Vallée d’Aspe : la sous-préfète sur le terrain pour évaluer les réparations post-2024
Marion Aoustin-Roth a visité plusieurs communes sinistrées le 29 mai pour faire le point sur les travaux et les besoins restants.
Le 29 mai 2026, la sous-préfète d'Oloron-Sainte-Marie, Marion Aoustin-Roth, s'est rendue dans la vallée d'Aspe pour évaluer l'avancement des réparations engagées après les crues torrentielles de septembre 2024. Plus de 5,5 millions d'euros ont été mobilisés par l'État depuis la catastrophe.
L’essentiel
- Visite le 29 mai 2026 : Marion Aoustin-Roth, sous-préfète d’Oloron-Sainte-Marie, dans plusieurs communes de la vallée d’Aspe (Borce, Cette-Eygun, Etsaut, Urdos).
- 5,5 M€ mobilisés : dont environ 4 M€ pour la brèche de la RN 134, selon La République des Pyrénées.
- 60 sites sensibles identifiés : sur 25 km de RN 134, avec plus de 2,5 M€ de travaux engagés par la DIRA.
- RN 134 rouverte en décembre 2024 : moins de quatre mois après les crues des 6-7 septembre 2024.
- Un manager de crise dédié : Romain Lobry, ingénieur géotechnicien, mis à disposition des quatre communes pendant sept mois, financé par l’État.
Une visite de terrain, près de deux ans après les crues
Le 29 mai 2026, la sous-préfète d’Oloron-Sainte-Marie Marion Aoustin-Roth a parcouru les communes de la haute vallée d’Aspe touchées par les intempéries de l’automne 2024. Borce, Cette-Eygun, Etsaut et Urdos figuraient parmi les étapes, selon la Préfecture des Pyrénées-Atlantiques, qui a publié des photos de la visite sur X.
L’objectif : faire le point sur les conséquences des épisodes climatiques, l’état d’avancement des travaux de réparation et les besoins encore non couverts. Ce type de visite s’inscrit dans un suivi régulier instauré dès la phase de crise, avec des comités de pilotage présidés par la sous-préfète - dont un tenu à Bedous en mai 2025, rapporte La République des Pyrénées.
Les crues de septembre 2024 : un territoire dévasté
Les 6 et 7 septembre 2024, des crues torrentielles ont frappé la vallée d’Aspe. Le gave d’Aspe est sorti de son lit, emportant des berges, endommagrant des pistes pastorales et ouvrant une brèche sur la RN 134 au sud d’Urdos. Les communes de Borce, Cette-Eygun, Etsaut et Urdos ont été les plus touchées, selon les données croisées de la DIRA Atlantique et de la presse locale.
La route nationale, axe stratégique reliant la France à l’Espagne via le col du Somport, a été fermée plusieurs mois. Elle a rouvert en décembre 2024, moins de quatre mois après la catastrophe, après comblement de la brèche principale.
5,5 millions d’euros engagés, des chantiers encore ouverts
Selon La République des Pyrénées, plus de 5,5 millions d’euros ont été mobilisés par l’État pour la reconstruction de la vallée. Environ 4 millions ont été consacrés à la seule brèche de la RN 134. La DIRA (Direction interdépartementale des routes Atlantique) a engagé plus de 2,5 M€ supplémentaires sur 60 sites sensibles identifiés sur un tronçon de 25 km.
Les travaux réalisés ou en cours comprennent des enrochements et confortements de berges du gave - notamment à Cette-Eygun - , la reconstruction de pistes pastorales comme celles de Layers à Borce, et la remise en état d’ouvrages hydroélectriques par EDF. La Préfecture a confirmé ces avancées sur X :
Des besoins restent à couvrir. La visite du 29 mai avait précisément pour objet de les recenser. Leur nature exacte n’a pas été détaillée publiquement à ce stade.
Un dispositif de suivi structuré
Après la crise aiguë, l’État a mis en place un accompagnement qui dépasse la simple supervision administrative. Un chargé de mission « manager de gestion de crise », Romain Lobry, ingénieur géotechnicien, a été mis à disposition des quatre communes pendant sept mois, financé par l’État. Un dispositif qualifié d’exceptionnel, comparable à celui déployé après les inondations de la vallée de la Roya en 2020, selon La République des Pyrénées.
Des comités de pilotage réguliers couvrent plusieurs volets : études hydrauliques du gave d’Aspe, sécurisation de la RN 134, pastoralisme et soutien financier aux collectivités. Ces réunions sont présidées par la sous-préfète. Le suivi des services de l’État en territoire de montagne constitue un enjeu récurrent dans plusieurs départements alpins et pyrénéens.
Contexte dans les Pyrénées-Atlantiques
La vallée d’Aspe est un territoire de haute montagne enclavé, dont la seule voie d’accès principale reste la RN 134. Sa fermeture prolongée a isolé les communes pendant plusieurs semaines à l’automne 2024, affectant résidents permanents, éleveurs et trafic transfrontalier vers l’Espagne.
Le département des Pyrénées-Atlantiques est régulièrement exposé aux crues pyrénéennes. Les événements de 2024 ont représenté l’un des épisodes les plus destructeurs de la décennie dans cette vallée. La gestion de la crise a valu à Marion Aoustin-Roth une distinction : elle a été nommée chevalier de l’ordre national du Mérite en décembre 2025, selon La République des Pyrénées et le Journal officiel. Elle a depuis quitté ses fonctions à Oloron-Sainte-Marie pour rejoindre la direction générale de la sécurité civile à Paris, fin 2025 ou début 2026.
La visite du 29 mai 2026 s’inscrit donc dans une phase de consolidation, après la reconstruction d’urgence et avant la clôture des dossiers encore ouverts - notamment les études hydrauliques et les financements complémentaires aux collectivités. Les décisions préfectorales liées aux risques naturels mobilisent de plus en plus les représentants de l’État en territoire rural.
Prochaine étape
Les besoins identifiés lors de cette visite devraient alimenter un prochain comité de pilotage. Le calendrier de ce comité n’a pas été communiqué par la préfecture à ce jour.
Sources
- Préfecture des Pyrénées-Atlantiques (@Prefet64) : Tweet officiel Préfet64 – visite sous-préfète vallée d'Aspe
- La République des Pyrénées : 5,5 millions déjà mobilisés par l'État pour la reconstruction de la vallée d'Aspe
- La République des Pyrénées : Haute vallée d'Aspe : après la gestion de crise, la gestion des dossiers
- La République des Pyrénées : La sous-préfète d'Oloron va piloter la gestion de crise à Paris