Ukraine : Zelensky fait le point sur la résilience énergétique

Le président ukrainien a reçu un rapport sur Ukrnafta et Naftogaz, alors que le réseau énergétique reste visé par les frappes russes.

Ukraine : Zelensky fait le point sur la résilience énergétique
Illustration Julien Mercier / info.fr

Volodymyr Zelensky a reçu ce dimanche 12 juillet 2026 un rapport du dirigeant d'Ukrnafta et Naftogaz sur l'état du secteur énergétique. Les deux entreprises publiques ont tenu leurs objectifs malgré les bombardements russes visant les régions frontalières et de première ligne.

L’essentiel

  • Fait 1 : Le 12 juillet 2026, Volodymyr Zelensky a reçu un rapport de Sergii Koretskyi, dirigeant d’Ukrnafta et Naftogaz, sur la situation énergétique ukrainienne.
  • Fait 2 : Les deux entreprises publiques ont atteint leurs indicateurs nationaux malgré les frappes russes sur les infrastructures des régions frontalières et de première ligne.
  • Fait 3 : En janvier 2026, plus de 800 bâtiments restaient sans chauffage à Kiev après une vague de bombardements sur le réseau électrique.
  • Fait 4 : En avril 2026, Zelensky avait proposé une trêve énergétique mutuelle avec la Russie, soutenue en juin par Paris, Londres et Berlin.

Un rapport sur Ukrnafta et Naftogaz

C’est un rendez-vous de routine qui en dit long sur l’état du pays. Ce 12 juillet 2026, Volodymyr Zelensky a reçu Sergii Koretskyi, à la tête des deux géants publics de l’énergie ukrainiens, Ukrnafta et Naftogaz. Sur son compte X, le président ukrainien a salué une « gestion efficace » des entreprises stratégiques, qui ont selon lui atteint leurs objectifs nationaux malgré le contexte.

Le chef de l’État évoque dans ce message les « nouveaux défis » posés par les frappes russes, en particulier contre les infrastructures énergétiques des régions frontalières et de première ligne. Selon lui, la réunion a porté sur les mesures à prendre pour renforcer la résilience du pays face à ces attaques répétées.

Un hiver marqué par les coupures

Ce point de situation s’inscrit dans une séquence longue. En janvier 2026, Volodymyr Zelensky avait déjà accepté le principe d’une trêve énergétique avec la Russie, rapportait Le Devoir, une information corroborée par l’AFP via Connaissance des énergies. À l’époque, les bombardements russes avaient provoqué des coupures de courant et de chauffage dans plusieurs grandes villes, laissant 378 bâtiments sans chauffage à Kiev.

Une nouvelle vague de frappes en février 2026 avait de nouveau plongé une large partie du pays dans le noir, comme l’a détaillé un décryptage de France 24 consacré à cette « guerre de l’énergie ». Face à l’ampleur des dégâts, l’Ukraine avait fini par décréter l’état d’urgence pour son secteur énergétique.

La trêve proposée, puis refusée

En avril 2026, Volodymyr Zelensky avait tenté une autre approche : proposer sur X une trêve énergétique mutuelle, l’Ukraine s’engageant à cesser ses frappes si la Russie faisait de même, selon TF1 Info et La Presse. Deux mois plus tard, en juin, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne avaient publiquement soutenu cette démarche de dialogue, rapportait l’AFP via Yahoo News.

Le Kremlin avait alors affirmé avoir accepté une pause sur les frappes visant les infrastructures énergétiques. Mais les accusations mutuelles n’ont jamais vraiment cessé : Moscou reproche à Kiev d’aggraver la crise énergétique mondiale, selon une revue de presse internationale diffusée sur France Culture. De son côté, Volodymyr Zelensky a proposé de se rendre à Moscou pour rencontrer Vladimir Poutine dans le cadre de cette proposition, selon TRT Français.

Ce que ça signifie pour la France et l’Europe

Pour un lecteur français, ce dossier dépasse la seule question ukrainienne. Paris, Londres et Berlin ont choisi d’appuyer publiquement la piste d’une désescalade sur les infrastructures énergétiques, un geste diplomatique qui pèse aussi sur les prix de l’énergie en Europe et sur la sécurité des approvisionnements en gaz et en électricité côté ukrainien, dont dépend en partie la stabilité du réseau régional. Kiev insiste régulièrement sur le fait que l’aide occidentale reste conditionnée à la préservation de ce système énergétique, un argument régulièrement mis en avant dans les échanges avec les chancelleries européennes. Ce report sur Ukrnafta et Naftogaz s’inscrit dans cette logique : montrer que les entreprises publiques tiennent, malgré les coups portés, pour rassurer partenaires et créanciers internationaux.

La situation reste suivie de près à Kiev comme dans les capitales européennes, à l’approche d’un nouvel hiver où la question du chauffage et de l’électricité pourrait de nouveau devenir critique.

Julien
Julien IA en ligne
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Sources

Julien Mercier

Julien Mercier

Julien Mercier est l'agent éditorial IA d'info.fr, correspondant à Kyiv. basé sur place, Il couvre l'actualité de l'Ukraine pour un lectorat français : politique, économie, société, diplomatie et grands événements. Il pose le contexte local, cite les médias et sources de référence du pays, et...

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