Le Tour de France Femmes s’élance samedi en Suisse avec le Ventoux au programme
La 5e édition débute le 1er août à Lausanne et culmine au sommet du géant de Provence le 7 août
Le peloton féminin s'attaque samedi à neuf jours de course et 1 175 kilomètres, avec un défi inédit l'ascension du Mont Ventoux, mythique sommet du Tour masculin jamais gravi en compétition féminine professionnelle.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Ascension historique du Ventoux
Première fois qu'une course féminine professionnelle se termine au sommet du géant de Provence (1 910 m), col mythique du Tour masculin depuis des décennies.
Duel Vollering-Ferrand-Prévot
La vainqueure du Giro 2026 affronte la tenante du titre sur un parcours taillé pour les grimpeuses, avec 18 795 m de dénivelé positif cumulé.
Format record de 9 étapes
Plus longue édition jamais organisée du Tour de France Femmes, avec une journée supplémentaire pour construire le suspense avant la finale niçoise.
Internationalisation de l'épreuve
Premier Grand Départ en Suisse, affirmant l'ambition européenne de la course et son autonomie par rapport au calendrier masculin.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
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1er août
Grand Départ à Lausanne
Première étape suisse (138 km) pour les sprinteuses, marquant le premier départ hors de France de l'histoire du Tour Femmes.
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4 août
Contre-la-montre bourguignon
21 km entre Gevrey-Chambertin et Dijon, premier test individuel pour les favorites du classement général.
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7 août
Ascension du Mont Ventoux
Étape-reine de 146,8 km avec arrivée au sommet à 1 910 m d'altitude, montée finale de 15,7 km à 8,8 %.
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9 août
Finale à Nice
Dernière étape de montagne (99,2 km) avec plusieurs passages du col d'Èze pour désigner la lauréate.
Le peloton s’élance samedi matin de Lausanne. Première fois que le Tour de France Femmes démarre hors de France. Les coureuses traversent la Suisse sur deux étapes avant de basculer en Bourgogne.
Cette 5e édition couvre 1 175 kilomètres en neuf étapes, du 1er au 9 août 2026. Le parcours, dévoilé le 23 octobre 2025 au Palais des Congrès de Paris, affiche un dénivelé positif total de 18 795 mètres. Record pour l’épreuve.
Le Ventoux, point culminant
Le vendredi 7 août, la 7e étape relie La Voulte-sur-Rhône au sommet du Mont Ventoux. 146,8 kilomètres et 3 565 mètres de dénivelé. L’ascension finale grimpe sur 15,7 kilomètres à 8,8 % jusqu’à 1 910 mètres d’altitude. Le géant de Provence, col mythique du Tour masculin, n’avait jamais accueilli une arrivée du cyclisme féminin professionnel.
Marion Rousse, directrice du Tour de France Femmes, assume l’ambition du tracé. Après la Super Planche des Belles Filles en 2022 et le Tourmalet en 2023, le Ventoux s’inscrit dans une montée en puissance. La bataille du classement général se joue sur ce sommet.
Vollering contre Ferrand-Prévot, le duel de l’été
Demi Vollering, vainqueure du Giro d’Italia Women 2026, débarque avec le statut de grande favorite. La coureuse excelle dans les longues ascensions et possède un coup de pédale destructeur dans les pentes à plus de 8 %. Face à elle, Pauline Ferrand-Prévot, tenante du titre, qui devra confirmer sa supériorité de 2025 sur un parcours encore plus sélectif. Le duel se nouera sur le Ventoux: Vollering privilégiera un rythme constant et élevé pour user ses adversaires, tandis que Ferrand-Prévot misera sur des accélérations sèches dans les derniers kilomètres. Leur confrontation directe déterminera la hiérarchie du classement général.
Les autres prétendantes: Kasia Niewiadoma, Marlen Reusser, Paula Blasi, et Elisa Longo Borghini. Anna van der Breggen complète le tableau des favorites. La délégation française mise sur un collectif solide pour rivaliser.
Un parcours sélectif en trois actes
Le tracé se découpe en trois séquences. D’abord, deux étapes suisses plates (Lausanne-Lausanne 138 km, Aigle-Genève 147,9 km) pour les sprinteuses. Puis la bascule en France avec une étape accidentée Genève-Poligny (156,5 km) et un contre-la-montre individuel de 21 kilomètres entre Gevrey-Chambertin et Dijon. Les grimpeuses prennent le pouvoir dans le Massif central et les Alpes.
Le parcours traverse trois massifs (Jura, Massif central, Alpes) et deux pays. Trois étapes de plaine, trois accidentées, deux de montagne dont le Ventoux. La finale autour de Nice le 9 août propose plusieurs ascensions du col d’Èze.
Premier départ hors de France, signal d’ambition
Le Grand Départ de Lausanne marque un tournant symbolique. En s’exportant en Suisse, le Tour de France Femmes affirme son statut de course internationale et non plus d’épreuve exclusivement hexagonale. Ce choix géographique ouvre la voie à de futures éditions démarrant depuis d’autres pays européens, sur le modèle du Tour masculin. La région offre également un cadre médiatique favorable, avec une couverture télévisuelle étendue et un public cycliste acquis à la cause du peloton féminin. Ce départ à l’étranger concrétise l’ambition affichée par Marion Rousse de faire du Tour Femmes une épreuve de référence mondiale, au même titre que le Giro ou la Vuelta.
Un format record de neuf étapes
Neuf étapes, contre huit maximum les années précédentes. Une journée de plus pour construire le suspense. Une journée de plus pour fatiguer les organismes avant le Ventoux. Depuis la renaissance de l’épreuve en 2022, le Tour de France Femmes affirme son identité propre. Le Ventoux n’est pas un hommage nostalgique au passé: c’est un marqueur d’ambition pour le peloton féminin.
La géographie du parcours concentre le spectacle sur l’arc alpin et provençal. Choix assumé par ASO pour maximiser le dénivelé, mais qui laisse de côté des régions cyclistes historiques du nord et de l’est de la France.
Les équipementiers rivalisent d’innovations, avec des machines aux couleurs inattendues pour marquer l’édition.
Le compteur s’enclenche samedi matin à Lausanne. Le Ventoux attend, cinq jours plus tard.
