Vire : une journée pour briser le tabou de la santé mentale dans les écoles

Ateliers pour élèves et parents organisés à Vire dans le cadre d'une initiative départementale contre la stigmatisation des troubles psychiques.

Vire : une journée pour briser le tabou de la santé mentale dans les écoles
Illustration Julie Leroy / info.fr

Le 4 avril 2026, les écoles de Vire accueillent une journée de sensibilisation à la santé mentale. Élèves et parents sont invités à participer à des ateliers. L'initiative s'inscrit dans une dynamique départementale portée par le Projet Territorial de Santé Mentale du Calvados.

Des ateliers, des échanges, et un objectif clair : lever les tabous autour des troubles psychiques. Ce samedi 4 avril 2026, plusieurs écoles de Vire ouvrent leurs portes pour une journée de sensibilisation à la santé mentale, à destination des élèves comme de leurs parents. L’initiative s’inscrit dans un cadre départemental structuré, en partenariat avec des associations locales.

Une priorité départementale

Dans le Calvados, le Projet Territorial de Santé Mentale (PTSM) 2026-2030, porté par l’ARS Normandie, fixe des axes clairs pour améliorer la prévention et l’accès aux soins, selon le site de la CPTS Axante. Les écoles figurent parmi les partenaires prioritaires. Cette journée viroise s’inscrit directement dans ce cadre, prolongeant les Contrats Territoriaux en Santé Mentale (CTSM) qui couvraient la période 2021-2025.

La santé mentale est déclarée grande cause nationale depuis 2025. La campagne nationale « Parlons santé mentale » encourage l’expression et l’accès aux soins, comme le rappelle ce message officiel :

Un territoire déjà mobilisé

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Vire n’est pas démuni en matière de dispositifs de soin. L’établissement public de santé mentale (EPSM) de Caen, dont la présence dans le secteur remonte à 1818, dispose aujourd’hui sur place d’un centre médico-psychologique (CMP) et d’une équipe mobile, selon Actu.fr. Ces structures constituent un filet de sécurité pour les habitants, mais la prévention en milieu scolaire reste un angle moins couvert.

Les chiffres régionaux illustrent l’enjeu. Une enquête de 2025 révèle que 60 % des demandes au service de santé étudiante de l’université de Caen concernent la santé mentale, selon Ouest-France. À Rouen, plus de 10 000 jeunes patients sont suivis chaque année, un record national, d’après la même source. Des données qui pèsent dans la décision d’agir plus tôt, dès l’école primaire et le collège.

La Journée nationale de la santé mentale positive, tenue le 15 mars dernier, avait déjà mobilisé acteurs de la santé et enseignants dans plusieurs établissements normands, selon le site des Ambassadeurs de la Santé Mentale. La journée de Vire s’inscrit dans cette dynamique.

Prochaine étape : la Semaine de la Santé Mentale se tiendra du 5 au 11 octobre 2026. Un appel à participation est d’ores et déjà lancé pour des actions locales dans les écoles et associations, selon les organisateurs nationaux.

Sources

Julie Leroy

Julie Leroy

Installée à Caen, elle suit la reconstruction après-guerre, les projets d'extension du port, le tourisme du Débarquement et les fermetures de sites industriels. Issue de l'ESJ Lille, elle a couvert plusieurs régions avant de s'ancrer en Normandie. Méthode rigoureuse : recouper les chiffres de fréquentation, interroger historiens et commerçants, vérifier les aides publiques avant de publier.

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