Volvic : préfète, ADEME et Danone réunis pour accélérer la transition écologique
Le 29 avril, Anne Frackowiak-Jacobs a visité le site d'embouteillage avec Sylvain Waserman et François Banon pour faire le point sur les chantiers verts.
La préfète du Puy-de-Dôme Anne Frackowiak-Jacobs s'est rendue le 29 avril 2026 sur le site de la Société des eaux de Volvic, en présence du président de l'ADEME Sylvain Waserman et du secrétaire général de Danone France François Banon. Au programme bilan des investissements en cours et présentation des projets à venir pour réduire l'empreinte environnementale du plus grand site d'embouteillage d'eau minérale naturelle de France.
La préfète du Puy-de-Dôme Anne Frackowiak-Jacobs s’est rendue le 29 avril 2026 sur le site de la Société des eaux de Volvic, en présence du président de l’ADEME Sylvain Waserman et du secrétaire général de Danone France François Banon. Au programme : bilan des investissements en cours et présentation des projets à venir pour réduire l’empreinte environnementale du plus grand site d’embouteillage d’eau minérale naturelle de France.
L’essentiel
- Visite officielle : Le 29 avril 2026, la préfète Anne Frackowiak-Jacobs, Sylvain Waserman (ADEME) et François Banon (Danone France) se sont retrouvés sur le site Volvic à Volvic (63).
- Chaudière biomasse : 2,4 MW, mise en service prévue en 2027, subventionnée à hauteur de 1,6 million d’euros par l’ADEME ; objectif : couvrir 76 % des besoins en chaleur d’une usine et réduire de 30 % les émissions globales du site.
- 100 % PET recyclé : Depuis octobre 2025, toutes les bouteilles Volvic sont produites en plastique 100 % recyclé, réduisant de plus de 60 % les émissions carbone associées à l’emballage.
- Projet R USE : Réutilisation des eaux de nettoyage prévue pour 2028, investissement estimé entre 8 et 10 millions d’euros.
- Emploi : Près de 1 000 personnes travaillent sur les deux usines d’embouteillage du site, selon L’Usine Nouvelle.
Une visite à trois niveaux
La préfecture du Puy-de-Dôme a confirmé la visite via son compte officiel sur X. La présence simultanée de la représentante de l’État, du président de l’agence nationale chargée de la transition écologique et du numéro deux de Danone France illustre l’attention portée au site volcanique, à la fois vitrine industrielle et sujet de tension environnementale récurrente.
Sylvain Waserman a formulé un avertissement lors de la visite, selon L’Usine Nouvelle : « Si la crise du détroit d’Ormuz dure six mois, cela va mettre des entreprises à plat. » Une façon de rappeler pourquoi les industriels ont intérêt à réduire leur dépendance aux énergies fossiles, indépendamment des contraintes réglementaires.
La chaudière biomasse, investissement clé à venir
Le chantier le plus avancé porte sur une chaudière biomasse de 2,4 MW. Sa mise en service est prévue pour 2027. Elle couvrira 76 % des besoins en chaleur de l’usine de production des eaux aromatisées, et permettra de réduire de 30 % les émissions globales du site, d’après L’Usine Nouvelle. L’ADEME y contribue à hauteur de 1,6 million d’euros.
Le PET recyclé, une bascule déjà opérée
Depuis octobre 2025, 100 % des bouteilles Volvic sortent des lignes en plastique entièrement recyclé (PET recyclé). Le passage à ce matériau réduit de plus de 60 % les émissions de carbone liées à l’emballage, selon La Montagne et L’Usine Nouvelle. Le site est par ailleurs alimenté à 100 % en énergie renouvelable depuis janvier 2020, via des turbines hydrauliques et du biogaz, d’après Danone.
R USE : l’eau de nettoyage en circuit fermé d’ici 2028
Le projet R USE vise à réutiliser les eaux de nettoyage des lignes de production, actuellement rejetées. Son déploiement est prévu pour 2028. L’investissement est estimé entre 8 et 10 millions d’euros, selon L’Usine Nouvelle. C’est le chantier le plus coûteux de la feuille de route environnementale du site.
Contexte dans le Puy-de-Dôme
Le site de Volvic est l’un des plus importants employeurs industriels du nord du département, avec près de 1 000 salariés répartis sur deux usines d’embouteillage. La source a été découverte en 1889 par Jean Legay-Chevalier et appartient à Danone depuis 1992, selon Wikipédia et le site officiel de Volvic. Elle est située dans la Chaîne des Puys, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis juin 2018.
Le Puy-de-Dôme est concerné par d’autres enjeux environnementaux ponctuels : le département a récemment été placé en vigilance jaune pour des épisodes de sable saharien, dont la commune de Volvic elle-même. Plus largement, la mobilisation de l’État pour accompagner les transitions industrielles locales s’inscrit dans un mouvement visible dans d’autres territoires, comme en Ardèche où le préfet est également intervenu directement sur des dossiers locaux sensibles.
Le site Volvic concentre des volumes considérables : selon un tweet de DomC_Twitt corroborant les données disponibles, l’empreinte carbone du site aurait été réduite de 60 % et les bouteilles allégées de 15 % depuis 2018, avec 350 millions de litres économisés depuis 2017 pour un total de 38 millions d’euros investis. Ces chiffres restent à confirmer par Danone.
Prochaine étape
La chaudière biomasse doit entrer en service en 2027. Le projet R USE, plus structurant financièrement, sera le prochain jalon à surveiller, avec une décision d’investissement attendue avant 2028.
Sources
- Préfecture du Puy-de-Dôme : Tweet officiel de la préfecture du Puy-de-Dôme sur la visite du site Volvic
- L'Usine Nouvelle : Chaudière biomasse, réutilisation des eaux usées... A Volvic, Danone avance sur la réduction de l'impact écologique de son site d'embouteillage géant
- La Montagne : Des bouteilles à 100 % en PET recyclé sortent des lignes de l'usine de Volvic
- Le Courrier des Entreprises : Volvic, la transition