Villiersfaux : le conducteur mis en cause dans la mort de Laëtitia Thoyer-Fisseux décède avant son procès

L'audience correctionnelle prévue le 2 juin 2026 à Blois s'est conclue par une extinction de l'action publique, une autopsie ordonnée à Tours.

Villiersfaux : le conducteur mis en cause dans la mort de Laëtitia Thoyer-Fisseux décède avant son procès
Illustration Isabelle Gaillard / info.fr

L'homme de 46 ans mis en examen pour l'accident mortel du 30 septembre 2023 à Villiersfaux est décédé quelques jours avant son procès. Le tribunal correctionnel de Blois a constaté l'extinction de l'action publique le 2 juin 2026. Une autopsie a été ordonnée.

L’essentiel

  • Accident : 30 septembre 2023, vers 17h45, rue de la Brisse à Villiersfaux - Laëtitia Thoyer-Fisseux, 54 ans, motarde, décède sur place après une collision avec une voiture.
  • Alcoolémie : 3,78 g/l de sang relevés chez le conducteur, soit près de cinq fois le seuil délictuel de 0,80 g/l.
  • Procès annulé : audience fixée au 2 juin 2026 au tribunal de Blois - le prévenu décède quelques jours avant la date.
  • Autopsie ordonnée : le 4 juin 2026, à l’institut médico-légal de Tours, sur décision du procureur Stéphane Javet.
  • Issue judiciaire : extinction de l’action publique constatée à l’audience du 2 juin 2026.

Un accident mortel en fin d’après-midi

Le 30 septembre 2023, vers 17h45, rue de la Brisse à Villiersfaux, une collision entre une moto et une voiture tue Laëtitia Thoyer-Fisseux. La motarde, 54 ans, résidait à Saint-Amand-Longpré. Elle décède malgré l’intervention des secours, selon La Nouvelle République.

Le conducteur de la voiture, alors âgé de 44 ans, est contrôlé avec un taux d’alcoolémie de 3,78 g/l de sang. Les enquêteurs relèvent deux antécédents de conduites en état d’ivresse, en 2015 et 2016. Il est placé en détention provisoire début octobre 2023, puis mis en examen pour homicide involontaire aggravé, avant d’être placé sous contrôle judiciaire.

Près de trois ans d’instruction

Publicité

L’instruction judiciaire s’étire sur plusieurs années. Une audience correctionnelle est finalement fixée au 2 juin 2026 devant le tribunal de Blois. C’est la procureure Charlotte Beluet qui avait suivi les premières phases du dossier en 2023 - elle a depuis rejoint le ministère de la Justice comme haute fonctionnaire à l’égalité.

Les avocats de la famille de la victime, dont Me Aurore Douady, avaient conseillé aux proches de ne pas se déplacer à l’audience. Selon La Nouvelle République, Me Douady explique avoir voulu éviter à la famille de « s’infliger une peine supplémentaire ».

Le prévenu meurt avant l’audience

Quelques jours avant le 2 juin 2026, le prévenu - 46 ans au moment des faits - décède. Les circonstances exactes restent à établir.

La Nouvelle République a relayé l’information le 3 juin 2026.

Son avocate, Me Najda Agzanay, a déclaré au journal : « Mon client appréhendait cette audience, on ne connaît pas encore les causes de son décès. »

Audience du 2 juin : extinction de l’action publique

Le 2 juin 2026, deux membres de la famille de Laëtitia Thoyer-Fisseux se présentent malgré tout au palais de justice de Blois. Le procureur Stéphane Javet constate l’extinction de l’action publique - règle de procédure pénale automatique lorsque le prévenu décède avant toute condamnation définitive.

Le procureur Javet a déclaré : « Il est dommageable que cette procédure ne puisse aboutir… malheureusement, il n’y a pas d’autre issue que l’extinction de l’action publique. »

Le 4 juin 2026, le parquet ordonne une autopsie à l’institut médico-légal de Tours pour déterminer les circonstances du décès du prévenu. Les résultats n’ont pas encore été communiqués à cette date, selon les informations disponibles.

Contexte dans le Loir-et-Cher

Villiersfaux est une commune de 246 habitants (INSEE 2022), située à une vingtaine de kilomètres au nord de Vendôme, dans le Vendômois. La rue de la Brisse, artère traversant le bourg, longe le cours de la Brisse. Saint-Amand-Longpré, commune de résidence de la victime, se trouve dans le même secteur géographique.

L’insécurité routière liée à l’alcool au volant reste un enjeu récurrent dans le département. Un taux de 3,78 g/l représente environ cinq fois le seuil délictuel en vigueur en France. Des accidents graves impliquant l’alcool sont régulièrement traités par les tribunaux correctionnels de la région Centre-Val de Loire.

Ce dossier illustre une situation procédurale rare mais prévue par le code de procédure pénale : le décès du prévenu avant toute condamnation efface l’action publique, sans possibilité de recours pénal pour la famille de la victime. L’action civile en réparation peut, elle, se poursuivre contre la succession ou l’assureur, bien que ce point n’ait pas été précisé par le parquet à ce stade.

La famille de Laëtitia Thoyer-Fisseux attend désormais les résultats de l’autopsie ordonnée à Tours. Les causes du décès du prévenu n’ont pas été précisées par le parquet de Blois à la date de publication.

Sources

Isabelle Gaillard

Isabelle Gaillard

Isabelle est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Loir-et-Cher (41), avec Blois pour chef-lieu. Spécialité du département : châteaux royaux et ZooParc Beauval (1er parc zoo français). Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Centre-Val de Loire.

Publicité
Lien copié !
×