Wimbledon 2026 : aucun Français en deuxième semaine, le tennis tricolore en crise
Pour la première fois depuis 2021, aucun joueur tricolore n'a atteint les huitièmes de finale du Grand Chelem londonien. Un constat amer partagé par la FFT.
L'édition 2026 de Wimbledon a tourné court pour le tennis français. Tous les représentants masculins ont été éliminés avant la deuxième semaine, un revers qui suscite des interrogations sur la santé de la discipline dans l'Hexagone.
L’essentiel
- Fait 1 : Aucun joueur français n’a atteint les huitièmes de finale (deuxième semaine) de Wimbledon 2026.
- Fait 2 : Arthur Rinderknech, dernier Français en lice, a été éliminé au troisième tour par Novak Djokovic en quatre sets (7-5, 6-4, 1-6, 7-6).
- Fait 3 : Arthur Fils, tête de série n°20, a chuté dès le deuxième tour face à Matteo Berrettini.
- Fait 4 : Ivan Ljubicic, directeur du haut niveau à la FFT, a qualifié ce bilan de « sans surprise ».
Un tableau vide pour les Bleus
La deuxième semaine de Wimbledon 2026 se déroulera sans le moindre représentant français. Tous les joueurs tricolores engagés ont été éliminés avant les huitièmes de finale, une contre-performance rare qui rappelle les éditions 2021 et 2023. Le dernier espoir, Arthur Rinderknech, a cédé au troisième tour face au Serbe Novak Djokovic en quatre manches (7-5, 6-4, 1-6, 7-6), selon Olympics.
Plus tôt dans la semaine, Arthur Fils, pourtant 27e mondial et tête de série numéro 20, a été sorti dès le deuxième tour par l’Italien Matteo Berrettini (6-4, 7-5, 3-6, 6-3). Une déception de taille pour celui qui avait remporté l’Open de Barcelone en avril dernier. Ugo Humbert (30e) n’a pas passé le premier tour, battu par Zizou Bergs. Comme le rapporte Eurosport, la journée du 2 juillet a vu les éliminations d’Adrian Mannarino, Valentin Royer et Kyrian Jacquet, tous en trois sets.
Des chiffres qui inquiètent
Le bilan du tennis masculin français en Grand Chelem ne cesse de se dégrader. À Wimbledon 2026, aucun joueur n’a dépassé le troisième tour. Kyrian Jacquet a tout de même décroché la première victoire de sa carrière dans un tableau principal de Grand Chelem en battant Vilius Gaubas au premier tour, mais cela n’a pas suffi à inverser la tendance. Chez les femmes, Diane Parry (49e mondiale) a frôlé l’exploit au deuxième tour avant de s’incliner face à Anna Kalinskaya après avoir mené 8-4 dans le super tie-break (6-4, 3-6, 7-6 [10-8]), selon Tennis Temple.
La FFT admet un « niveau réel » insuffisant
Interrogé sur cette désaffection des podiums, Ivan Ljubicic, directeur du haut niveau à la Fédération française de tennis (FFT), n’a pas caché son inquiétude. Il a qualifié ce bilan de « sans surprise » au regard du niveau actuel des joueurs, soulignant que « les performances en Grand Chelem reflètent la réalité du classement ». Il a également insisté sur les blessures graves qui ont touché plusieurs joueuses, comme Varvara Gracheva, Clara Burel et Loïs Boisson, affaiblissant encore la délégation féminine.
Contexte dans la Sarthe
Dans la Sarthe, où le tennis compte plusieurs clubs amateurs et une tradition de formation, cet échec collectif est suivi de près. Si aucun joueur sarthois n’était engagé cette année à Wimbledon, la fédération locale s’interroge sur la relève. « On forme de bons jeunes, mais le passage vers le haut niveau semble de plus en plus difficile », confie un entraîneur du club de Mans Tennis. Le département, comme le reste de la France, espère voir émerger de nouveaux talents capables de rivaliser avec l’élite mondiale.
Prochaine étape : l’US Open (fin août 2026), où les Français tenteront de inverser la tendance. Mais le chemin s’annonce long. En attendant, les passionnés sarthois suivront la fin de Wimbledon avec un œil mitigé, espérant que ce creux ne soit que passager.