Vignes en AOC Cognac : l’UGVC publie son 7e bulletin santé végétal
L'union des viticulteurs charentais diffuse chaque semaine un état sanitaire des vignes face aux maladies printanières
L'Union Générale des Viticulteurs pour l'AOC Cognac (UGVC) a publié le 13 mai 2026 son Bulletin de Santé du Végétal n°7. Ce document hebdomadaire cible les risques sanitaires printaniers, dont le mildiou et l'oïdium, sur les quelque 95 000 hectares du vignoble charentais.
L’Union Générale des Viticulteurs pour l’AOC Cognac (UGVC) a publié le 13 mai 2026 son Bulletin de Santé du Végétal n°7. Ce document hebdomadaire cible les risques sanitaires printaniers, dont le mildiou et l’oïdium, sur les quelque 95 000 hectares du vignoble charentais.
L’essentiel
- Publication : BSV n°7 diffusé par l’UGVC le 13 mai 2026, accessible sur ugvc.fr
- Fréquence : rythme hebdomadaire au printemps - le BSV n°6 avait été publié le 6 mai 2026
- Vignoble concerné : environ 95 000 hectares en AOC Cognac, principalement plantés en Ugni Blanc
- Maladies surveillées : mildiou et oïdium, au stade phénologique dit « 1 feuille étalée » pour l’Ugni Blanc
- Contexte économique : rendement 2026 fixé à 7,65 hl AP/ha, reconduit à l’identique par rapport à 2025
Un suivi hebdomadaire au cœur du printemps
Chaque semaine en période printanière, l’UGVC diffuse un Bulletin de Santé du Végétal destiné aux 4 000 viticulteurs adhérents des deux Charentes. Le BSV n°7 a été mis en ligne le 13 mai sur ugvc.fr, sept jours après le BSV n°6 du 6 mai. Ce rythme soutenu correspond à la période la plus sensible pour les vignes : le printemps concentre les risques d’attaques fongiques, notamment le mildiou, dont les premiers symptômes peuvent apparaître dès le stade « 1 feuille étalée » sur l’Ugni Blanc, cépage dominant du bassin de Cognac.
Le compte X officiel de l’organisation a relayé la publication :
Mildiou, oïdium : les risques ciblés par l’UGVC
Les BSV de l’UGVC, fondée en 1905, recensent l’état des cultures en temps réel et délivrent des recommandations préventives. Selon les bulletins précédents de la campagne 2026, le mildiou et l’oïdium figurent parmi les principales menaces suivies. L’Ugni Blanc, quasi exclusif dans le vignoble charentais, est particulièrement sensible à ces deux maladies cryptogamiques dès que les conditions d’humidité et de température printanières se combinent.
Le BSV n°7 s’inscrit dans une série débutée courant avril. Le BSV n°3, publié le 15 avril 2026 selon ugvc.fr, avait déjà posé les bases du suivi phénologique pour la saison.
Contexte dans la Charente
Le vignoble de Cognac représente environ 95 000 hectares répartis sur les deux Charentes, selon les données croisées de la DRAAF Nouvelle-Aquitaine et de Vitisphere. L’AOC Cognac constitue l’une des premières appellations viticoles françaises par surface. L’UGVC, qui regroupe plus de 4 000 adhérents, assume une mission centrale de surveillance phytosanitaire pour ce territoire.
La campagne 2026 s’ouvre dans un contexte économique dégradé. Le Bureau National Interprofessionnel du Cognac (BNIC) a reconduit le rendement annuel à 7,65 hl AP/ha, identique à 2025, selon l’UGVC. La récolte 2025 avait été précoce, avec des volumes en retrait par rapport à la moyenne décennale, d’après la DRAAF Nouvelle-Aquitaine. Ces tensions pèsent sur la filière alors que la surveillance sanitaire printanière conditionne directement la qualité de la prochaine récolte. Des sujets similaires d’économie agricole locale, comme les alertes sur l’eau et l’emploi en élevage bovin en Mayenne, illustrent la pression qui s’exerce sur plusieurs filières agricoles françaises en 2026.
Un plan d’arrachage qui peine à convaincre
Au-delà du suivi sanitaire, le secteur Cognac fait face à une crise structurelle. Un plan d’arrachage temporaire et définitif cible jusqu’à 10 000 hectares, assorti d’une surprime locale de 6 000 €/ha en complément de la prime nationale de 4 000 €/ha - la plus élevée de France selon Le Parisien. Mais selon Sud Ouest, seuls 530 à 570 hectares pourraient être effectivement arrachés en 2026 par moins de 140 viticulteurs, soit environ 0,6 % de la surface totale du vignoble. Le plan ne fait pas recette, selon Vitisphere, qui rapporte que le vignoble appelle le négoce à partager la facture.
Dans ce contexte, les BSV de l’UGVC revêtent une importance économique directe : protéger la récolte 2026 est une priorité pour les exploitations engagées dans la durée. La hausse du SMIC de 2,4 % au 1er juin 2026 ajoute une pression supplémentaire sur les charges des exploitations viticoles employant de la main-d’œuvre saisonnière.
Prochaine étape
Le BSV n°8 devrait être publié par l’UGVC aux alentours du 20 mai 2026, selon le rythme hebdomadaire observé depuis le début de la campagne printanière. Les viticulteurs sont invités à consulter ugvc.fr pour les mises à jour.