Trafic de drogue à Châteaubriant : le bar Le Central fermé définitivement, deux hommes écroués
Huit personnes présentées au parquet de Nantes après le démantèlement d’un réseau de stupéfiants implanté dans un bar-PMU du centre-ville.
La gendarmerie de Châteaubriant a mis fin à six mois de trafic de stupéfiants le 22 juin. Le bar PMU Le Central fait l’objet d’une fermeture judiciaire définitive. Sa gérante a été condamnée à 9 mois de prison avec sursis. Deux suspects ont été placés en détention provisoire dans l’attente de leur procès en septembre.
L’essentiel
- Fait 1 : Un trafic de stupéfiants démantelé le 22 juin 2026 à Châteaubriant après six mois d’enquête.
- Fait 2 : Deux suspects, Kazal et Oussama, placés en détention provisoire le 26 juin par le tribunal de Nantes. Leur procès renvoyé à septembre 2026.
- Fait 3 : Le bar PMU Le Central fermé définitivement sur ordre du tribunal ; sa gérante condamnée à 9 mois de prison avec sursis pour complicité.
Ce qui s’est passé
Un réseau de revente de stupéfiants, actif depuis février 2024, a été démantelé le 22 juin à Châteaubriant, selon la gendarmerie. Les militaires de la brigade de recherches ont mené six mois d’investigations avant d’intercepter les revendeurs. Le point de vente s’était installé dans le bar PMU Le Central, rue Aristide-Briand, après avoir été chassé des rues de Couëré et de la Grand-Rue. Il s’était ensuite déplacé rue du Pélican, à l’arrière de l’établissement.
Huit personnes ont été présentées au parquet de Nantes le vendredi 26 juin. Parmi elles, deux hommes, identifiés comme Kazal et Oussama, suspectés d’être à la tête du trafic, ont été placés en détention provisoire. La présidente du tribunal correctionnel de Nantes a renvoyé leur procès en comparution immédiate au mois de septembre 2026. Le parquet avait requis le maintien en détention.
Le bar Le Central fermé définitivement
Le tribunal de Nantes a ordonné la fermeture judiciaire définitive du bar PMU Le Central. L’établissement servait de base arrière au trafic. Sa gérante a été condamnée le 26 juin à neuf mois de prison avec sursis pour complicité. Selon Presse Océan, elle n’a pas fait appel. La fermeture est immédiate et définitive.
Le dossier révèle l’ampleur du réseau : 79 clients-consommateurs ont été identifiés lors des investigations. Ils feront l’objet de convocations pénales dans les prochains mois.
Contexte dans la Loire-Atlantique
Châteaubriant, commune de près de 12 000 habitants, n’avait pas connu de démantèlement d’une telle ampleur depuis plusieurs années. Le département de Loire-Atlantique, et particulièrement l’est du territoire, est régulièrement confronté à des trafics de stupéfiants de proximité, souvent liés à des commerces de centre-ville. La gendarmerie et le parquet de Nantes multiplient les opérations visant les points de vente installés dans des bars ou des épiceries. Ce dossier illustre la stratégie judiciaire de fermeture administrative des établissements complices, déjà appliquée à Nantes et Saint-Nazaire.
Prochaine étape
Le procès des deux suspects écroués, Kazal et Oussama, se tiendra en septembre 2026 devant le tribunal correctionnel de Nantes. En attendant, les investigations se poursuivent pour identifier d’éventuels complices. Les 79 consommateurs convoqués devront répondre de leurs achats devant la justice.