Yvelines : la plaine de Chanteloup sort de la pollution pour devenir un poumon vert

Le département des Yvelines a officiellement lancé le 3 avril 2026 la renaturation de ce site de 330 hectares longtemps pollué.

Yvelines : la plaine de Chanteloup sort de la pollution pour devenir un poumon vert
Illustration Philippe Dubois / info.fr

Ancienne décharge sauvage et champ d'épandage des eaux usées de Paris, la plaine de Chanteloup entame sa reconversion écologique. Le Conseil départemental des Yvelines pilote un projet de renaturation inscrit dans l'Opération d'Intérêt National Seine Aval.

330 hectares à cheval sur Chanteloup-les-Vignes, Carrières-sous-Poissy, Triel-sur-Seine et Andrésy. Pendant des décennies, cette plaine a absorbé les eaux usées brutes ou partiellement traitées de Paris, accumulant des métaux lourds dans ses sols. Plus récemment, elle est devenue une décharge sauvage abritant plus de 26 000 tonnes de déchets, selon Le Parisien.

Le 3 avril 2026, le département des Yvelines a officiellement lancé la phase de renaturation du site. L’objectif : transformer cette friche en un espace de haute qualité écologique, avec restauration de zones humides alluviales et création de boisements, dans le cadre de l’Opération d’Intérêt National Seine Aval, comme le précise le site ecoquartiers.logement.gouv.fr.

Un chantier de longue haleine

La reconquête du site a débuté bien avant 2026. En 2020, une opération de nettoyage d’envergure a permis d’évacuer la « mer des déchets », à l’initiative du Conseil départemental avec le soutien de l’État. Pierre Bédier, président du Conseil départemental, avait alors déclaré que « le nettoyage en 2020 de la mer des déchets a marqué le début de la reconquête de la boucle de Chanteloup », selon actu.fr.

La plaine cherchait à se réinventer depuis plus de 25 ans. Une ZAC avait été créée dès 2007 pour y installer un éco-parc d’activités, selon le site des Yvelines. Le projet a pris une nouvelle dimension en septembre 2025, avec le démarrage des travaux de la plus grande ferme aquaponique d’Europe sur 20 000 m² du site, rapporte 20 Minutes.

Biodiversité et riverains

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Les habitants des communes concernées saluent l’initiative. La renaturation prévoit notamment la restauration de milieux humides caractéristiques de la boucle de la Seine, un enjeu de biodiversité identifié dans le plan départemental. Le site doit également servir de zone de compensation écologique pour les aménageurs, précise Les Echos.

La poursuite des travaux de renaturation est inscrite au plan départemental pour l’année 2026, selon le magazine des Yvelines. Le calendrier détaillé des prochaines phases n’a pas encore été communiqué publiquement.

Sources

Philippe Dubois

Philippe Dubois

Basé à Versailles, traite le château, les tensions sur le logement, les projets de Grand Paris Express et les débats sur l'urbanisme. Diplômé du CFJ, il a travaillé en agence avant de s'ancrer dans les Yvelines. Posture éditoriale : interroger les conservateurs, les élus, les promoteurs, vérifier les budgets du château avant de publier.

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