Trump licencie les 24 sages de la science américaine par un courriel
La Maison-Blanche dissout le conseil créé en 1950 pour protéger la recherche fédérale des alternances politiques. L'Europe en récolte déjà les talents.
Le 25 avril 2026, vingt-quatre membres du National Science Board reçoivent un courriel laconique. La science américaine perd son garde-fou historique.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Un conseil créé en 1950 effacé par un courriel
Les 24 membres du National Science Board, garants statutaires de l'indépendance de la recherche fédérale depuis le National Science Foundation Act de 1950, ont été licenciés simultanément en dépit de mandats fixes de six ans inscrits dans la loi.
Une NSF déjà exsangue
Plus de 30 % des effectifs perdus depuis janvier 2025, 1 400 subventions annulées, siège cédé à une autre agence : la dissolution du conseil parachève le démantèlement.
Le Congrès vote, l'exécutif débranche
Le Congrès a ramené la coupe de 55 % à 3,4 %. En supprimant le conseil chargé d'approuver les budgets internes et la stratégie de l'agence, l'exécutif contourne non pas le vote, mais la gouvernance scientifique elle-même.
L'Europe attire les talents
41 chercheurs américains rejoignent la France via Choose France for Science. 75,3 % des scientifiques américains interrogés envisagent de partir.
Un investisseur biotech sans formation scientifique pour piloter seul
Jim O'Neill, capital-risqueur sans doctorat, serait le premier directeur non-scientifique de la NSF. Avec un conseil dissous, il déciderait seul d'un budget de plusieurs milliards, au risque de marginaliser mathématiques, physique et ingénierie.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- 24 membres du National Science Board licenciés simultanément le 25 avril 2026.
- La NSF distribue environ 9 milliards de dollars par an et finance un quart de la recherche fondamentale américaine.
- Le Congrès a refusé la coupe de 55 % proposée par Trump et l'a limitée à 3,4 %.
- 41 scientifiques venus des États-Unis ont rejoint la France via Choose France for Science.
- 75,3 % des scientifiques américains interrogés par Nature envisagent de quitter le pays.
Marvi Matos Rodriguez relit un rapport de 80 pages quand le courriel tombe [1]. « Au nom du président Donald J. Trump, je vous informe que votre poste de membre du National Science Board est terminé, avec effet immédiat. » [2] Vendredi 25 avril 2026, milieu de journée [3]. Pas d’explication. Pas d’appel. Pas de signature autre que celle du Bureau du personnel présidentiel [4].
Au même moment, d’autres scientifiques américains reçoivent le même message. Les 22 membres en poste du conseil qui supervise la National Science Foundation sont congédiés en bloc [5][6]. L’agence distribue chaque année environ 9 milliards de dollars de financements fédéraux à la recherche [7] et finance un quart de la recherche fondamentale américaine [8].
Dan Reed, ancien président du conseil de 2022 à 2024 [9], n’a jamais vu ça. « This action to dismiss the NSB is unprecedented. » [10] La phrase est sèche. Elle dit l’essentiel: un conseil créé en 1950 [11] vient d’être effacé par un email.
Un garde-fou conçu en 1945, gravé dans la loi en 1950
Le National Science Board n’est pas un comité décoratif. Le rapport de Vannevar Bush, en 1945 [12], avait posé une exigence: la science fédérale doit être « insulated from political pressure » [13]. Cinq ans de bataille au Congrès [14] ont abouti, sous la signature du président Truman [15], au National Science Foundation Act, codifié au titre 42 du U.S. Code [16][17]. Le texte fixe une architecture singulière: vingt-quatre sièges [18], des mandats de six ans [19], des nominations échelonnées tous les deux ans [19]. La loi impose qu’ils soient choisis « solely on the basis of established records of distinguished service » [20], et confie au directeur et au conseil le soin d’arrêter conjointement la stratégie de l’agence, d’approuver son budget et d’autoriser ses programmes majeurs [21].
C’est précisément cette architecture qui distingue la NSF des autres agences fédérales, dont les dirigeants servent à la discrétion du président [22]. La question juridique, désormais centrale, est de savoir si la Maison-Blanche pouvait révoquer en bloc des membres dotés statutairement d’un mandat fixe et nommés sur des critères de mérite. Le statut de 1950 ne prévoit pas de procédure de révocation collective ni de motif explicite de démission forcée - un silence qui, selon plusieurs sources, fragilise la décision de l’administration. Le contentieux paraît inévitable.
Marvi Matos Rodriguez, nommée en 2022 [1], l’avait dit au Washington Post avant son licenciement: « L’idée des mandats de six ans, c’est de pouvoir accomplir quelque chose de significatif, d’impactant, et d’aller au-delà des alternances politiques. » [23] L’intention est désormais lettre morte.
Le précédent qui a froissé l’administration
Keivan Stassun, astrophysicien à Vanderbilt et membre depuis 2022 [25], a sa théorie. En mai 2025, le conseil avait pris la rare initiative de critiquer publiquement la proposition présidentielle de couper le budget de la NSF de 55 % [26][27]. Une voix officielle, gravée dans un communiqué. Pour Stassun, le geste a « froissé » l’administration [28].
Onze mois plus tard, l’administration répond. Pas par un débat. Par un courriel. Stassun parle d’une « wholesale evisceration of American leadership in science and technology globally » [29]. Roger Beachy, biologiste à Washington University [30], pose la question qui reste: « Where will advice come from? Who will help with what is the future of science in this nation? » [31]
Sans précédent - ou presque
Dan Reed parle de geste « sans précédent ». La formule mérite d’être pesée. En 2025, l’administration a révoqué les 17 membres du Advisory Committee on Immunization Practices [32] et supprimé 14 comités consultatifs à la NSF [33][34]. Mais aucune de ces opérations n’avait visé un conseil créé par une loi du Congrès, doté de mandats fixes inscrits dans le U.S. Code et chargé statutairement d’approuver les budgets de l’agence. C’est cette singularité qui rend le geste du 25 avril sans équivalent.
Le budget: ce que le Congrès a sauvé, ce que Trump réclame encore
Donald Trump propose de ramener le budget de la NSF à 4 milliards de dollars [35] pour l’exercice 2027, contre 8,8 milliards effectivement disponibles en 2026 [36]. Une coupe de 54,5 % [37]. Le détail fait mal. Les sciences mathématiques et physiques passeraient de 1,56 milliard à 515 millions [38][39]. L’ingénierie chuterait de 749 millions à 185 millions [40][41] - une amputation de 75 % [42]. Les sciences biologiques perdraient 72 % de leur financement [43].
Le Congrès a freiné. Début janvier 2026, la Chambre et le Sénat ont refusé la coupe de 55 % et l’ont ramenée à 3,4 % [44][45][46]. La NSF, dotée d’un budget voté de 9,06 milliards de dollars avant arbitrage [47], a vu son enveloppe rognée de 300 millions [48], soit les 8,8 milliards effectifs de l’exercice 2026 [36] - les chiffres ronds parfois cités à 9 milliards [7] sont des arrondis journalistiques sur ce même périmètre. La Nasa a été amputée de 1,1 % [49] au lieu des 47 % réclamés [50]. Les NIH ont même vu leur dotation augmentée de 415 millions [51]. Le pouvoir législatif a tenu.
Le Congrès vote, l’exécutif débranche
Mais le pouvoir exécutif vient de retirer ses interlocuteurs scientifiques. Le mécanisme est plus subtil qu’un bras de fer budgétaire: le Congrès contrôle l’argent, l’exécutif contrôle désormais qui en surveille l’usage. Or, par le statut de 1950, le National Science Board approuve les budgets internes de la NSF, autorise ses programmes majeurs et arrête sa stratégie [21]. Sans conseil, ces décisions remontent à un seul interlocuteur: le directeur de l’agence, nommé par le président.
Victor McCrary, ancien membre du conseil [52], lâche un détail qui éclaire l’enchaînement: « We were told that those plans were solely going to be with NSF leadership. And leadership was told not to share this with anybody else, including the board. » [53] Le conseil ne devait plus voir les plans budgétaires. Le licenciement n’a fait que régulariser une mise à l’écart déjà actée. Ce n’est pas le budget qui est contourné - le Congrès l’a sauvé. C’est la gouvernance scientifique elle-même: l’organe statutaire qui aurait pu, demain, alerter publiquement sur l’usage des crédits votés a simplement été dissous par email.
Un directeur sans laboratoire pour une agence sans conseil
En mars 2026, Trump a proposé Jim O’Neill pour diriger la NSF [54][55]. Le profil détonne: investisseur en capital-risque dans la biotechnologie [56], ancien deputy secretary of Health and Human Services [57], aucune publication scientifique, aucun doctorat de recherche. Pour Julian Reyes [58], « O’Neill would be the first head of NSF who wasn’t a scientist or engineer » [59]. La phrase, factuelle, est en réalité un séisme institutionnel.
Car dans l’architecture de 1950, le directeur de la NSF n’agit jamais seul: il décide avec le conseil [21]. Or le conseil n’existe plus. La NSF se retrouverait pilotée par un seul homme, sans formation scientifique, sans contre-pouvoir statutaire, sur un budget de plusieurs milliards. Les domaines les plus exposés sont identifiables: les mathématiques, déjà visées par une coupe à 515 millions [39], la physique fondamentale, l’ingénierie amputée de 75 % [42] - autant de disciplines sans débouchés industriels immédiats, sans rentabilité à court terme, à l’inverse de la biotechnologie qu’O’Neill connaît. Sans conseil pour défendre l’équilibre disciplinaire inscrit dans la mission de la NSF, la science risque de céder le pas à des choix d’investisseur. Le poste est vacant depuis la démission de Sethuraman Panchanathan en avril 2025 [60][61]. L’agence a perdu plus de 30 % de ses effectifs depuis janvier 2025 [62][63] et a dû céder son siège à une autre agence fédérale en décembre 2025 [64]. 1 400 subventions ont été annulées ou suspendues [24].
Pendant ce temps, à Aix-Marseille
Kartik Sheth était associate chief scientist à la NASA. Il a été renvoyé. Il enseigne désormais à l’Université Aix-Marseille pour trois ans [65]. Le programme s’appelle « Choose France for Science », lancé par Emmanuel Macron en avril 2025 [66][67]. Le 5 mai 2025, à la Sorbonne, l’initiative européenne élargie « Choose Europe for Science » a été présentée par Emmanuel Macron aux côtés d’Ursula von der Leyen [68][69]. Quarante-six scientifiques ont décroché des financements via « Choose France for Science », dont 41 directement venus des États-Unis [70][71].
L’enveloppe est sérieuse: environ un million d’euros par chercheur sur trois ans [72]. L’Union européenne a débloqué 900 millions d’euros via « Choose Europe for Science » [73]. Aix-Marseille a recruté 12 chercheurs [74] avec son programme « Safe Place for Science », doté de 15 millions d’euros [75]. La Région Occitanie a investi deux millions pour accueillir une quinzaine d’Américains à Toulouse et Montpellier [76][77][78].
Une enquête de Nature auprès de 1 600 scientifiques américains [79] indique que 75,3 % envisagent de quitter le pays [80]. Chez les doctorants, 80 % [81]. Les chiffres ne sont pas une menace. Ils sont une fenêtre.
Ce que dit la voix d’en face
L’argumentaire officiel de la Maison-Blanche reste introuvable. Le Los Angeles Times a sollicité une réponse, sans retour [82]. Brian Babin, président républicain du comité Sciences à la Chambre, n’a pas non plus répondu [83]. Le silence est lui-même une position. À gauche, Zoe Lofgren, démocrate de Californie [84], a parlé du « latest stupid move made by a president who continues to harm science and American innovation » [85]. La voix critique est forte. La voix défendant la décision est absente.
Des universitaires avaient pourtant proposé en 2022 [86] de réformer le conseil, de réduire ses fonctions de gestion, de rapprocher la NSF des autres agences fédérales [87]. Mais ils proposaient de garder les mandats échelonnés et l’indépendance statutaire intacts [88]. La rupture actuelle n’est pas une réforme. C’est une coupure.
Le 5 mai, une salle vide
Marvi Matos Rodriguez n’a jamais terminé sa lecture du rapport de 80 pages [1]. Le document attend sur un bureau qui n’existe plus. Le 5 mai 2026, le National Science Board doit se réunir [89]. Pas d’ordre du jour. Pas de membres [90]. Une salle, des chaises, et un héritage de 1950 [11] qui s’écrit désormais à l’imparfait. L’Europe regarde. Elle compte les CV qui arrivent.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (90)
« Marvi Matos Rodriguez, nommée en 2022, était en train de relire un rapport de 80 pages pour son comité lorsqu'elle a appris sa révocation. »
developpez.com ↗ ↩
« « Au nom du président Donald J. Trump, je vous informe que votre poste de membre du National Science Board est terminé, avec effet immédiat. » »
developpez.com ↗ ↩
« Le vendredi 25 avril 2026, les membres du National Science Board (NSB) ont reçu un message laconique du Bureau du personnel présidentiel »
developpez.com ↗ ↩
« En un seul courriel envoyé « au nom du président Donald J. Trump », l'administration a mis fin aux fonctions de la totalité des membres du National Science Board »
developpez.com ↗ ↩
« All 22 current members of the board [.] were terminated »
latimes.com ↗ ↩
« All 22 current members of the board [.] were terminated [.] by the White House »
latimes.com ↗ ↩
« an agency that now distributes roughly $9 billion annually in federal research funding »
forbes.com ↗ ↩
« L'agence finance un quart de l'ensemble de la recherche américaine »
developpez.com ↗ ↩
« Dan Reed, a computer scientist at the University of Utah in Salt Lake City and chair of the NSB from 2022 - 2024. »
scientificamerican.com ↗ ↩
« “This action to dismiss the NSB is unprecedented,” says Dan Reed [.] “We need a vibrant, independent NSB, one representative of the broad science and engineering enterprise.” »
scientificamerican.com ↗ ↩
« Créé en même temps que la NSF en 1950 »
developpez.com ↗ ↩
« Vannevar Bush’s 1945 report Science, the Endless Frontier »
forbes.com ↗ ↩
« which argued that federal science required governance insulated from political pressure and stability of support beyond any single budget cycle. »
forbes.com ↗ ↩
« The five-year fight to translate Bush’s vision into law »
forbes.com ↗ ↩
« when President Truman signed the National Science Foundation Act of 1950 »
latimes.com ↗ ↩
« President Truman signed the National Science Foundation Act of 1950 »
latimes.com ↗ ↩
« The National Science Foundation Act of 1950 created NSF with two heads: a director and a board. »
forbes.com ↗ ↩
« Ses 24 membres, nommés par le président pour des mandats de six ans »
developpez.com ↗ ↩
« Ses 24 membres, nommés par le président pour des mandats de six ans avec renouvellement partiel tous les deux ans »
developpez.com ↗ ↩
« The statute requires that members be chosen 'solely on the basis of established records of distinguished service.' »
forbes.com ↗ ↩
« Jointly they set the strategic direction of an agency that now distributes roughly $9 billion annually in federal research funding, approve its budget submissions, and authorize new major programs. »
forbes.com ↗ ↩
« Their leaders serve at the pleasure of the president. »
forbes.com ↗ ↩
« « L'idée des mandats de six ans, c'est de pouvoir accomplir quelque chose de significatif, d'impactant, et d'aller au-delà des alternances politiques », a-t-elle confié au Washington Post. »
developpez.com ↗ ↩
« L'administration a annulé ou suspendu près de 1 400 subventions de l'agence depuis le retour de Trump à la Maison-Blanche »
developpez.com ↗ ↩
« For Stassun, a board member since 2022 »
latimes.com ↗ ↩
« En mai 2025, le conseil avait pris la rare initiative de critiquer publiquement la proposition présidentielle de couper le budget de la NSF de 55 %. »
developpez.com ↗ ↩
« En mai 2025, le conseil avait pris la rare initiative de critiquer publiquement la proposition présidentielle de couper le budget de la NSF de 55 %. »
developpez.com ↗ ↩
« Keivan Stassun, an astrophysicist at Vanderbilt University in Nashville, Tennessee »
scientificamerican.com ↗ ↩
« the termination represented “a wholesale evisceration of American leadership in science and technology globally.” »
latimes.com ↗ ↩
« Roger Beachy, a biologist at Washington University in St. Louis, in Missouri. »
scientificamerican.com ↗ ↩
« “Where will advice come from?” asks Roger Beachy [.] “Who will help with what is the future of science in this nation?” »
scientificamerican.com ↗ ↩
« Last year, the administration fired all 17 members of the Advisory Committee on Immunization Practices »
scientificamerican.com ↗ ↩
« eliminated 14 advisory committees at the NSF. »
scientificamerican.com ↗ ↩
« Trump issued an order eliminating several advisory committees, including one on long COVID, to reduce government spending and “promote American freedom and innovation.” »
scientificamerican.com ↗ ↩
« Trump propose de ramener le budget de la NSF à 4 milliards de dollars, contre 8,8 milliards en 2026 »
developpez.com ↗ ↩
« Trump propose de ramener le budget de la NSF à 4 milliards de dollars, contre 8,8 milliards en 2026 »
developpez.com ↗ ↩
« une coupe de 54,5 % »
developpez.com ↗ ↩
« Le financement des sciences mathématiques et physiques passerait de 1,56 milliard de dollars en 2025 à 515 millions. »
developpez.com ↗ ↩
« Le financement des sciences mathématiques et physiques passerait de 1,56 milliard de dollars en 2025 à 515 millions. »
developpez.com ↗ ↩
« Le budget alloué à l'ingénierie (qui couvre notamment la recherche en systèmes embarqués, en architecture matérielle et en réseaux) serait réduit de 749 millions à 185 millions »
developpez.com ↗ ↩
« Le budget alloué à l'ingénierie [.] serait réduit de 749 millions à 185 millions »
developpez.com ↗ ↩
« soit une amputation de 75 % »
developpez.com ↗ ↩
« Les sciences biologiques, qui incluent la bio-informatique, perdraient 72 % de leur financement. »
developpez.com ↗ ↩
« Puis, début janvier 2026, la Chambre des représentants et le Sénat ont refusé encore une fois la coupe drastique de 55 % pour la NSF »
pourlascience.fr ↗ ↩
« la coupe drastique de 55 % pour la NSF »
pourlascience.fr ↗ ↩
« et l’ont ramenée à 3,4 % (soit 300 millions de dollars sur un total de 9,06 milliards) »
pourlascience.fr ↗ ↩
« 300 millions de dollars sur un total de 9,06 milliards »
pourlascience.fr ↗ ↩
« 3,4 % (soit 300 millions de dollars sur un total de 9,06 milliards) »
pourlascience.fr ↗ ↩
« alors que le budget de la Nasa n’a été amputé que de 1,1 % »
pourlascience.fr ↗ ↩
« au lieu des 47 % réclamés par l’exécutif »
pourlascience.fr ↗ ↩
« le budget des NIH a vu sa dotation augmentée de 415 millions de dollars, soit de près de 1 % »
pourlascience.fr ↗ ↩
« Victor McCrary, a physical chemist at the Catholic University of America in Washington DC and terminated NSB chair. »
scientificamerican.com ↗
⚠️ Note INFO.FR: Le factoide décrit Victor McCrary comme 'ancien président' du NSB, mais Scientific American le présente comme membre du NSB, sans confirmer une présidence. Précision retirée par prudence. ↩
« “We were told that those plans were solely going to be with NSF leadership,” says Victor McCrary [.] “And leadership was told not to share this with anybody else, including the board.” »
scientificamerican.com ↗ ↩
« En mars 2026, Trump a proposé la nomination de Jim O'Neill pour prendre la tête de l'agence »
developpez.com ↗ ↩
« In March, Trump nominated James O’Neill [.] to lead the foundation »
latimes.com ↗ ↩
« a new council of advisers for Jim O’Neill, a biotech investor nominated to be the next NSF director. »
scientificamerican.com ↗ ↩
« James O’Neill, a venture capitalist and biotech investor who served as former deputy secretary of Health and Human Services, to lead the foundation »
latimes.com ↗ ↩
« Dr. Julian Reyes, chief of staff of the Union of Concerned Scientists, wrote in a blog post »
latimes.com ↗ ↩
« “O’Neill would be the first head of NSF who wasn’t a scientist or engineer,” Dr. Julian Reyes [.] wrote in a blog post. “If O’Neill is confirmed as NSF’s director, the Trump administration will further tighten its control over an agency created by Congress to be independent in its work to advance science.” »
latimes.com ↗ ↩
« Son directeur permanent, Sethuraman Panchanathan, avait démissionné en avril 2025 »
developpez.com ↗ ↩
« Son directeur permanent, Sethuraman Panchanathan, avait démissionné en avril 2025 »
developpez.com ↗ ↩
« L'agence a perdu plus de 30 % de ses effectifs depuis janvier 2025 »
developpez.com ↗ ↩
« L'agence a perdu plus de 30 % de ses effectifs depuis janvier 2025 »
developpez.com ↗ ↩
« en décembre elle a dû céder son siège social à une autre agence fédérale »
developpez.com ↗ ↩
« comme en témoigne le cas de Kartik Sheth, astrophysicien renvoyé de son poste d'associate chief scientist, qui a depuis accepté une position de trois ans à l'Université Aix-Marseille grâce au programme français. »
developpez.com ↗ ↩
« Dès avril 2025, Emmanuel Macron lançait officiellement la plateforme « Choose France for Science » »
developpez.com ↗ ↩
« "Choose France for Science", "Choose Europe for Science", "Safe place for Science" (qui concerne spécifiquement CentraleSupélec): autant d'initiatives qui visent à séduire ces scientifiques en quête d'un autre environnement de travail. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« présentée en grande pompe à la Sorbonne aux côtés d'Ursula von der Leyen. »
developpez.com ↗ ↩
« "Choose France for Science", "Choose Europe for Science", "Safe place for Science" (qui concerne spécifiquement CentraleSupélec): autant d'initiatives qui visent à séduire ces scientifiques en quête d'un autre environnement de travail. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Quarante-six scientifiques viennent de se voir attribuer des financements dans le cadre du programme « Choose France for Science », dont 41 en provenance directe des États-Unis. »
developpez.com ↗ ↩
« Quarante-six scientifiques viennent de se voir attribuer des financements dans le cadre du programme « Choose France for Science » »
developpez.com ↗ ↩
« financer le recrutement de chercheurs étrangers, prioritairement américains, sur des enveloppes individuelles d'environ un million d'euros sur trois ans »
developpez.com ↗ ↩
« L'Union européenne a débloqué près de 900 millions d'euros en soutien à la recherche dans ce cadre. »
developpez.com ↗ ↩
« Avec 12 recrues à son actif, Aix-Marseille Université s'est imposée comme le principal pôle d'accueil »
developpez.com ↗ ↩
« portée par son propre programme « Safe Place for Science » doté de 15 millions d'euros. »
developpez.com ↗ ↩
« En Occitanie, la Région a investi plus de deux millions d'euros pour accueillir une quinzaine de chercheurs américains »
developpez.com ↗ ↩
« En Occitanie, la Région a investi plus de deux millions d'euros pour accueillir une quinzaine de chercheurs américains »
developpez.com ↗ ↩
« pour accueillir une quinzaine de chercheurs américains à Toulouse et Montpellier dès octobre 2025 »
developpez.com ↗ ↩
« selon une enquête de Nature auprès de plus de 1 600 scientifiques américains »
developpez.com ↗ ↩
« 75,3 % déclarent envisager de quitter les États-Unis. »
developpez.com ↗ ↩
« Chez les doctorants, ce chiffre atteint 80 %. »
developpez.com ↗ ↩
« The White House did not respond to questions from The Times »
latimes.com ↗ ↩
« House science committee chairman Brian Babin, a Republican from Texas, did not respond to a request for comment. »
scientificamerican.com ↗ ↩
« Zoe Lofgren, a member of the US House of Representatives from California and the ranking Democrat on the House Committee on Science, Space, and Technology, criticized the move. »
scientificamerican.com ↗ ↩
« “This is the latest stupid move made by a president who continues to harm science and American innovation,” she said in a statement. “It unfortunately is no surprise a president who has attacked NSF from day one would seek to destroy the board that helps guide the Foundation.” »
scientificamerican.com ↗ ↩
« As recently as 2022, scholars were debating how to modernize the board’s role »
forbes.com ↗ ↩
« scholars were debating how to modernize the board’s role, proposing to reduce its management duties and make NSF look more like other federal agencies. »
forbes.com ↗ ↩
« they proposed keeping the board’s staggered terms and statutory independence intact. »
forbes.com ↗ ↩
« the board’s next scheduled meeting is May 5. »
forbes.com ↗ ↩
« On May 5, the National Science Board is scheduled to meet. There is no agenda, and at the moment, no board. »
forbes.com ↗ ↩
Sources
- Trump dissout le conseil scientifique de la NSF d'un simple courriel : les États-Unis veulent dominer l'IA mondiale et amputent de 75 % le budget qui finance ses fondements mathématiques
- 41 chercheurs américains vont s'installer en France à la suite d'une campagne très médiatisée visant à attirer les talents, quand la politique de Trump fait ce que l'Europe n'a jamais réussi seule
- Budget de la recherche américain : le Congrès tempère les coupes voulues par Donald Trump
- Entire NSF science advisory board fired by Trump administration
- Trump Fired The Entire National Science Board. Here's Why That Matters
- Critics slam Trump's purge of National Science Board: 'Wholesale evisceration of American leadership in science'
- Une trentaine de chercheurs basés aux Etats
