Transition énergétique : le chantier de géothermie lancé à Serres-Castet
Le secrétaire général de la préfecture a lancé les travaux d’un système de géothermie de surface sur le site du Crédit Agricole, porté par CAPGEN et Arverne.
Le 30 juin 2026, le secrétaire général de la préfecture des Pyrénées-Atlantiques a officiellement lancé le chantier d’un système de géothermie à Serres-Castet. Le projet, porté par CAPGEN et Arverne, vise à produire une énergie locale et décarbonée pour le site du Crédit Agricole.
L’essentiel
- Date de lancement : 30 juin 2026 à Serres-Castet.
- Acteurs : CAPGEN (Crédit Agricole) et Arverne, coentreprise créée en septembre 2025.
- Chiffres clés : 25 sondes à 200 m de profondeur, mise en service octobre 2026, économie de 319,5 MWh et 35,6 t CO2 par an.
Le secrétaire général de la préfecture des Pyrénées-Atlantiques, Samuel Gesret, a officiellement lancé le chantier de géothermie le 30 juin 2026 à Serres-Castet. Le projet se déroule sur le site du Crédit Agricole Pyrénées Gascogne.
Un partenariat régional inédit
Le projet est porté par la coentreprise CAPGEN (Crédit Agricole Pyrénées Gascogne Énergies Nouvelles) et le groupe Arverne. Selon le communiqué d’Arverne, cette coentreprise a été constituée en septembre 2025. L’inauguration s’est déroulée en présence de Paul Carite, directeur général du Crédit Agricole Pyrénées Gascogne, de Pierre Brossollet, PDG d’Arverne, et de Jérôme Marbot, maire de Pau et président de la communauté d’agglomération Pau Béarn Pyrénées.
Un modèle de tiers-investissement
L’installation fonctionne sur le principe du tiers-investissement. Le client (le Crédit Agricole) ne paie pas l’installation initiale, mais souscrit un abonnement sur une durée de 10 à 25 ans, selon le site Euro-énergie. Ce modèle permet de lever le frein financier pour les entreprises. Dans un contexte de changement climatique, d’autres départements comme la Lozère imposent des restrictions sur les travaux agricoles en raison du risque d’incendie.
Un gain énergétique chiffré
Le système de géothermie de surface captera la chaleur du sous-sol grâce à 25 sondes verticales forées à 200 mètres de profondeur. Selon Arverne, la mise en service est prévue pour octobre 2026. L’installation produira du chaud et du froid décarbonés, permettant d’économiser 319,5 MWh d’énergie et d’éviter 35,6 tonnes de CO2 par an. L’ancienne chaudière biomasse du site sera donnée à une crèche de la communauté d’agglomération Pau Béarn Pyrénées, précise Euro-énergie.
Contexte dans les Pyrénées-Atlantiques
Ce projet s’inscrit dans la stratégie de transition énergétique du département des Pyrénées-Atlantiques. Le territoire, qui compte environ 690 000 habitants, cherche à diversifier ses sources d’énergie renouvelable. La géothermie de surface reste peu développée dans la région, mais ce chantier pourrait servir de modèle pour d’autres sites tertiaires, selon la préfecture. Alors que d’autres départements, comme la Vendée, mettent en place des restrictions face à la canicule, ce type d’installation vise à réduire la dépendance aux énergies fossiles.
Les travaux de forage ont débuté fin juin. La prochaine étape est la mise en service du système, annoncée pour octobre 2026.