Violences intrafamiliales : les sous-préfètes des Hautes-Alpes renforcent la sensibilisation des élus locaux
À l'invitation de la députée Marie-José Allemand, la sous-préfète Hélène Dargon a rencontré les élus pour les outiller face aux violences conjugales. Un colloque sur le contrôle coercitif a également réuni 120 professionnels à Gap en janvier.
La sous-préfète Hélène Dargon a rencontré les élus locaux à l'invitation de la députée Marie-José Allemand pour les sensibiliser à l'accompagnement des victimes. Un colloque sur le contrôle coercitif a également réuni 120 professionnels à Gap en janvier.
L’essentiel
- Fait 1 : La sous-préfète Hélène Dargon a participé à une rencontre avec les élus locaux, à l’invitation de la députée Marie-José Allemand, pour les informer sur leur rôle d’accompagnement des victimes de violences intrafamiliales (source : Préfecture des Hautes-Alpes).
- Fait 2 : Un colloque interinstitutionnel sur le contrôle coercitif s’est tenu le 23 janvier 2026 à Gap, réunissant environ 120 professionnels du social, de la justice et de la santé (source : RAM 05).
- Fait 3 : La Maison Plurielles, structure d’accueil pour femmes victimes de violences, a été inaugurée le 17 avril 2026 au CHICAS de Gap (source : médias locaux).
- Fait 4 : Un comité de pilotage a été mené en janvier 2026 par la sous-préfète de Briançon, Audrey Servat, avec les maires du Pays des Écrins face à un niveau élevé de violences intrafamiliales (source : Préfecture).
Une rencontre pour informer les élus
La sous-préfète des Hautes-Alpes, Hélène Dargon, a rencontré les élus locaux à l’invitation de la députée Marie-José Allemand. L’objectif : sensibiliser les maires et conseillers municipaux à leur rôle dans l’accompagnement des victimes de violences intrafamiliales. La préfecture des Hautes-Alpes a relayé l’information sur son compte X :
Marie-José Allemand, députée de la 1ère circonscription des Hautes-Alpes, est également membre de la commission d’enquête sur le traitement judiciaire des violences intrafamiliales en 2026, selon Légifrance. Cette rencontre s’inscrit dans une série d’actions destinées à mieux armer les élus, souvent premiers interlocuteurs des victimes dans les territoires ruraux.
Le contrôle coercitif au cœur d’un colloque à Gap
Le vendredi 23 janvier 2026, la salle Marianne du tribunal judiciaire de Gap a accueilli un colloque interinstitutionnel sur le contrôle coercitif. Coorganisé par le CIDFF 05 et le Tribunal judiciaire de Gap, avec le soutien du Conseil départemental et de la préfecture, l’événement a rassemblé près de 120 professionnels du travail social, de la justice et de la santé, selon le RAM 05.
Le contrôle coercitif a été théorisé par le sociologue Evan Stark avec la publication en 2007 de son ouvrage Coercive Control Il désigne une forme de domination invisible qui se manifeste par des comportements de surveillance, de contrôle financier ou d’isolement, bien avant les violences physiques. Les participants ont analysé ces mécanismes pour mieux les repérer dans leur pratique quotidienne.
Contexte dans les Hautes-Alpes
Les Hautes-Alpes ne sont pas épargnées par les violences intrafamiliales. En janvier 2026, la sous-préfète de Briançon, Audrey Servat, a mené un comité de pilotage avec les maires du Pays des Écrins face à un niveau jugé « élevé » sur ce territoire, selon la préfecture. Par ailleurs, la Maison Plurielles, structure d’accompagnement des femmes victimes de violences située au CHICAS de Gap, a été inaugurée le 18 avril 2026 en présence de la sous-préfète Hélène Dargon. Ce lieu propose un accueil pluridisciplinaire (psychologique, juridique, social) aux victimes.
Les forces de l’ordre sont également mobilisées sur d’autres fronts. À Grimaud (Var), 115 gendarmes ont évacué 121 caravanes installées illégalement. Dans le même temps, à Amiens, le nouvel hôtel de police bioclimatique, conçu sans climatisation, tourne à la fournaise pour les agents - un exemple des défis logistiques que rencontrent les services publics.
Des actions complémentaires
Ces initiatives se complètent. D’un côté, la formation des élus et des professionnels au repérage des violences ; de l’autre, la création de structures dédiées comme la Maison Plurielles. La préfecture des Hautes-Alpes souligne que la lutte contre les violences intrafamiliales nécessite une mobilisation de tous les acteurs locaux.
Aucune date précise n’a été communiquée pour les prochaines rencontres, mais le travail de sensibilisation se poursuit dans les différentes communautés de communes du département.