Yonne : 150 hectares de céréales et sous-bois ravagés par un incendie à Bazarnes
Le feu, qui s'est déclaré jeudi en fin d'après-midi, a été maîtrisé vendredi matin. Le préfet Pascal Jan s'est rendu sur place.
Jeudi 25 juin 2026, un violent incendie a détruit 150 hectares de végétation à Bazarnes, dans l'Yonne. Le département était en vigilance rouge canicule. Plus de 200 pompiers ont été mobilisés. Le préfet Pascal Jan s'est rendu sur les lieux.
L’essentiel
- Fait 1 : Un incendie a ravagé 150 hectares de céréales à Bazarnes le jeudi 25 juin 2026.
- Fait 2 : Le feu s’est déclaré vers 17h et a nécessité l’intervention de plus de 200 sapeurs-pompiers.
- Fait 3 : Le département de l’Yonne était alors placé en vigilance rouge canicule par Météo-France.
- Fait 4 : Le préfet Pascal Jan s’est rendu sur place et avait pris un arrêté le 22 juin interdisant les récoltes l’après-midi.
- Fait 5 : L’incendie a été maîtrisé le vendredi 26 juin au matin.
Un feu parti en fin d’après-midi
Le jeudi 25 juin 2026, aux alentours de 17 heures, un incendie s’est déclaré sur la commune de Bazarnes, dans le nord de l’Yonne. Selon la préfecture, le sinistre a rapidement gagné du terrain, porté par des conditions très sèches et le vent. Au total, 150 hectares de céréales sont partis en fumée.
Les sapeurs-pompiers de l’Yonne et des départements voisins ont été mobilisés en nombre. Plus de 200 hommes ont été déployés, appuyés par des moyens aériens. Le feu, qui menaçait de se propager aux massifs forestiers, a finalement été maîtrisé tôt le vendredi 26 juin au matin, selon le service Feux de Forêt.
Le préfet sur place
Le préfet de l’Yonne, Pascal Jan, s’est immédiatement rendu sur les lieux de l’incendie le jeudi 25 juin. Sur son compte X (anciennement Twitter), il a posté un message :
Dans ce tweet, le préfet confirme sa présence à Bazarnes, où un incendie a « mobilisé d’importants moyens de secours et ravagé plus de 150 hectares de céréales ».
Un contexte de vigilance rouge canicule
L’incendie est survenu alors que le département de l’Yonne était placé en vigilance rouge canicule par Météo-France depuis plusieurs jours. Les températures dépassaient régulièrement les 38°C, avec un sol particulièrement sec. Cette situation avait conduit la préfecture à prendre des mesures préventives. Dès le 22 juin 2026, le préfet Pascal Jan avait signé un arrêté interdisant les récoltes l’après-midi pour limiter les risques de départ de feu liés aux engins agricoles. Un lien peut être fait avec d’autres restrictions estivales, comme celles touchant les transports : les bus Tadao du bassin minier se sont arrêtés à 13h ce samedi en raison de la canicule.
Les moyens engagés et les dégâts
Outre les 200 pompiers, des Canadair et des hélicoptères bombardiers d’eau ont été mobilisés, bien que le relief de la zone ait compliqué leur action. Les cultures de céréales détruites représentent une perte économique significative pour plusieurs exploitations de Bazarnes. Les sous-bois brûlés, principalement des chênes et des pins, mettront des années à se régénérer. Aucune habitation n’a été touchée, mais des routes ont été coupées par précaution.
Contexte dans l’Yonne
L’Yonne, département rural de la Bourgogne-Franche-Comté, est particulièrement vulnérable aux incendies de végétation en période de canicule. Avec près de 332 000 habitants, le département compte une superficie importante de forêts (environ 30 % du territoire). Les épisodes de sécheresse se multiplient ces dernières années. Dans le même temps, le bassin Bruche-Mossig dans le Bas-Rhin a été placé en alerte renforcée sécheresse, illustrant l’ampleur nationale du phénomène. Les pompiers de l’Yonne interviennent régulièrement sur des feux de champs, mais un sinistre de cette ampleur est rare. En 2023, un incendie avait déjà détruit 80 hectares à Cravant, à quelques kilomètres de Bazarnes.
Prochaine étape : le nettoyage et les enquêtes
Une fois le feu maîtrisé, les opérations de surveillance se poursuivent pour éviter toute reprise. Une enquête est ouverte par la gendarmerie pour déterminer l’origine du sinistre, qui pourrait être accidentelle (ligne électrique, engin agricole) ou criminelle. La préfecture rappelle que l’interdiction des récoltes l’après-midi reste en vigueur tant que la vigilance canicule n’est pas levée.