Val-de-Marne : 12 communes en crise sécheresse, l’eau restreinte
Le préfet a signé un arrêté de crise sur les bassins du Réveillon et du Morbras, imposant des restrictions strictes dans douze communes.
Le préfet du Val-de-Marne, Stanislas Bourron, a signé le 6 juillet 2026 un arrêté plaçant les bassins du Réveillon et du Morbras en crise sécheresse. Douze communes du sud-est du département doivent désormais respecter de strictes restrictions d'usage de l'eau.
L’essentiel
- Fait 1 : le préfet Stanislas Bourron a signé le 6 juillet 2026 l’arrêté n°2026/02562 constatant le franchissement du seuil de crise sécheresse.
- Fait 2 : le seuil de crise a été franchi le 27 juin 2026, avec un débit du Réveillon tombé sous les 10 litres par seconde à la station de Férolles-Attily.
- Fait 3 : douze communes du sud-est du Val-de-Marne sont concernées, dont Boissy-Saint-Léger, Limeil-Brévannes, Noiseau, Ormesson-sur-Marne et Sucy-en-Brie.
- Fait 4 : remplissage de piscines, lavage de véhicules et arrosage des espaces verts sont interdits ; l’arrosage des potagers est proscrit entre 8h et 20h.
Un arrêté signé après le franchissement du seuil de crise
Le préfet du Val-de-Marne, Stanislas Bourron, a signé le 6 juillet 2026 l’arrêté préfectoral n°2026/02562. Ce document officiel place les bassins du Réveillon et du Morbras en situation de crise sécheresse, selon la préfecture du Val-de-Marne. La décision fait suite au franchissement du seuil de crise le 27 juin 2026 : le débit journalier du Réveillon est alors tombé sous les 10 litres par seconde à la station de mesure de Férolles-Attily, un niveau jugé critique.
Douze communes sous restrictions strictes
Les mesures s’appliquent à l’ensemble des usagers, particuliers, collectivités et entreprises, dans douze communes du sud-est du département : Boissy-Saint-Léger, Bonneuil-sur-Marne, Limeil-Brévannes, Noiseau, Ormesson-sur-Marne et Sucy-en-Brie figurent parmi les communes citées par la préfecture. Le média local vigilance canicule en Yvelines rappelle que ces épisodes de restriction se multiplient cet été en Île-de-France, à mesure que les nappes et cours d’eau s’assèchent.
Concrètement, le remplissage des piscines privées, le lavage des véhicules et l’arrosage des espaces verts et terrains de sport sont totalement interdits dans ce périmètre. L’arrosage des potagers reste toléré, mais uniquement en dehors des heures les plus chaudes : il est proscrit entre 8h et 20h, précise la préfecture.
Le compte d’information francilien a également relayé l’annonce :
Une dégradation amorcée depuis le début du mois de juin
La situation ne s’est pas dégradée du jour au lendemain. Début juin 2026, le Réveillon avait déjà franchi son seuil de vigilance, fixé à 0,037 m³/s à la station de Férolles-Attily, selon la préfecture. Trois semaines plus tard, le 27 juin, le cours d’eau basculait directement au niveau de crise. La préfecture attribue cette dégradation hydrologique précoce à un hiver 2025-2026 marqué par un déficit pluviométrique, suivi de fortes chaleurs et d’une quasi-absence de précipitations fin juin.
Contexte dans le Val-de-Marne
Le Val-de-Marne compte 47 communes, majoritairement urbanisées, mais le sud-est du département conserve des espaces plus ruraux traversés par de petits cours d’eau comme le Réveillon et le Morbras, deux affluents secondaires du bassin de la Seine. Ces cours d’eau, à faible débit naturel, sont particulièrement sensibles aux épisodes de sécheresse précoce. À ce stade, seuls les bassins du Réveillon et du Morbras sont classés en crise : le reste du département demeure en simple vigilance sécheresse, précise la préfecture. Cette gradation par bassin versant, plutôt qu’à l’échelle de tout le département, permet de cibler les restrictions sur les zones réellement en tension hydrique.
Ce type d’arrêté s’inscrit dans un cadre suivi par l’État dans plusieurs départements franciliens confrontés à des étés de plus en plus secs, alors que les autorités locales, comme lors du séminaire des maires organisé à Bobigny en Seine-Saint-Denis, multiplient les réunions de coordination préfectorale sur les enjeux du territoire.
La préfecture n’a pas communiqué à ce stade de calendrier de levée des restrictions, qui dépendra de l’évolution du débit du Réveillon dans les prochaines semaines.