Transfert d’Arthur Coville : le président du RC Vannes espère un accord rapide
Alors que la finale de Pro D2 approche, le feuilleton autour du demi de mêlée, qui a signé un précontrat avec Vannes avant de vouloir rester à Provence, semble en passe de trouver une issue.
À quelques jours de la finale de Pro D2 entre le RC Vannes et Provence Rugby, le président vannetais a confié espérer une résolution rapide du dossier Arthur Coville. Le demi de mêlée, sous contrat avec Vannes depuis l'automne 2025, souhaite désormais rester à Aix-en-Provence.
L’essentiel
- Précontrat signé en 2025 : Arthur Coville a signé un engagement de trois ans avec le RC Vannes à l’automne 2025.
- Revirement : Le joueur a changé d’avis et souhaite rester à Provence Rugby pour des raisons personnelles.
- Indemnité de 250 000 € : Pour se libérer, Coville devrait payer une indemnité estimée à plus de 250 000 euros.
- Appel du président : Le président du RC Vannes espère trouver un accord dans les prochains jours pour clore l’épisode.
Un feuilleton qui empoisonne la préparation de la finale
Depuis plusieurs semaines, le dossier Arthur Coville agite la Pro D2. Le demi de mêlée de Provence Rugby, âgé de 25 ans, a signé un précontrat de trois ans avec le RC Vannes à l’automne 2025. Mais récemment, il a fait savoir qu’il souhaitait finalement rester dans les Bouches-du-Rhône pour des raisons personnelles. Pour se libérer, il devrait verser une indemnité de plus de 250 000 euros à son futur (ex‑?) employeur.
Cette situation a créé des tensions avant la finale de Pro D2 qui opposera les deux clubs samedi au Stade de France. Le match est décisif pour le titre et l’accession au Top 14, une perspective qui rend chaque déclaration scrutée avec attention.
Les positions se durcissent entre Vannes et Provence
L’entraîneur vannetais Jean-Noël Spitzer a tenu un discours ferme : « Il a signé un contrat, il sera au RC Vannes », a-t-il déclaré, cité par L’Équipe. En face, le manager de Provence Rugby, Philippe Saint-André, a minimisé ces propos, estimant que le dossier est plus complexe et que tout n’est pas joué, rapporte le quotidien sportif.
De son côté, le président du RC Vannes a exprimé l’espoir d’un dénouement proche. Interrogé par Breizh Rugby, il a confié : « J’espère qu’on trouvera un accord dans les prochains jours pour mettre fin à l’épisode Arthur Coville. » Selon La Provence, Provence Rugby étudie le rachat de la clause de dédit pour conserver le joueur. Le montant, supérieur à 250 000 euros, est un obstacle important mais pas insurmontable.
Contexte dans le Morbihan
Le RC Vannes, club historique du Morbihan, a connu une progression fulgurante ces dernières années. Porté par un budget en forte hausse (lire notre article sur l’augmentation du budget), il ambitionne une montée en Top 14 qui serait une première pour un club breton. La finale de samedi est peut‑être l’occasion de concrétiser ce rêve. Le rugby breton, souvent associé au RCV, bénéficie d’un engouement croissant, comme en témoigne la programmation d’un match de l’équipe de France XV à Vannes le 19 juin (première historique).
Une finale à hauts risques pour les deux camps
Au‑delà du feuilleton Coville, la finale revêt un enjeu sportif immense. Le RC Vannes, après une saison solide, veut décrocher le titre et l’accession. Provence Rugby, de son côté, espère également rejoindre l’élite. Le père d’Arthur Coville, François Coville, ancien président du RC Vannes, vit cette rencontre avec ambivalence. Dans Ouest‑France, il confie : « Je ne peux pas perdre samedi soir », partagé entre son attachement au club breton et le sort de son fils.
Les négociations sur l’avenir d’Arthur Coville devraient se poursuivre après la finale. Une issue favorable pour Vannes pourrait débloquer la situation, mais un refus de Provence de céder le joueur compliquerait le dossier. D’ici là, les supporters des deux bords retiennent leur souffle.
Prochaine étape
La finale de Pro D2 se joue samedi 20 juin 2026 au Stade de France. Les discussions autour du transfert d’Arthur Coville reprendront dès le lendemain, avec l’espoir d’un accord avant le début du mercato estival.

