Trafic de puffs au collège Rosa-Bonheur : pressions sur des élèves au Châtelet-en-Brie
Familles et élèves dénoncent des pressions liées à un trafic de cigarettes électroniques jetables rectorat, gendarmerie et parquet de Melun alertés.
Au collège Rosa-Bonheur du Châtelet-en-Brie (Seine-et-Marne), plusieurs familles signalent des pressions exercées par des collégiens plus âgés dans le cadre d'un trafic de puffs. Le rectorat de Créteil, la gendarmerie et le parquet de Melun assurent suivre la situation, selon Le Parisien et le journaliste @watatsumiLP.
Au collège Rosa-Bonheur du Châtelet-en-Brie (Seine-et-Marne), plusieurs familles et élèves dénoncent des pressions exercées par des collégiens plus âgés autour d’un trafic de cigarettes électroniques jetables, les « puffs ». L’affaire a été rendue publique le 22 mai 2026 par Le Parisien, qui cite le témoignage d’un parent : « Mon fils est tétanisé ». Le rectorat de Créteil, la gendarmerie et le parquet de Melun ont été alertés et assurent suivre la situation.
L’essentiel
- Établissement : collège Rosa-Bonheur, Le Châtelet-en-Brie (77), environ 560 élèves, académie de Créteil.
- Faits dénoncés : pressions de collégiens plus âgés sur des élèves plus jeunes pour la vente ou l’achat de puffs, selon plusieurs familles.
- Autorités saisies : rectorat de Créteil, gendarmerie locale et parquet de Melun, qui assurent « suivre la situation » (Le Parisien, 22/05/2026).
- Point de vente suspecté : une épicerie est mentionnée comme possible lieu d’approvisionnement, selon Le Parisien.
- Cadre légal : les puffs sont interdites à la vente et à la distribution en France depuis la loi du 24 février 2025.
Ce que les familles dénoncent
Selon Le Parisien du 22 mai 2026, des élèves sont accusés de « forcer la vente » de puffs à des plus jeunes. Plusieurs parents ont témoigné de l’état de stress de leurs enfants. L’un d’eux résume : « Mon fils est tétanisé ». La principale du collège, Mme Chantoiseau, a été informée de la situation, toujours selon le quotidien.
Le journaliste @watatsumiLP, qui couvre la Seine-et-Marne, a relayé l’affaire sur X :
Une épicerie est également citée par Le Parisien comme possible point d’approvisionnement en puffs pour les collégiens. Aucun commerce n’a été formellement mis en cause à ce stade, et aucun communiqué officiel des autorités n’a été publié.
La réponse des autorités
Le rectorat de Créteil, la gendarmerie et le parquet de Melun ont tous été alertés et indiquent suivre la situation, selon Le Parisien et le journaliste @watatsumiLP. Ni la mairie du Châtelet-en-Brie - dirigée par le maire Alain Mazard - , ni le rectorat, ni la gendarmerie n’ont publié de communiqué officiel à ce jour. Aucune date d’audience ou de convocation judiciaire n’a été communiquée.
Des affaires similaires ont déjà conduit à des interpellations ailleurs en France. En avril 2026 dans le Calvados, deux jeunes avaient été interpellés pour un trafic de cigarettes électroniques jetables à proximité d’un collège, selon le site actu.fr. Les parquets de province sont de plus en plus sollicités sur des faits impliquant des mineurs.
Un produit interdit, un marché parallèle
Les puffs sont interdites à la vente, à la distribution et à l’offre gratuite en France depuis la loi du 24 février 2025, publiée au Journal officiel et consultable sur Légifrance. Cette interdiction, effective progressivement, crée de facto un marché parallèle, notamment autour des établissements scolaires.
Le phénomène n’est pas propre à la Seine-et-Marne. Des signalements similaires ont été recensés dans plusieurs départements depuis l’entrée en vigueur de la loi. La pression sur des élèves plus jeunes constitue un aspect supplémentaire signalé ici, qui justifie l’implication du parquet au-delà du seul volet commercial. Des actions de sensibilisation aux risques liés aux addictions se multiplient également dans d’autres territoires.
Contexte dans la Seine-et-Marne
Le Châtelet-en-Brie est une commune de Seine-et-Marne d’environ 4 207 habitants (INSEE, données 2022), située à une quarantaine de kilomètres au sud-est de Paris. Le collège Rosa-Bonheur, seul établissement secondaire de la commune, accueille environ 560 élèves répartis sur 22 divisions, selon les données officielles du ministère de l’Éducation nationale et le site de l’établissement.
La Seine-et-Marne, département le plus étendu d’Île-de-France, concentre des tensions régulières autour des établissements scolaires en zone périurbaine et rurale. Ce type d’affaire - trafic de produits interdits entre collégiens, avec pression sur les plus jeunes - est traité au niveau du parquet de Melun, compétent pour l’ensemble du département.
La mairie n’a pas encore fait de déclaration publique sur ce dossier.
Prochaine étape
Le parquet de Melun et la gendarmerie assurent suivre la situation, sans préciser les suites procédurales envisagées. La direction du collège Rosa-Bonheur n’a pas communiqué publiquement sur d’éventuelles mesures internes.
Sources
- Le Parisien : « Mon fils est tétanisé » : trafic de puffs au collège, des élèves accusés de forcer la vente aux plus jeunes
- X / @watatsumiLP : Tweet @watatsumiLP sur le trafic de puffs au collège Rosa-Bonheur
- Ministère de l'Éducation nationale : Collège Rosa-Bonheur – Annuaire Éducation nationale
- Vie-publique.fr : Interdiction des puffs – loi du 24 février 2025