Verruyes : la maire bousculée et un agent frappé lors de la fermeture du plan d’eau
Vendredi 19 juin, la maire Cécilia Rochefort et un agent municipal ont été agressés par des baigneurs refusant la fermeture du plan d'eau à cause de cyanobactéries. L'agent a reçu deux coups de poing.
Vendredi 19 juin 2026, la maire de Verruyes (Deux-Sèvres), Cécilia Rochefort, a été bousculée et un agent municipal frappé au visage alors qu'ils fermaient la baignade du plan d'eau communal en raison de cyanobactéries. Une plainte a été déposée.
L’essentiel
- Fait 1 : Vendredi 19 juin 2026, la maire de Verruyes, Cécilia Rochefort, a fermé la baignade du plan d’eau sur instruction de l’ARS.
- Fait 2 : Un agent municipal a été placé en ITT de trois jours.
- Fait 3 : Une plainte a été déposée le 20 juin auprès de la gendarmerie.
- Fait 4 : La maire a publié un message rassurant sur Facebook le 21 juin, appelant à un soutien psychologique pour les élus.
Un incident sur fond de canicule
Verruyes, petite commune de 900 habitants dans le sud des Deux-Sèvres, a connu un incident grave vendredi 19 juin 2026. En pleine canicule, la fréquentation du plan d’eau communal était élevée. Sur instruction de l’Agence régionale de santé (ARS), la maire Cécilia Rochefort a pris un arrêté municipal de fermeture de la baignade après la découverte de cyanobactéries, selon les informations du site officiel de la commune et de La Nouvelle République.
Vers 16 heures, la maire et un agent municipal se sont rendus sur place pour poser des rubalises et des panneaux d’interdiction. Un couple de baigneurs, refusant de faire sortir leurs enfants de l’eau, a alors pris à partie les deux élus. L’altercation a dégénéré : la maire a été bousculée, et l’agent municipal, qui s’interposait, a reçu deux coups de poing au visage. Ce dernier a été placé en incapacité totale de travail (ITT) de trois jours.
La réaction de la maire : « Je vous rassure, je vais bien »
Le lendemain, samedi 20 juin, Cécilia Rochefort a déposé une plainte auprès de la gendarmerie. Elle a également publié un message sur son compte Facebook le dimanche 21 juin, dont La Nouvelle République rapporte les termes : « Je vous rassure, je vais bien. » Elle y dénonce la violence de l’agression et appelle la préfecture à mettre en place un dispositif de soutien psychologique pour les élus locaux, régulièrement confrontés à des incivilités croissantes dans l’exercice de leurs fonctions.
Élue maire en mars 2026, Cécilia Rochefort exerce son premier mandat. Elle a salué le courage de l’agent municipal et assuré que la commune ne céderait pas face à la violence.
Contexte dans les Deux-Sèvres
Les Deux-Sèvres, département rural et agricole, connaissent une recrudescence des incivilités envers les élus locaux. Selon l’Association des maires de France, les agressions verbales et physiques ont augmenté de près de 40 % au niveau national depuis 2020. Dans la région, des faits similaires ont été signalés récemment : à Thouars, la circulation d’un autorail historique a attiré les foules sans incident, mais à Servas, une manifestation contre l’agrivoltaïsme s’est tenue devant la mairie ce lundi, illustrant une tension latente sur les décisions locales.
Le plan d’eau de Verruyes est un lieu de loisirs prisé pendant la saison estivale. La présence de cyanobactéries, des micro-organismes pouvant dégager des toxines, est un phénomène récurrent dans les eaux stagnantes des Deux-Sèvres, déjà observé en 2023 et 2024 sur les plans d’eau de la Sèvre Niortaise. La décision de fermeture, quoique impopulaire pendant la canicule, relève d’une obligation sanitaire stricte.
Prochaine étape : de nouveaux prélèvements avant réouverture
La baignade reste interdite jusqu’à nouvel ordre. De nouveaux prélèvements de l’ARS sont prévus ce lundi 22 juin 2026 pour mesurer le taux de cyanobactéries. Si les résultats sont conformes, la réouverture pourrait intervenir le 1er juillet, avec une surveillance renforcée. En attendant, la gendarmerie poursuit l’enquête sur l’agression ; l’identité des auteurs présumés n’a pas été communiquée.