Vénissieux : une famille avec deux enfants visée par des tirs dans la nuit, enquête ouverte
Dans la nuit du 28 au 29 avril, une maison chemin de la Côté a essuyé de nombreux impacts. Une balle s'est logée dans la fenêtre de la chambre d'un enfant.
Une maison pavillonnaire de Vénissieux a été la cible de multiples tirs d'armes à feu vers 2h45 dans la nuit du 28 au 29 avril 2026. Deux adultes et leurs enfants de 5 et 11 ans se trouvaient à l'intérieur. Aucun blessé n'est à déplorer. Une enquête est ouverte.
Une maison pavillonnaire chemin de la Côté à Vénissieux a essuyé de nombreux tirs d’armes à feu dans la nuit du 28 au 29 avril 2026, vers 2h45. Deux adultes et leurs deux enfants, âgés de 5 et 11 ans, dormaient à l’intérieur au moment des faits. Aucune blessure n’a été signalée. Une enquête est en cours pour identifier les auteurs et établir les motifs.
L’essentiel
- Heure des tirs : vers 2h45 dans la nuit du mardi 28 au mercredi 29 avril 2026
- Lieu : maison pavillonnaire chemin de la Côté, Vénissieux (Rhône)
- Occupants : deux adultes et deux enfants de 5 et 11 ans, aucun blessé
- Dégâts : multiples impacts de balles sur la façade ; une balle logée dans la fenêtre de la chambre d’un enfant, selon Lyon Capitale
- Profil de la famille : non connue des services de police ni judiciaires, selon Le Progrès
Les faits : une maison criblée de balles en pleine nuit
Les tirs ont eu lieu chemin de la Côté, dans un secteur pavillonnaire de Vénissieux. Selon Le Progrès, de nombreux impacts ont été relevés sur la façade de la maison au moment de l’intervention des forces de l’ordre. Lyon Capitale précise qu’une balle s’est logée dans la fenêtre de la chambre de l’un des enfants.
La famille se trouvait à l’intérieur au moment de la fusillade. Aucune blessure physique n’a été constatée. La police a ouvert une enquête pour identifier les auteurs et déterminer les motifs de cette attaque.
Une famille sans antécédents judiciaires
Selon Le Progrès, la famille visée n’est pas connue des services de police ou judiciaires. Ce point oriente l’enquête : les motifs des tirs restent à ce stade indéterminés. Il n’a pas été précisé si la maison avait été délibérément ciblée ou si elle aurait pu être confondue avec une autre adresse. La mairie de Vénissieux n’a pas encore fait de déclaration publique sur l’incident.
Un épisode dans une série de tirs visant des habitations
Cet incident ne s’inscrit pas dans l’isolement. Dans la nuit du 25 au 26 avril 2026, une porte d’entrée avait déjà été visée par des tirs d’intimidation à Vénissieux, selon Ouest-France. Une femme avait alors été atteinte par une balle perdue. En avril 2026, plusieurs fusillades ont également visé des habitations à Villeurbanne et Décines, dans un contexte que Lyon Mag relie à des tirs d’intimidation liés au trafic de stupéfiants - un homme avait été arrêté dans ce cadre.
Les violences armées visant des résidences ne sont pas nouvelles dans la commune. La brigade spécialisée de terrain (BST) avait saisi cannabis et cocaïne dans les halls de la Grappinière, illustrant la pression que les réseaux exercent sur plusieurs quartiers de Vénissieux. En décembre 2025, des tirs d’armes de guerre avaient semé la panique dans le quartier des Minguettes, sur plusieurs artères, selon Le Figaro et Actu.fr. Ces incidents avaient été associés à des points de deal.
Des faits similaires ont également été signalés dans d’autres communes de la région : une famille avait été agressée violemment à Saint-Germain-l’Herm, dans un tout autre contexte mais témoignant d’une insécurité qui touche aussi des territoires ruraux.
Contexte dans le Rhône
Vénissieux est la quatrième commune du Rhône par la population, avec environ 65 000 habitants. Selon les données agrégées par Linternaute à partir des statistiques de délinquance, la commune a enregistré 6 938 crimes et délits en 2025, un chiffre qui la place parmi les communes les plus exposées de la métropole lyonnaise.
À l’échelle du département, l’INSEE relevait déjà entre 2015 et 2019 un taux de 10,8 cambriolages pour 1 000 logements dans le Rhône, l’un des plus élevés de France. La violence liée aux armes à feu s’est depuis accentuée dans plusieurs communes de la première couronne lyonnaise, en lien documenté avec les trafics de stupéfiants.
Dans ce contexte, des lycées de l’est lyonnais ont mené des grèves pour réclamer le classement en éducation prioritaire, signe que les tensions sociales et sécuritaires alimentent des demandes de moyens renforcés sur tout le territoire de la métropole. Par ailleurs, onze personnes ont récemment été condamnées à Roanne pour trafic de drogue entre la Loire, Nîmes et Marseille, rappelant l’étendue des réseaux qui irriguent la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Ce que l’enquête devra établir
Les enquêteurs travaillent à identifier les auteurs des tirs et à reconstituer les circonstances. Plusieurs questions restent ouvertes : la maison a-t-elle été délibérément ciblée ? Les tirs sont-ils liés à la série d’incidents des nuits précédentes dans l’agglomération ? Le nombre exact de projectiles tirés n’a pas été précisé dans les éléments communiqués à ce stade.
Aucune garde à vue n’a été annoncée dans les heures suivant les faits. Les résultats de l’enquête balistique, notamment sur la balle logée dans la fenêtre de la chambre de l’enfant, pourraient apporter des éléments déterminants sur le type d’arme utilisé et le mode opératoire.
La prochaine étape sera la communication par les services de police des premiers éléments d’enquête, aucune date n’ayant été fixée publiquement à ce stade.
Sources
- Le Progrès : Une maison pavillonnaire visée par des tirs à Vénissieux, des enfants de 5 et 11 ans se trouvaient à l'intérieur
- Lyon Capitale : Une maison de Vénissieux ciblée par des tirs, une balle touche la fenêtre de la chambre d'un enfant
- Lyon Mag : Villeurbanne, Vénissieux, Décines : de nombreux tirs visent des habitations en pleine nuit, un homme arrêté
- Ouest-France : Près de Lyon, une femme victime d'une balle perdue après des tirs d'intimidation