Val-de-Marne : le compte administratif 2025 adopté, l’immobilier ancien redonne un peu d’air
Le conseil départemental a voté le 22 juin le compte administratif 2025. Les droits de mutation augmentent de 12 % à 264 millions d'euros, mais des cessions de patrimoine et la suppression d'une subvention au tourisme ont été nécessaires pour équilibrer.
Le Conseil départemental du Val-de-Marne a adopté lundi 22 juin son compte administratif 2025. Les recettes des droits de mutation (DMTO) ont atteint 264 millions d'euros, soit une hausse de 12 % par rapport à 2024. Pour boucler le budget, le Département a vendu 12 millions d'euros de patrimoine et supprimé la subvention au comité départemental du tourisme.
L’essentiel
- Vote : le compte administratif 2025 adopté le 22 juin 2026 à Créteil.
- DMTO : 264 millions d’euros, +12 % par rapport à 2024.
- Cessions : 12 millions d’euros de patrimoine vendus pour équilibrer.
- Économie : suppression de la subvention au comité départemental du tourisme.
- Opposition : le groupe socialiste a voté contre.
Le vote du compte administratif
Le Conseil départemental du Val-de-Marne, réuni en séance plénière lundi 22 juin à l’hôtel du département à Créteil, a adopté le compte administratif de l’exercice 2025. Ce document retrace les dépenses et recettes réellement réalisées sur l’année écoulée. Le vote est intervenu dans un contexte budgétaire tendu, marqué par une épargne nette réduite ces dernières années. Le président Olivier Capitanio (LR) a qualifié l’exécution budgétaire de « moins pire » que prévu, selon le compte rendu officiel.
Le média local @94citoyens a réagi en direct sur X :
Une reprise immobilière modérée
La principale bonne surprise du compte administratif 2025 vient des recettes des droits de mutation à titre onéreux (DMTO), c’est-à-dire les taxes perçues lors des ventes immobilières. Elles atteignent 264 millions d’euros, en hausse de 12 % par rapport à 2024. Ce rebond, lié à une légère reprise du marché de l’immobilier ancien, permet de dégager un peu d’épargne. Il reste toutefois loin du record de 2022, où les DMTO avaient dépassé les 340 millions d’euros. Comme nous l’avions rapporté dans notre article précédent, cette embellie est qualifiée de « ténue » par les observateurs.
Des mesures d’économie contestées
Pour équilibrer le budget 2025, le Département a dû prendre des mesures correctives. Il a procédé à la cession de 12 millions d’euros de son patrimoine immobilier. En outre, la subvention annuelle allouée au comité départemental du tourisme a été supprimée. Le groupe socialiste, qui dénonce une politique d’austérité, a voté contre l’adoption du compte administratif. Lors de la commission permanente du même jour, la majorité a également défendu une baisse de 20 % de sa participation au fonctionnement des missions locales, selon le groupe Val-de-Marne en commun (PCF et citoyens).
Contexte dans le Val-de-Marne
Le Val-de-Marne (94) est l’un des départements les plus peuplés d’Île-de-France, avec environ 1,4 million d’habitants. Son économie, tertiaire et industrielle, est sensible aux cycles immobiliers franciliens. Les recettes de DMTO représentent une part importante de son budget de fonctionnement, ce qui rend les finances départementales vulnérables aux fluctuations du marché. Après un record en 2022, elles avaient fortement chuté en 2023 et 2024, contraignant la majorité à des ajustements drastiques. Cette année, la légère reprise offre un répit, mais le niveau reste inférieur aux années fastes. Par ailleurs, dans l’actualité régionale, les services de l’État ont dû gérer des incidents lors de la Fête de la musique à Paris, sans lien direct avec la situation financière du département.
Prochaine étape : le budget supplémentaire
Le Conseil départemental va maintenant travailler sur le budget supplémentaire de l’année 2026. Ce document, qui ajuste les crédits en cours d’exercice, devrait être soumis au vote au second semestre. La majorité devra arbitrer entre les nouvelles dépenses et la nécessité de maintenir un niveau d’épargne suffisant pour les investissements.