Vaucluse : une femme et ses trois chiens retrouvés morts dans une maison isolée

La locataire de 61 ans gisait dans son lit depuis février, sans que personne n'ait signalé sa disparition.

Vaucluse : une femme et ses trois chiens retrouvés morts dans une maison isolée
Illustration Raphaël Mistral / info.fr

Le corps d'une femme de 61 ans et de ses trois chiens a été découvert le 22 avril 2026 dans une maison pavillonnaire de Loriol-du-Comtat, près de Carpentras. La victime était décédée depuis environ deux mois. Une enquête est ouverte par la gendarmerie.

C’est une odeur signalée sur place et des mois de loyers impayés qui ont conduit les secours jusqu’à la maison. Le 22 avril 2026 au matin, des sapeurs-pompiers alertés par l’agence immobilière ont découvert le corps d’une femme de 61 ans dans son lit, selon Le Dauphiné Libéré. Ses trois chiens gisaient morts à proximité. La locataire vivait seule et était au chômage, d’après La Provence.

Morte depuis février, personne n’avait donné l’alerte

Les premiers éléments de l’enquête situent le décès en février 2026, soit deux mois avant la découverte. Aucun voisin, aucun proche n’avait signalé la disparition de la locataire, selon La Provence. C’est uniquement le signalement de l’agence immobilière pour loyers impayés qui a déclenché l’intervention. La piste criminelle n’est pas privilégiée à ce stade. Une autopsie a été réalisée dans la semaine du 22 avril. L’enquête est confiée à la brigade de gendarmerie de Beaumes-de-Venise, qui poursuit ses investigations sans date de clôture annoncée.

Un drame qui rappelle d’autres cas en Vaucluse et en France

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Ce drame n’est pas sans précédent dans le département. En juin 2025, au Pontet, une femme de 64 ans et ses deux fils avaient été retrouvés morts par inanition après plusieurs semaines d’isolement. À l’échelle nationale, les Petits Frères des Pauvres ont recensé 32 personnes retrouvées mortes chez elles en 2025 après des périodes prolongées d’isolement, selon Le Monde. L’association a lancé un observatoire dédié à ces « morts solitaires ».

Le cas de Loriol-du-Comtat illustre une réalité bien connue des travailleurs sociaux : l’isolement peut rester invisible pendant des mois, y compris dans des zones pavillonnaires habitées. En Vaucluse, la gendarmerie de Carpentras et les brigades alentour traitent régulièrement des situations de détresse sociale restées longtemps sans signalement.

Sources

Raphaël Mistral

Raphaël Mistral

Basé à Avignon, traite le festival, les tensions sur le logement, la viticulture des Côtes du Rhône et les débats sur le tourisme de masse. Formé au CFJ, il a grandi en Vaucluse. Conviction : interroger les directeurs de compagnies, les viticulteurs, les élus, croiser les chiffres de fréquentation avant de publier.

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