Ubuntu mise sur l’IA locale : Canonical défie Microsoft et ouvre une fenêtre théorique pour la French Tech
Avec Ubuntu 26.10, Canonical impose l'inférence locale et les modèles ouverts. Un pari technique qui ouvre une opportunité pour la cybersécurité tricolore - mais le véhicule Snap, miné par une faille critique, fragilise la promesse.
Canonical promet une IA locale dans Ubuntu dès octobre 2026. Un contre-pied à Microsoft qui rebat les cartes sur la souveraineté des données, le modèle économique du SaaS IA et l'ouverture pour les startups françaises…
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Souveraineté des données utilisateurs
Inférence locale : données hors portée du Cloud Act, conformité RGPD renforcée - mais modèles entraînés hors UE.
Fenêtre théorique pour la French Tech
1 114 startups IA en France en 2026 ; aucun acteur tricolore n'a positionné publiquement d'offre dédiée à l'IA locale Ubuntu.
Risque technique du véhicule Snap
Vulnérabilité critique CVE-2026-3888 (CVSS 7,8) et instabilités documentées par la communauté Linux.
Bascule du modèle économique de l'IA
L'inférence locale réduit le revenu au token. Canonical, qui vend du support Ubuntu Pro, a un modèle alternatif viable.
Absence de kill switch global
Désactivation Snap par Snap au lieu d'un bouton unique : charge transférée à l'utilisateur, contrairement à Mozilla.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Canonical lance Ubuntu 26.10 en octobre 2026 avec une intégration IA locale par défaut.
- Les modèles tournent en Snaps, sans envoi de données vers un serveur externe - sauf modèles trop volumineux.
- Microsoft a retiré le mot 'Copilot' de plusieurs applications Windows 11 en 2026, signe de difficulté à monétiser le cloud-first.
- France Digitale recense 1 114 startups IA dans l'Hexagone en 2026, opportunité encore non occupée.
- La vulnérabilité CVE-2026-3888 (CVSS 7,8) fragilise le véhicule Snap.
- Pas de kill switch global la réversibilité se fait Snap par Snap.
Le 27 avril 2026 [1], Canonical [2] a publié sa feuille de route IA pour Linux. Sur le forum Ubuntu Discourse, rapporté ensuite par plusieurs publications spécialisées, Jon Seager [3], vice-président chargé de l’ingénierie chez Canonical [3], y trace une ligne claire: « Ubuntu n’est pas en train de devenir un produit IA, mais peut être renforcé par une intégration pensée. » [4] La phrase ressemble à un slogan modeste. Elle décrit en réalité une rupture stratégique avec le modèle dominant.
Le point central de la feuille de route est l’inférence locale [5]. Concrètement, l’IA tournera directement sur le PC sans envoyer de données à un serveur externe [6]. Les modèles seront distribués sous forme de Snaps préconfigurés selon le matériel de la machine [7], avec des composants optimisés pour chaque puce [8]. Canonical a déjà publié des Snaps d’inférence pour des modèles comme DeepSeek R1 et Qwen VL [9]. Selon korben.info, la liste s’élargit à Gemma 4 [10], Nemotron-3-nano [11] et Llama [12], avec des poids de l’ordre de 2 à 4 Go selon la quantization [13] - étant entendu que cette liste, issue d’une source secondaire, devra être confirmée par les annonces officielles successives de Canonical.
Le contre-pied assumé de Microsoft
L’approche tranche avec celle de Microsoft [14]. Sa stratégie est « cloud first »: Copilot dans Windows et Microsoft 365 reste lié à des modèles hébergés dans le cloud [15]. Microsoft a retiré le mot « Copilot » de plusieurs applications Windows 11 [16], scepticisme autour de sa stratégie IA. Le choix de Canonical est, selon le site Programmez, « le contre-pied d’un Microsoft ou d’un Android » [17][18].
On se souvient que Microsoft avait intégré Cortana dans Windows 10 en 2015 comme assistant natif, avant de la marginaliser progressivement au fil des mises à jour. Apple a poussé Siri dans macOS sans jamais en faire un pivot du système. Canonical aborde ce terrain avec un cimetière de précédents en arrière-plan - un héritage que les équipes d’ingénierie de la distribution ne peuvent ignorer.
Sur les modèles eux-mêmes, Canonical privilégie ceux à poids ouverts dont les conditions de licence sont compatibles avec les valeurs open source [19][20]. Seager le formule sans détour, dans le post Discourse rapporté par ZDNet: « Canonical choisira les modèles selon les termes de licence, pas seulement la performance. » [21] Et il prévient: « l’accès aux poids des modèles est significatif, mais n’équivaut pas au degré de transparence auquel la communauté open source est habituée. » [22]
Souveraineté: ce que change vraiment l’inférence locale
L’argument de la confidentialité est ce qui rend la feuille de route lisible pour un public européen. Tant que les prompts et les données ne quittent pas la machine [6], ils ne tombent pas sous l’extraterritorialité du Cloud Act américain, qui permet aux autorités fédérales d’exiger l’accès à des données détenues par une entreprise américaine, y compris hors des États-Unis. C’est précisément ce que la stratégie cloud first de Microsoft [15] expose, par construction.
Côté RGPD, l’inférence locale réduit drastiquement la surface des transferts de données personnelles vers des pays tiers - principal point de friction depuis l’invalidation du Privacy Shield. Les responsables de traitement, en France comme en Allemagne, voient là un argument de conformité par défaut, sans avoir à négocier des clauses contractuelles types pour chaque appel API.
La nuance est néanmoins de taille: les modèles que Canonical embarquera - Llama, DeepSeek, Qwen [9][12] - ont été entraînés en dehors de l’Union européenne, sur des corpus dont la traçabilité reste opaque. La souveraineté du flux d’inférence ne se confond pas avec la souveraineté du modèle. Et l’éditeur lui-même reconnaît une seconde limite, déterminante.
Le local « par défaut », pas le local « toujours »
La feuille de route admet une tension technique frontale. D’un côté, le corps du texte affirme que l’inférence se fera localement, sans envoi à un serveur externe [6]. De l’autre, Canonical concède que le tout local ne pourra pas tenir, certains LLM étant trop volumineux pour fonctionner sur un poste de travail standard, ce qui contraindra à recourir à des services cloud pour une partie des usages [23]. L’éditeur s’engage à la sur ces basculements [24], sans avoir publié à ce stade le périmètre exact des cas concernés [25].
Pour le lecteur expert, la formulation correcte n’est donc pas « inférence 100 % locale » mais « inférence locale par défaut, avec sortie cloud assumée pour les modèles trop lourds ». L’écart entre les deux énoncés est l’un des points à surveiller dans les builds successifs d’ici la sortie d’Ubuntu 26.10 [26].
Le calendrier serré
La première concrétisation visible est attendue avec Ubuntu 26.10, dont la sortie est prévue en octobre 2026 [26]. Les fonctionnalités implicites - reconnaissance vocale, synthèse vocale, accessibilité [27] - seront intégrées dans les builds en cours [28]. Les fonctionnalités explicites - agents de dépannage, automatisation de fichiers, aide à la création de documents, analyse automatisée des journaux système [29] - arriveront en fin d’année 2026 [30]. Un setup wizard demandera à l’installation, à partir d’Ubuntu 27.04 [31], si l’utilisateur veut activer ces fonctionnalités [32].
La bascule économique: qui paie quand l’IA tourne en local?
La feuille de route de Canonical ne porte pas seulement une rupture technique. Elle porte une rupture économique. Le modèle dominant de l’IA générative - celui d’OpenAI, d’Anthropic ou des grands fournisseurs cloud - repose sur la facturation au token, c’est-à-dire au volume d’inférence consommé via API cloud. Si l’inférence se déplace vers le poste utilisateur, ce flux de revenus se réduit mécaniquement.
Canonical, dont le modèle économique repose sur le support entreprise, n’a pas cette dépendance. L’éditeur peut donc se permettre une intégration où l’IA est un service du système, pas un service facturé à l’usage. Indice révélateur: en interne, Canonical encourage ses ingénieurs à utiliser des outils IA, mais ne les évalue pas au volume de code produit par ces outils [33] - une posture qui dit beaucoup de la philosophie maison. À l’inverse, Microsoft a aligné toute sa stratégie commerciale sur Copilot et a néanmoins retiré le mot « Copilot » de plusieurs applications Windows 11 [16], signal d’une difficulté à monétiser le pari cloud-first.
Pas de kill switch: la réversibilité Snap par Snap
Canonical ne prévoit pas de kill switch [34]. L’ajout de ce bouton serait « complexe à faire » [35], selon Seager. Le contrôle se fera au niveau de chaque Snap [36]. La position détonne face à Mozilla, qui a promis pour le premier trimestre 2026 un bouton de désactivation unique pour les fonctions IA de Firefox sous la pression de sa propre communauté.
L’article sur LinuxFr et la note de Programmez nuancent ensemble la position de Canonical: « Il devra aussi être facile de couper toutes les fonctions IA si nécessaire » [37], et l’intégration est présentée comme réversible [38]. Mais « réversible » au sens de Canonical ne signifie pas « bouton unique ». Cela signifie: désactivable Snap par Snap. La distinction n’est pas de pure forme: un utilisateur souhaitant neutraliser intégralement l’IA devra identifier puis désactiver chaque Snap concerné, l’un après l’autre.
Or les Snaps d’inférence déjà publiés ou annoncés couvrent un spectre large: DeepSeek R1, Qwen VL [9], et selon korben.info Gemma 4 [10], Nemotron-3-nano [11] et Llama [12]. Chacun pourra être complété par des Snaps applicatifs - assistant de fichiers, analyseur de logs [29], outils d’accessibilité [27] - faisant appel à l’un de ces moteurs. Sans recensement public et exhaustif des Snaps IA actifs par défaut, la promesse de réversibilité repose donc sur la diligence individuelle de l’utilisateur. Mozilla a fait le pari inverse; Canonical assume cette divergence.
Snap, le talon d’Achille technique
Le pari de Canonical repose entièrement sur le format Snap, et c’est là que se concentrent les inquiétudes techniques. Sur LinuxFr, l’utilisateur Renault [39] documente une longue liste de pannes: « presque tous les snaps se sont cassés du jour au lendemain et ont nécessité une réinstallation » [40], des snaps qui « tombent en panne sans rien dire » et « retombent en marche quelques jours/semaines plus tard » [41], ou encore un snap Firefox qui verrouille une partition et bloque gparted [42]. Sa critique est cinglante: « Je n’aime absolument pas ce truc opaque qui fait des choses sans te tenir au courant. » [43]
Plus grave, l’équipe de recherche de Qualys [44] a découvert la vulnérabilité CVE-2026-3888 [45], avec un score CVSS v3.1 de 7,8 sur 10 [46]. La faille, qui combine snap-confine [47] et systemd-tmpfiles [48], permet à un attaquant d’obtenir un accès root sur la machine [49]. Canonical a publié des correctifs intégrés aux nouvelles versions de snapd, mais le timing - quelques mois avant le déploiement massif de l’IA via Snap - pose question sur la robustesse du véhicule choisi.
L’opportunité française: une fenêtre théorique
La stratégie d’inférence locale de Canonical ouvre un boulevard étroit mais réel pour l’écosystème français de cybersécurité et d’IA souveraine. France Digitale [50] recense 1 114 startups de l’IA dans l’Hexagone en 2026 [51][52], dont 29 % servent des grands groupes [53] et 15 % comptent l’État et les administrations publiques parmi leurs clients [54]. L’ pèse 45 000 emplois [55] et près de 16 milliards d’euros levés depuis sa création [56].
Pour Socheat Chhay [57], directeur général de Sopra Steria Ventures [57], les partenaires industriels « réclament des offres IA verticalisées, de confiance, éthiques et souveraines » [58]. La commande est explicite côté Canonical: Seager veut « fournir les éléments de base pour que les agents puissent fonctionner dans le cadre des limites existantes, qu’il s’agisse d’analyses en lecture seule, d’autorisations strictement délimitées pour toute action, ou encore d’une traçabilité complète des décisions et des résultats » [59]. Audit d’agents, confinement des workflows agentiques, durcissement de la sandbox Snap [60]: autant de briques où l’expertise française pourrait s’inscrire.
Au sommet de la pyramide visible, Mistral [61] tient le rôle de fer de lance international face à OpenAI, Google et Anthropic [62][63][64]. En-dessous, plus d’un tiers des startups IA françaises comptent dix employés ou moins [65] et moins d’un quart dépassent les cinquante salariés [66]: la cartographie reste granulaire. À ce stade, les sources consultées ne permettent pas d’identifier un acteur tricolore qui aurait publiquement positionné une offre dédiée à la sécurisation de l’inférence locale sur Ubuntu. La fenêtre est donc, à date, théorique - une opportunité non encore saisie plus qu’un terrain d’affrontement.
La voix dissonante
Toutes les voix ne saluent pas la manœuvre. Sur LinuxFr, Renault [39] résume la défiance d’une partie de la communauté: « ne pensez pas que les gens sont venus sous Linux pour retrouver le même mode de fonctionnement que sous Windows » [67]. Le commentateur abriotde [68] reconnaît que « l’idée derrière Snap peut être bonne » mais pointe une « implémentation pas fiable aujourd’hui » [69]. Au-delà des utilisateurs, plusieurs distributions concurrentes prennent leurs distances sur la question des licences et des formats de paquets.
L’argument technique d’abriotde mérite qu’on s’y arrête: Snap intègre toutes les dépendances [70] et exécute les applications dans un environnement isolé [71], ce qui résout les conflits de versions de librairies [72]. Mais le coût est double: installations plus lourdes et plus lentes, consommation de RAM accrue [73], et surtout, des développeurs moins incités à patcher leurs dépendances puisque l’isolement neutralise une partie du risque [74]. Pour des modèles IA pesant 2 à 4 Go [13] qui se multiplieront sur les machines, le coût en ressources mérite d’être documenté.
Pourquoi maintenant - et ce que Canonical n’a pas dit
Le timing n’est pas neutre. Ubuntu 26.04 LTS vient à peine de sortir [75] que Canonical aligne déjà sa « next big thing » [76]. Microsoft a retiré le mot « Copilot » de plusieurs applications Windows 11 [16]. France Digitale a publié son mapping 2026 à l’occasion de son AI Day [77]. La fenêtre politique européenne, marquée par l’exigence de souveraineté numérique, est favorable à un récit d’IA décentralisée et open source.
Il faut toutefois relever ce que la communication de Canonical ne dit pas. Les sources consultées ne mentionnent pas de déclaration publique du fondateur de Canonical sur cette feuille de route, alors que la stratégie engage l’identité même de la distribution. Aucun chiffre officiel sur la base d’utilisateurs Ubuntu Desktop active n’est non plus communiqué dans les sources analysées, ce qui rend difficile toute évaluation rigoureuse de l’impact d’audience. Enfin, Canonical n’a pas fourni de détails complets sur les LLM finaux qui seront utilisés [25]. Trois zones d’ombre que la communauté observera dans les builds à venir.
► Lire aussi: Le mapping 2026 des startups IA françaises décrypté
Questions des lecteurs
Les questions posées par nos lecteurs sur cet article, avec nos réponses vérifiées par la rédaction.
Qu'est-ce qu'un Snap dans l'écosystème Linux?
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (77)
« Le 27 avril 2026, Canonical a publié sa feuille de route IA pour Linux. »
buzzarena.com ↗ ↩
« Canonical cooks AI into its Linux distro on open terms: open models where possible, local inference by default, and no rebranding of the distro into an AI product. »
zdnet.com ↗ ↩
« Jon Seager, vice-président chargé de l’ingénierie chez Canonical, a posé le plan dans un long billet sur le forum officiel Ubuntu Discourse. »
buzzarena.com ↗ ↩
« "Ubuntu is not becoming an AI product, but it can become stronger with thoughtful AI integration" »
korben.info ↗ ↩
« Le point central de la feuille de route est l’inférence locale. »
buzzarena.com ↗ ↩
« En gros, l’IA tourne directement sur le PC sans envoyer de données à un serveur externe. »
buzzarena.com ↗ ↩
« Les modèles seront distribués sous forme de Snaps préconfigurés selon le matériel de la machine. »
buzzarena.com ↗ ↩
« Jon Seager évoque que "le Snap vous fournira les composants optimisés pour votre puce spécifique si le fabricant de cette puce les a mis à disposition." »
it-connect.fr ↗ ↩
« Canonical a déjà publié des Snaps d’inférence pour des modèles comme DeepSeek R1 et Qwen VL. »
buzzarena.com ↗ ↩
« La liste tourne autour de Gemma 4 (Google DeepMind) »
korben.info ↗ ↩
« Nemotron-3-nano »
korben.info ↗ ↩
« Llama »
korben.info ↗ ↩
« un modèle local pré-optimisé pour votre silicium (genre 2 à 4 Go selon la quantization) »
korben.info ↗ ↩
« Microsoft's mainstream AI push, by contrast, is anchored in proprietary cloud services, such as Copilot for Microsoft 365 and Azure OpenAI. »
zdnet.com ↗ ↩
« Microsoft's strategy has been "cloud first": Copilot in Windows and Microsoft 365 is fundamentally tied to cloud‑hosted models and data processing. »
zdnet.com ↗ ↩
« En début d’année 2026, Microsoft a retiré le mot « Copilot » de plusieurs applications Windows 11. »
buzzarena.com ↗
⚠️ Note INFO.FR: Le factoide situe le retrait du mot 'Copilot' de plusieurs applications Windows 11 en 'début d'année 2026' (source buzzarena.com). Selon CNET et d'autres sources tier-1, cet événement est intervenu en avril 2026 (Q2 2026), pas au premier trimestre. ↩
« C'est le contre-pied d'un Microsoft ou d'un Android par exemple. »
programmez.com ↗ ↩
« C'est le contre-pied d'un Microsoft ou d'un Android par exemple. »
programmez.com ↗ ↩
« La priorité va aux modèles à poids ouverts dont les conditions de licence sont compatibles avec les valeurs open source de Canonical. »
buzzarena.com ↗ ↩
« Canonical is explicitly biasing Ubuntu toward open‑weight models, open‑source harnesses, and model licenses that align with long‑standing free‑software values. »
zdnet.com ↗ ↩
« He added, Canonical will choose models based on license terms, not just performance. »
zdnet.com ↗ ↩
« Mind you, as Seager observed, "access to model weights is meaningful, but it is not equivalent to the sort of transparency the open source community has become accustomed to." »
zdnet.com ↗ ↩
« Le tout local ne pourrait pas tenir à cause de la taille de certains LLM ce qui oblige à utiliser des services externes. »
programmez.com ↗ ↩
« l'éditeur se voudra transparent sur qui fait quoi. »
programmez.com ↗ ↩
« Pas de détails sur les LLM qui seront utilisés. »
programmez.com ↗ ↩
« La première concrétisation visible de ce plan est attendue avec Ubuntu 26.10, dont la sortie est prévue en octobre 2026. »
buzzarena.com ↗ ↩
« Il s’agit d’améliorations invisibles à l’arrière-plan, comme la reconnaissance vocale, la synthèse vocale et l’accessibilité. »
buzzarena.com ↗ ↩
« D’ici là, les premières fonctionnalités implicites, essentiellement autour de l’accessibilité, seront intégrées dans les builds en cours. »
buzzarena.com ↗ ↩
« Elle couvre les agents de dépannage, l’automatisation de fichiers, l’aide à la création de documents et l’analyse automatisée des journaux système pour les équipes d’administration au niveau du système. »
buzzarena.com ↗ ↩
« Les premières fonctionnalités de cette seconde vague arriveront en fin d’année 2026. »
buzzarena.com ↗ ↩
« un setup wizard à partir de 27.04 qui demandera à l'install si vous voulez ces features ou pas »
korben.info ↗ ↩
« un setup wizard à partir de 27.04 qui demandera à l'install si vous voulez ces features ou pas »
korben.info ↗ ↩
« Les ingénieurs de Canonical sont encouragés à utiliser des outils IA, mais leur travail ne sera pas évalué sur le volume de code produit par ces outils. »
buzzarena.com ↗ ↩
« Canonical ne prévoit pas de kill switch. »
buzzarena.com ↗ ↩
« L’ajout de ce bouton serait « complexe à faire », selon ses propres mots. »
buzzarena.com ↗ ↩
« Le contrôle se fera au niveau de chaque Snap. »
buzzarena.com ↗ ↩
« Il devra aussi être facile de couper toutes les fonctions IA si nécessaire. »
programmez.com ↗ ↩
« Intégration oui mais réversible. »
programmez.com ↗ ↩
« Posté par Renault (site web personnel) le 27 janvier 2024 à 20:55. »
linuxfr.org ↗ ↩
« Encore un problème récent: https://forum.snapcraft.io/t/almost-all-snaps-broke-overnight-and-need-to-be-reinstalled/22032/10. »
linuxfr.org ↗ ↩
« Ce n'est pas la première fois que j'ai des snaps qui tombent en panne sans rien dire. Parfois ça retombe en marche quelques jours/semaines plus tard sans que je ne fasse rien. »
linuxfr.org ↗ ↩
« Un autre problème qui m'est arrivé cette semaine avec snap: l'impossibilité d'étendre la partition / de ma VM pro via gparted parce que le snap de firefox verrouillait ladite partition. »
linuxfr.org ↗ ↩
« Je n'aime absolument pas ce truc opaque qui fait des choses sans te tenir au courant, et qui te laisse avec des softs qui ne fonctionnent pas alors que tu n'as rien demandé. »
linuxfr.org ↗ ↩
« Récemment, l'équipe de recherche de Qualys a fait la découverte d'une vulnérabilité importante »
it-connect.fr ↗ ↩
« Associée à la référence CVE-2026-3888 »
it-connect.fr ↗ ↩
« Associée à la référence CVE-2026-3888 et à un score CVSS v3.1 de 7.8 sur 10 »
it-connect.fr ↗ ↩
« snap-confine est chargé de construire l'environnement isolé (le fameux bac à sable) de chaque application Snap »
it-connect.fr ↗ ↩
« systemd-tmpfiles est là pour faire le ménage automatiquement dans les fichiers et dossiers temporaires »
it-connect.fr ↗ ↩
« Un attaquant qui parviendrait à exploiter cette vulnérabilité peut donc obtenir un accès root sur la machine Linux »
it-connect.fr ↗ ↩
« Chaque année, France Digitale étudie cet à travers son mapping des startups françaises de l’IA. »
blogdumoderateur.com ↗ ↩
« En 2026, France Digitale recense 1 114 startups de l’IA dans l’Hexagone. »
blogdumoderateur.com ↗ ↩
« ce mapping confirme la France comme une vivier incontournable de l’intelligence artificielle à l’échelle mondiale avec 1 114 startups développant des produits ou services intégrant de l’IA, ou des infrastructures socles. »
francedigitale.org ↗ ↩
« Leurs solutions trouvent des débouchés [.] auprès des grands groupes (29 %) »
francedigitale.org ↗ ↩
« plus de 15 % des startups de l’IA comptent l’État et les administrations publiques parmi leurs clients »
francedigitale.org ↗ ↩
« elles représentent aujourd’hui plus de 45 000 emplois (+25% vs 2024) »
francedigitale.org ↗ ↩
« les startups françaises de l’IA ont levé près de 16 milliards d’euros (+23% vs 2024) depuis leur création. »
francedigitale.org ↗ ↩
« Socheat Chhay, Directeur Général de Sopra Steria Ventures explique »
francedigitale.org ↗ ↩
« Socheat Chhay, Directeur Général de Sopra Steria Ventures explique “Les corporates et CVCs représentent 40 % des investissements mondiaux en IA. L’enjeu n’est plus technologique, il est stratégique. Nos partenaires industriels, bancaires et souverains réclament des offres IA verticalisées, de confiance, éthiques et souveraines. Pour les startups françaises, l’équation est simple: sans accès à la commande publique et privée, pas de passage à l’échelle. Sopra Steria facilite la collaboration entr »
francedigitale.org ↗ ↩
« "Mon objectif est qu’Ubuntu fournisse les éléments de base nécessaires pour que les agents puissent fonctionner dans le cadre des limites existantes, qu’il s’agisse d’analyses en lecture seule, d’autorisations strictement délimitées pour toute action, ou encore d’une traçabilité complète des décisions et des résultats.", peut-on lire. »
it-connect.fr ↗ ↩
« tout passe par la sandbox Snap pour gérer les permissions »
korben.info ↗ ↩
« Seul Mistral parvient pour le moment à se doter d’une véritable stature internationale »
blogdumoderateur.com ↗ ↩
« comme OpenAI, Google ou Anthropic. »
blogdumoderateur.com ↗ ↩
« comme OpenAI, Google ou Anthropic. »
blogdumoderateur.com ↗ ↩
« comme OpenAI, Google ou Anthropic. »
blogdumoderateur.com ↗ ↩
« plus d’un tiers d’entre elles compte 10 employés ou moins »
blogdumoderateur.com ↗ ↩
« moins d’un quart compte plus de 50 employés. »
blogdumoderateur.com ↗ ↩
« ne pensez pas que les gens sont venus sous Linux pour retrouver le même mode de fonctionnement que sous Windows: non, si les gens veulent un système qui fonctionne comme Windows, ils utilisent le windows préinstallé de leur machine. »
linuxfr.org ↗ ↩
« Posté par abriotde (site web personnel, Mastodon) le 29 janvier 2024 à 16:31. »
linuxfr.org ↗ ↩
« Ensuite l'idée derrière Snap peut être bonne et l'avenir et avoir juste une implémentation pas fiable aujourd'hui, mais cela peut s'améliorer évidemment. »
linuxfr.org ↗ ↩
« Avec Snap, on s'en fiche, il intègre tout dans son paquet. »
linuxfr.org ↗ ↩
« En plus, l'application sera fans un environnement plus ou moins contrôlé, à savoir avec des droits limités puisque derrière c'est un Docker. »
linuxfr.org ↗ ↩
« Le problème avec le système traditionnel tel les paquets deb, ce sont les conflits. Typiquement, la liste de journaux sur les environnements Python, est le coeur de cible. On a des soft qui tournent en Python2 et d'autres en Python3, des soft qui ont besoin de la lib XXX en version < 0.12.3 et d'autres qui la veulent en version > 1.23. »
linuxfr.org ↗ ↩
« elle est donc plus lente à lancer puisqu'elle est isolé, elle est aussi plus lente à tourner et demande plus de RAM car il faut avoir plusieurs instance des même librairies de bases. »
linuxfr.org ↗ ↩
« 2) Comme les développeurs n'ont plus vraiment la pression de mettre à jours leurs dépendances pour faire tourner leur application sur Linux, ils le font moins (Du moins certains). Et puis ce n'est pas vraiment grave que la librairie comporte des failles de sécurité car elle est en environnement isolé… »
linuxfr.org ↗ ↩
« à peine Ubuntu 26.04 LTS est sortie que Canonical aligne déjà sa "next big thing". »
korben.info ↗ ↩
« à peine Ubuntu 26.04 LTS est sortie que Canonical aligne déjà sa "next big thing". »
korben.info ↗ ↩
« À l'occasion de son AI Day et à quelques jours de l'AI Action Summit en Inde, France Digitale dévoile le mapping 2026 des startups de l’intelligence artificielle »
francedigitale.org ↗ ↩
Sources
- Linux : Ubuntu prépare une IA locale et discrète, loin du modèle Copilot
- Ubuntu : des outils basés sur les LLM dans les futures versions
- Canonical va foutre de l'IA partout dans Ubuntu
- Canonical's approach to AI is refreshingly thoughtful
- Ubuntu devrait intégrer de l'IA en 2026 : voici ce que l'on sait
- La France compte 1 114 startups IA en 2026, dont moins d’un tiers rentable
- LinuxFr.org
- Mapping 2026 des startups françaises de l’Intelligence Artificielle
- CVE-2026-3888 : quand le nettoyage système d'Ubuntu offre un accès root
