Vienne : le colonel Assou dresse son bilan avant de quitter la gendarmerie départementale
Le commandant du groupement de gendarmerie de la Vienne depuis 2023 passera le relais début août 2026 à un successeur avant de rejoindre Rennes.
Le colonel Philippe-Alexandre Assou quittera ses fonctions de commandant du groupement de gendarmerie départementale de la Vienne fin juillet 2026. Après trois ans à la tête d'un groupement de 900 personnes couvrant 97 % du département, il dresse son bilan dans une interview accordée à La Nouvelle République.
L’essentiel
- Prise de commandement : Le colonel Assou a pris la tête du groupement de gendarmerie de la Vienne en juin/août 2023.
- Effectifs : Le groupement compte 550 gendarmes et 350 réservistes, soit environ 900 personnes au total.
- Territoire couvert : 257 communes, 97 % du département, plus de 270 000 habitants.
- Départ : Fin juillet 2026 ; passation de commandement prévue début août 2026.
- Prochain poste : Adjoint au directeur zonal des opérations à Rennes (Ille-et-Vilaine).
Trois ans à la tête du groupement
Le colonel Philippe-Alexandre Assou commande le groupement de gendarmerie départementale de la Vienne (86) depuis juin/août 2023, selon son profil LinkedIn officiel et la cérémonie de prise de commandement documentée par La Voix du Gendarme. Son mandat s’achève fin juillet 2026. Son successeur prendra ses fonctions début août, selon La Nouvelle République.
Assou rejoindra ensuite Rennes pour un poste d’adjoint au directeur zonal des opérations, une montée en responsabilité au sein de la gendarmerie nationale. Son parcours atypique - Saint-Cyrien passé par le 1er régiment de hussards parachutistes avant de rejoindre la gendarmerie, avec des commandements projetés à l’étranger - a marqué sa manière d’exercer le commandement territorial.
« Il faut qu’on explique ce que l’on fait »
C’est le titre choisi par La Nouvelle République pour son interview du colonel. Une formule qui résume l’orientation de son mandat : la communication et la proximité avec le tissu local.
Sur le fond, le colonel a multiplié les points de contact avec les élus ruraux et les institutions. En mars 2025, le groupement a signé une convention de partenariat avec l’AMF 86 (Association des maires de France de la Vienne), selon le site de l’AMF. Des réunions avec le préfet de la Vienne ont ponctué son mandat, notamment pour la présentation du plan d’actions départemental.
Un groupement ancré dans la ruralité
Le groupement de gendarmerie de la Vienne couvre 257 communes, soit 97 % du territoire départemental, pour plus de 270 000 habitants, selon les données de la préfecture de la Vienne. C’est la police nationale qui prend en charge les zones urbaines - Poitiers et ses abords immédiats - le reste du département relevant de la gendarmerie.
La structure repose sur des brigades territoriales complétées par des unités d’enquête et d’intervention. Les 350 réservistes jouent un rôle d’appoint régulier, notamment lors des pics d’activité estivaux ou des grands rassemblements. La Gamer’s Assembly 2024 à Poitiers avait par exemple mobilisé le groupement, selon la gendarmerie nationale.
L’ancrage rural a aussi pris la forme de rassemblements symboliques : en 2024, des gendarmes s’étaient réunis au château de Monts-sur-Guesnes, événement relayé par La Nouvelle République sous le titre « Les gendarmes sont des acteurs du territoire ».
Des cérémonies jusqu’au bout
En avril 2026, onze militaires ont été décorés à Poitiers pour des actes de dévouement et de courage, selon La Nouvelle République. En mai 2026, Julien Crochard, commandant de la compagnie de Châtellerault, a reçu ses galons de lieutenant-colonel avant de quitter la Vienne - une cérémonie présidée par le colonel Assou. Ces moments illustrent la continuité des obligations protocolaires jusqu’aux dernières semaines de commandement.
Pour les lecteurs de la région, un autre fait-divers récent rappelle la présence de la gendarmerie dans les urgences territoriales : un enfant de 4 ans chutant du premier étage à Chauray avait été évacué vers le CHU de Poitiers, illustrant la coordination entre forces de l’ordre et services de secours dans ce bassin.
Contexte dans la Vienne
La Vienne est un département à dominante rurale, avec Poitiers comme unique pôle urbain de poids. Hors zone police, la gendarmerie est l’interlocuteur sécuritaire de la très grande majorité des communes et des habitants. Le groupement départemental (86) s’inscrit dans la région de gendarmerie Nouvelle-Aquitaine, elle-même sous commandement zonal Sud-Ouest basé à Bordeaux - avant la prochaine affectation d’Assou en zone Ouest à Rennes.
Les transitions de commandement à ce niveau (colonel) interviennent tous les deux à quatre ans environ, rythmées par les mutations de l’institution. La cérémonie de prise de commandement de 2023 avait réuni préfet, élus et représentants des associations de gendarmes, selon La Voix du Gendarme. La passation de 2026 devrait suivre le même protocole. Le détail des résultats opérationnels du bilan - statistiques de criminalité, taux d’élucidation - n’a pas été communiqué dans les sources disponibles à ce stade.
À titre de comparaison, des enjeux similaires de coordination entre préfets et forces de l’ordre se posent dans d’autres départements ruraux, illustrant un questionnement national sur la présence de l’État dans les territoires.
Prochaine étape
La passation de commandement est attendue début août 2026. Le nom du successeur du colonel Assou n’a pas encore été rendu public par la gendarmerie nationale ou la préfecture de la Vienne à la date de publication de cet article.
Sources
- La Nouvelle République : « Il faut qu'on explique ce que l'on fait » : le grand patron des gendarmes de la Vienne fait le bilan avant son départ
- La Voix du Gendarme : Vienne : cérémonie de prise de commandement du groupement de gendarmerie départementale
- AMF 86 : Signature de la convention de partenariat avec le groupement de gendarmerie départementale de la Vienne
- Préfecture de la Vienne : Gendarmerie – Sécurité et protection des personnes

