Vénissieux : une entreprise de galvanisation mise en demeure pour ses émissions

SOPRANZI GALVANISATION a dépassé les valeurs limites atmosphériques en 2021, selon un rapport d'analyse transmis à la préfecture du Rhône.

Vénissieux : une entreprise de galvanisation mise en demeure pour ses émissions
Illustration Margaux Bernard / info.fr

La préfecture du Rhône a mis en demeure la société SOPRANZI GALVANISATION, basée à Vénissieux, en avril 2024. Des dépassements récurrents des normes d'émissions atmosphériques avaient été constatés dès 2021. Une inspection de suivi a eu lieu en octobre 2025.

La société SOPRANZI GALVANISATION, implantée au 5 rue Eugène Hénaff à Vénissieux depuis septembre 2008, a fait l’objet d’un arrêté préfectoral de mise en demeure signé le 30 avril 2024. Le préfet du Rhône lui enjoint de respecter les prescriptions de son autorisation d’exploitation, après des non-conformités documentées sur ses rejets atmosphériques.

Des dépassements constatés en 2021

Selon le rapport d’analyse de la société CTC, établi en octobre et novembre 2021, l’entreprise a dépassé de façon récurrente les valeurs limites d’émissions fixées par son arrêté préfectoral. SOPRANZI GALVANISATION exerce dans le traitement de surface par galvanisation à chaud, activité classée sous la nomenclature ICPE 2510. Ce régime impose des prescriptions strictes sur les rejets liquides et atmosphériques, selon le site Géorisques.

Une visite d’inspection des installations classées a été réalisée le 21 octobre 2025 dans l’établissement, confirmant des irrégularités potentielles toujours liées à ces activités, d’après les données publiées sur Géorisques.

Un contexte de contrôles renforcés dans le Rhône

Publicité

Ce dossier n’est pas isolé. Le 17 mai 2024, une autre entreprise de Vénissieux, STOCA, recevait également une mise en demeure préfectorale pour non-respect des normes environnementales, selon le registre des arrêtés préfectoraux du Rhône. La préfecture fait état d’une politique de contrôle accrue des installations classées depuis 2020 dans le département.

À ce stade, aucune amende administrative chiffrée n’est publiquement documentée concernant SOPRANZI GALVANISATION en 2026. Mais en cas de persistance du non-respect, l’article L. 173-1 du Code de l’environnement prévoit des sanctions pécuniaires. Un recours devant le tribunal administratif de Lyon reste également possible.

Prochaine étape : une inspection de suivi post-mise en demeure est attendue, potentiellement en 2026, selon les informations de la préfecture du Rhône.

Sources

Margaux Bernard

Margaux Bernard

Basée à Lyon, elle traite la métropole, les tensions sur les transports, la chimie et les débats sur la piétonnisation. Issue de Sciences Po Grenoble, elle a commencé en presse écrite. Méthode rigoureuse : interroger les élus écologistes, les syndicats, les commerçants, vérifier les budgets du SYTRAL avant de publier.

Publicité
Lien copié !
× Infographie agrandie