Val-d’Oise : un policier municipal tue son ex-compagne et leurs deux enfants avant de se suicider

Le drame s'est produit le 9 mai à Villers-en-Arthies. Le couple était en instance de séparation. Le parquet de Pontoise a ouvert une enquête.

Val-d'Oise : un policier municipal tue son ex-compagne et leurs deux enfants avant de se suicider
Illustration Julie Renault / info.fr

Quatre personnes ont été retrouvées mortes par balles le 9 mai 2026 à Villers-en-Arthies, dans le Val-d'Oise. Un policier municipal d'une quarantaine d'années est soupçonné d'avoir abattu son ex-compagne et leurs deux enfants de 9 et 13 ans avant de se suicider. Le parquet de Pontoise a ouvert une enquête pour meurtres précédés ou suivis de suicide.

Quatre personnes ont été retrouvées mortes par balles le 9 mai 2026 à Villers-en-Arthies, dans le Val-d’Oise. Un policier municipal d’une quarantaine d’années est soupçonné d’avoir abattu son ex-compagne et leurs deux enfants de 9 et 13 ans avant de se suicider. Le parquet de Pontoise a ouvert une enquête pour meurtres précédés ou suivis de suicide.

L’essentiel

  • Quatre morts : un policier municipal, son ex-compagne et leurs deux enfants de 9 et 13 ans retrouvés morts par balles le 9 mai 2026 à Villers-en-Arthies (Val-d’Oise).
  • Découverte : les corps ont été découverts par les gendarmes vers 18h le vendredi 9 mai 2026.
  • Arme de service : une arme de poing, probablement l’arme de service du policier, a été retrouvée sur les lieux.
  • Enquête ouverte : le parquet de Pontoise a ouvert une information pour meurtres précédés ou suivis de suicide ; aucun antécédent judiciaire de violences conjugales n’est connu à ce stade.
  • Contexte : le couple était en instance de séparation ; l’ex-compagne s’était rendue au domicile le vendredi 8 mai pour déposer les enfants.

Ce qui s’est passé le 9 mai à Villers-en-Arthies

Les corps ont été découverts par les gendarmes vers 18h le vendredi 9 mai 2026, dans une maison de Villers-en-Arthies, commune rurale du Val-d’Oise. Selon Le Parisien et BFMTV, qui ont tous deux confirmé les faits, le suspect est un policier municipal d’une quarantaine d’années, affecté dans les Hauts-de-Seine.

Les quatre victimes ont été tuées par balles. Une arme de poing, probablement l’arme de service du fonctionnaire, a été retrouvée sur place, selon BFMTV. Les autopsies sont prévues dans les prochains jours. L’enquête est confiée aux gendarmes sous l’autorité du parquet de Pontoise.

Un couple en instance de séparation

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Selon Le Parisien et une source policière citée sur X, le couple était en instance de séparation au moment du drame. L’ex-compagne s’était rendue au domicile conjugal le vendredi 8 mai 2026 pour déposer les enfants, alors que le suspect effectuait un service de nuit. Les circonstances exactes des faits - le moment précis et le déroulé - n’ont pas encore été précisées par les enquêteurs.

Le parquet de Pontoise confirme qu’aucun antécédent judiciaire de violences conjugales n’est connu pour le suspect. Aucun signalement préalable n’a été évoqué à ce stade par les autorités. Cette absence de signalement ne préjuge pas des tensions liées à la séparation en cours, mais les enquêteurs n’ont pas encore communiqué sur les éventuels éléments contextuels.

Ce type de drame intervient fréquemment dans un contexte de rupture ou de séparation conflictuelle. D’autres affaires récentes ont mis en lumière la difficulté à détecter les signaux d’alerte avant qu’un passage à l’acte ne survienne.

Le qualificatif de féminicide en question

Le collectif Nous Toutes recense ce drame parmi les féminicides de 2026. Au 8 mai 2026, le collectif avait comptabilisé 47 féminicides depuis le début de l’année en France. En 2024, 107 féminicides avaient été enregistrés sur l’ensemble du territoire, selon les données compilées par le collectif et France Info - soit une hausse de 11 % par rapport à 2023. Près de la moitié des victimes avaient signalé des violences avant leur mort.

Dans le cas de Villers-en-Arthies, les deux enfants de 9 et 13 ans ont également perdu la vie. Ce type de drame - où des enfants sont tués lors d’un féminicide-suicide - est qualifié par certaines associations de « féminicide élargi » ou d’« homicide intrafamilial ». La qualification juridique retenue par le parquet de Pontoise est celle de meurtres précédés ou suivis de suicide.

Un précédent récent : le 1er mai 2026, une femme de 64 ans prénommée Sylvie avait été tuée par son ex-mari à Pierre-de-Bresse, en Saône-et-Loire, avant que ce dernier ne se suicide - malgré des signalements répétés aux gendarmes, selon France 3 Bourgogne-Franche-Comté et le collectif Nous Toutes. D’autres faits-divers violents ont marqué le début du mois de mai 2026 en France.

La question de l’arme de service

L’utilisation présumée de l’arme de service du policier municipal soulève des questions sur les protocoles de détention des armes à feu par les fonctionnaires en situation de séparation ou de crise personnelle. Selon BFMTV et Sud Ouest, l’arme de poing retrouvée sur les lieux est « probablement » l’arme professionnelle du suspect - sans que cela ait été confirmé de manière définitive par le parquet à l’heure de publication.

En France, les policiers municipaux armés sont habilités à conserver leur arme de service à domicile dans certaines conditions. Les règles varient selon les communes et les arrêtés municipaux. Aucune information n’a été communiquée à ce stade sur les conditions de détention de l’arme dans ce cas précis.

Contexte dans le Val-d’Oise

Villers-en-Arthies est une commune rurale du Vexin français, dans le nord-ouest du Val-d’Oise, à une soixantaine de kilomètres de Paris. Le département compte environ 1,2 million d’habitants.

En 2024, selon les données du ministère de l’Intérieur, le Val-d’Oise enregistrait un taux de 12,1 % de victimes féminines de violences conjugales parmi les femmes de 15 à 64 ans - un chiffre préoccupant, bien que les comparaisons interdépartementales doivent tenir compte des disparités de densité et de démographie.

Le parquet de Pontoise, compétent pour l’ensemble du Val-d’Oise, est régulièrement confronté à des affaires de violences intrafamiliales graves. L’instruction en cours mobilise les brigades de gendarmerie locales. Les forces de l’ordre sont sollicitées sur de multiples fronts en ce début mai 2026.

Associations et numéros d’aide

Le 3919 (Violences Femmes Info) est le numéro national d’écoute dédié aux victimes de violences conjugales, disponible 24h/24. Le 119 (Allô Enfance en Danger) peut être contacté pour tout signalement concernant des mineurs en danger.

Le collectif Nous Toutes rappelle que les périodes de séparation constituent un moment particulièrement à risque pour les victimes de violences conjugales. Toute personne en situation de danger peut également contacter le 17 (police/gendarmerie) ou le 15 (SAMU) en cas d’urgence.

Les prochaines étapes de l’enquête

Les autopsies des quatre victimes sont prévues dans les prochains jours, selon Sud Ouest. Elles devront établir les circonstances précises des décès et confirmer les hypothèses sur l’arme utilisée. Le parquet de Pontoise n’a pas encore communiqué de calendrier d’instruction. D’autres affaires judiciaires sont également en cours dans la région.

Les enquêteurs chercheront à reconstituer la chronologie précise des faits entre le vendredi 8 mai au soir - moment du dépôt des enfants - et la découverte des corps le 9 mai vers 18h.

Sources

Julie Renault

Julie Renault

Julie est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Paris (75), avec Paris pour chef-lieu. Spécialité du département : capitale politique et premiere place economique française. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Île-de-France.

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