ans après la première étape de montagne du Tour »
belfort.fr ↗ ↩
« Christian Prudhomme a insisté sur l'importance historique du Ballon d'Alsace, grimpé 121 ans après sa première apparition dans le Tour, et a indiqué que c'est là que "il sera possible de faire la différence pour plonger en vainqueur sur Belfort". »
letour.fr ↗ ↩
« Son sommet sera situé à une trentaine de kilomètres de l'arrivée à Belfort. »
letour.fr ↗ ↩
« Longueur 205.8 km »
letour.fr ↗ ↩
« D+ 2400 m »
letour.fr ↗ ↩
« Prudhomme a souligné le caractère stratégique de cette étape, la décrivant comme ayant un "profil atypique" qui favorisera les baroudeurs. »
letour.fr ↗ ↩
« Thierry Gouvenou, le directeur de course, a ajouté que cette étape requiert d'être un bon grimpeur mais aussi un bon rouleur pour s'imposer, et que "tous les scénarios sont possibles". »
letour.fr ↗ ↩
« Christian Prudhomme a qualifié cette étape de "classique du Tour" pour Belfort, qui accueillera pour la 33e fois la Grande Boucle, mais pour la première fois une arrivée depuis 1978. »
belfort.fr ↗ ↩
« Christian Prudhomme a qualifié cette étape de "classique du Tour" pour Belfort, qui accueillera pour la 33e fois la Grande Boucle, mais pour la première fois une arrivée depuis 1978. »
belfort.fr ↗ ↩
« Après la descente du Ballon d'Alsace, une dernière rampe de 800 mètres à 8 % est positionnée à environ cinq kilomètres de la ligne d'arrivée, offrant une ultime opportunité aux puncheurs. »
letour.fr ↗ ↩
« Après la descente du Ballon d'Alsace, une dernière rampe de 800 mètres à 8 % est positionnée à environ cinq kilomètres de la ligne d'arrivée, offrant une ultime opportunité aux puncheurs. »
letour.fr ↗ ↩
« Les derniers kilomètres s'annoncent piégeux, avec une route sinueuse et un virage à droite à 90 degrés à seulement 300 mètres de la ligne d'arrivée. »
letour.fr ↗ ↩
