Wimbledon 2026 : Mladenovic sacrée après 89 ans, Auger-Aliassime chute après un quart de finale historique
La Française entre dans l'histoire en double dames, le Canadien s'incline au terme du plus long quart de finale jamais joué sur le gazon londonien
Kristina Mladenovic a remporté Wimbledon en double dames avec Guo Hanyu, mettant fin à 89 ans d'attente française. Félix Auger-Aliassime s'est incliné face à Novak Djokovic au terme d'un quart de finale record de 5h15.
- Kristina Mladenovic remporte Wimbledon en double dames avec Guo Hanyu, 89 ans après le dernier sacre français (Simonne Mathieu, 1937)
- Gabriela Dabrowski s'incline en finale pour la 3e fois à Wimbledon (2019, 2024, 2026)
- Mladenovic remporte son 7e titre du Grand Chelem en double dames
- Leylah Fernandez et Bianca Andreescu éliminées dès le 1er tour en simple aucune Française au-delà du 2e tour
Le tennis francophone a vécu deux destins opposés sur le gazon de Wimbledon 2026. Kristina Mladenovic a écrit l’histoire en remportant le titre du double dames avec la Chinoise Guo Hanyu - tandis que Félix Auger-Aliassime s’est incliné au terme d’un quart de finale historique face à Novak Djokovic.
Mladenovic brise 89 ans de disette française
Le 12 juillet 2026 - Kristina Mladenovic et Guo Hanyu ont dominé la paire Gabriela Dabrowski / Luisa Stefani en finale, 6-3, 7-5. Un score net qui masque l’ampleur de l’exploit: aucune Française n’avait remporté le double dames à Wimbledon depuis Simonne Mathieu en 1937 - soit 89 ans d’attente.
Pour Mladenovic, 33 ans - ce septième titre du Grand Chelem en double dames (dixième au total avec le mixte ) couronne un come-back spectaculaire. Son classement simple s’était effondré à la 835e place mondiale en mai 2026 - loin de son pic à la 10e place en octobre 2017.
« C’est vraiment un rêve. Je doutais de pouvoir revenir à ce niveau. Je n’arrive pas à croire ce qui vient de se passer », a confié Mladenovic après son sacre.
Le partenariat avec Guo Hanyu, débuté en janvier 2026 après que la Française ait sollicité la Chinoise alors qu’elle n’avait plus de classement - s’est immédiatement révélé gagnant.
Auger-Aliassime tombe au bout de 5h15
Côté canadien, Félix Auger-Aliassime a vécu un Wimbledon à double tranchant. Le 9 juillet, il a livré le plus long quart de finale de l’histoire du tournoi face à Novak Djokovic - s’inclinant 7-6(10), 3-6, 6-3, 6-7(4), 7-6(10-4) après 5 heures et 15 minutes de combat, juste avant le couvre-feu du All England Club à 23h.
Auparavant, il avait surmonté des tours délicats au début du tournoi. Ces matches l’ont préparés au choc du huitième de finale: 4h26 contre l’Espagnol Alejandro Davidovich Fokina - remporté en cinq manches. Auger-Aliassime a ainsi disputé près de 10 heures de tennis en deux matchs, un volume physique et mental colossal qui a fini par peser face à Djokovic, qui signait une nouvelle victoire majeure à Wimbledon.
Gabriela Dabrowski - elle, a disputé sa troisième finale de Wimbledon en double dames - toutes trois perdues. La Canadienne et sa partenaire brésilienne Luisa Stefani - têtes de série, n’avaient concédé aucun set avant la finale. Kate, la Princesse de Galles, avait d’ailleurs salué Dabrowski comme une « inspiration » avant le match, saluant son retour après un diagnostic de cancer.
Cette série de défaites en finale interroge: malgré une préparation parfaite cette année, le duo n’a pas su breaker au moment clé du second set (7-5). « Les dernières semaines ont été absolument incroyables. Je ne pouvais pas imaginer être à nouveau en position de me battre pour un titre du Grand Chelem. Je suis très reconnaissante », a réagi Dabrowski malgré la défaite.
« Les dernières semaines ont été absolument incroyables. Je ne pouvais pas imaginer être à nouveau en position de me battre pour un titre du Grand Chelem. Je suis très reconnaissante », a réagi Dabrowski malgré la défaite.
Premier tour difficile pour les Canadiennes
En simple, les Canadiennes ont connu un Wimbledon difficile. Plusieurs joueuses canadiennes ont été éliminées dès les premiers tours du tournoi.
Les Français en demi-teinte
Côté français, aucune joueuse n’a dépassé le deuxième tour en simple. La performance collective illustre les difficultés du tennis féminin français.
Chez les hommes, Arthur Fils a fait son retour après des blessures. D’autres joueurs français ont participé au tournoi avec des résultats variés.
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Ce que personne ne dit
Le sacre de Mladenovic masque un paradoxe embarrassant pour le tennis français: une joueuse classée 835e mondiale en simple vient de remporter Wimbledon en double, tandis qu’aucune Française n’a dépassé le deuxième tour en simple. Cette dissonance révèle une école du double française qui produit des championnes, alors que le simple féminin stagne.
Côté canadien, Auger-Aliassime a disputé près de 10 heures de tennis en deux matchs (4h26 + 5h15 ), un volume qui interroge la gestion physique dans un tournoi où l’absence de tie-break au cinquième set (remplacé par un tie-break à 12-12 depuis 2019) multiplie les marathons. Djokovic a survécu à ce piège en économisant son énergie au bon moment. Auger-Aliassime, lui, a payé l’addition d’un huitième épique face à Davidovich Fokina.