« Zapper Bolloré » : le cinéma français entre en résistance à la veille de Cannes
600 professionnels signent une tribune contre le rachat d'UGC par Canal+ et dénoncent un « projet civilisationnel » d'extrême droite
À la veille de l'ouverture du Festival de Cannes, 600 professionnels du cinéma dégainent une tribune contre Vincent Bolloré. Cible le rachat d'UGC par Canal+.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Concentration verticale du secteur
Avec UGC, Bolloré contrôlerait financement (Canal+), production (StudioCanal) et diffusion en salles, toute la chaîne.
Dépendance économique des professionnels
Canal+ pèse environ 10 % du financement du cinéma français : les signataires dénoncent celui dont ils dépendent.
Risque idéologique sur les contenus
Programmation des salles, conditions de préachat StudioCanal, effets d'autocensure : trois leviers concrets pour orienter ce qui se voit et ce qui se finance.
Salles en crise, opération opportuniste
UGC perdait 22 millions d'euros en 2024 ; la fréquentation chute de 13,6 % début 2025. Bolloré rachète un actif fragilisé.
Cadre régulatoire menacé
L'opération devra passer par l'Autorité de la concurrence (cf. précédent TF1/M6 bloqué en 2022) et l'Arcom. Le programme du RN menace, lui, le CNC.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- 600 professionnels du cinéma signent une tribune dans Libération le 11 mai 2026.
- Canal+ détient 34 % d'UGC depuis octobre 2025 et vise 100 % d'ici 2028.
- Le collectif Zapper Bolloré dénonce un « projet civilisationnel » d'extrême droite.
- UGC affichait 22 millions d'euros de pertes en 2024 la fréquentation chute de 13,6 % début 2025.
- L'opération devra passer le filtre de l'Autorité de la concurrence, qui avait bloqué la fusion TF1/M6 en 2022.
600 signatures [1]. Une tribune publiée dans Libération le 11 mai [2], à la veille de l’ouverture du Festival de Cannes. Et un mot qui claque: « fasciste » [3]. Le cinéma français vient de sortir du silence, et il ne l’a pas fait à demi-mot.
Derrière l’offensive, un collectif baptisé Zapper Bolloré [4], structuré après des semaines de discussions discrètes entre réalisateurs, producteurs, programmateurs et techniciens [5]. Parmi les noms: Juliette Binoche [6], Adèle Haenel [7], Swann Arlaud [8], Damien Bonnard [9], Raymond Depardon [10], Jean-Pascal Zadi [11], Blanche Gardin [12], les réalisateurs Sepideh Farsi [13] et Arthur Harari [14], le producteur Rémi Bonhomme [15]. La liste est longue. Le timing, lui, n’a rien d’innocent.
Le déclencheur: UGC dans l’escarcelle de Canal+
Tout part d’une opération financière. Le 2 septembre 2025 [18], Canal+ annonce des « négociations exclusives » pour entrer au capital d’UGC [19], troisième réseau de salles en France derrière Pathé et CGR [20]. En octobre 2025 [21], le groupe acquiert 34 % du capital [22]. Objectif affiché: 100 % d’ici 2028 [23].
Pour comprendre l’inquiétude, il faut additionner. Vincent Bolloré contrôle déjà Canal+ depuis 2012 [24], StudioCanal et son catalogue de 200 films et 80 séries par an [25] [26], et plusieurs médias majeurs dont CNews et C8 [27]. Ajoutez UGC et ses 55 cinémas en France et en Belgique [28], dont celui des Halles à Paris, le plus fréquenté d’Europe avec plus de 2,5 millions d’entrées annuelles [29] [30]. Résultat: la totalité de la chaîne, du financement à la diffusion sur petit et grand écran [31].
« Projet civilisationnel »: le mot qui pique
La tribune n’enrobe rien. Les signataires accusent Bolloré de mener « un projet civilisationnel réactionnaire d’extrême droite, à travers ses chaînes de télé comme CNews, et ses maisons d’édition » [32]. Et martèlent: « En laissant le cinéma français aux mains d’un patron d’extrême droite, nous ne risquons pas seulement une uniformisation des films, mais une prise de contrôle fasciste de l’imaginaire collectif » [3].
L’argument n’est pas sorti d’un chapeau. Les signataires citent un précédent: le limogeage d’Olivier Nora, PDG de Grasset [33], maison d’édition du groupe Hachette repassée dans l’orbite Bolloré. Et l’éditeur Fayard, devenu « vitrine de l’extrême droite » depuis le rachat d’Hachette [34]. La presse, l’édition, la télé, la radio - il manquait le grand écran. Voilà, c’est fait.
Par quels leviers un propriétaire de salles influence-t-il les contenus?
« Prise de contrôle fasciste de l’imaginaire collectif »: la formule est forte, encore faut-il décrire la mécanique. Posséder simultanément un financeur (Canal+), un producteur-distributeur (StudioCanal) et un exploitant (UGC) ouvre plusieurs portes très concrètes. La première, c’est la programmation: un exploitant décide combien de salles allouer à un film, à quels horaires, et pendant combien de semaines. Un film concurrent ou jugé indésirable peut se voir cantonné à une séance à 14 h pendant cinq jours, ce qui équivaut à une mort commerciale.
La deuxième porte, c’est le préachat. Canal+ et StudioCanal sont des passages quasi obligés pour boucler un budget de long-métrage français. Les conditions imposées aux producteurs indépendants - droits de diffusion, durée d’exclusivité, voire orientation éditoriale - peuvent peser sur les projets dès l’écriture. La troisième, c’est l’effet d’autocensure documenté ailleurs dans la galaxie Bolloré: on se souvient des départs en série à Paris Match, au JDD après son rachat, ou des accusations portées contre la ligne éditoriale de CNews. Rien n’oblige techniquement à transposer ces méthodes au cinéma - mais rien ne l’empêche non plus. C’est précisément cette zone grise que la tribune cherche à éclairer.
La voix d’en face: Canal+ se défend, Dati applaudit
Côté Canal+, on parle stratégie industrielle, pas idéologie. Maxime Saada salue un « partenariat stratégique de longue date » avec UGC [38] et invoque le développement de StudioCanal [39]. La ministre de la Culture Rachida Dati [40] a même salué sur X la « volonté d’ancrage de Canal+ dans le cinéma pour poursuivre son soutien à la création et sa diversité » [41], parlant d’une « marque de confiance dans l’avenir des salles » [42].
Vincent Bolloré lui-même, dont le groupe n’a pas répondu à nos sollicitations, ne s’exprime publiquement sur aucun de ses investissements médiatiques depuis plusieurs années. Cette discrétion fait partie de la méthode: laisser parler les dirigeants opérationnels, et garder la main sur l’arrière-plan capitalistique.
L’argument économique tient. En 2025, Canal+ apporte 150 millions d’euros au secteur [16], soit environ 10 % du financement de la production cinématographique française [17]. Arthur Harari, signataire, le reconnaît sans détour: « Sans ça, je ne sais pas où on serait allé chercher l’argent manquant, ce qui n’est pas une raison de se taire » [43]. Et Marie Masmonteil, présidente du syndicat des producteurs indépendants [44], rappelle: « C’est une chance d’avoir un système qui contraint Canal+ à financer le cinéma européen quel que soit son propriétaire » [45].
Voilà le paradoxe en une phrase: on dépend économiquement de celui qu’on dénonce politiquement. « Nous dépendons aujourd’hui, à des degrés divers, pour nos projets autant que nos salaires, de l’argent de Vincent Bolloré » [46], assument les signataires.
L’angle mort: un secteur qui sombre déjà
Ce que la tribune dit moins fort, mais qui change tout: UGC va mal. Le groupe affichait une perte de 22 millions d’euros [47] et son propriétaire historique Guy Verrecchia a 84 ans [48]. Côté salles, la fréquentation s’effondre. Selon Alternatives économiques, la baisse atteint 13,6 % entre janvier et juillet 2025 par rapport à 2024 [49] [50] [51]. Le rapport du Sénat sur le projet de loi de finances 2026, lui, calcule un recul cumulé de 15 % entre le 1er janvier et le 31 octobre 2025 [52], avec des pointes mensuelles bien plus marquées: -28,5 % en mai 2025 sur un an [53] et -30 % en août [54]. Selon les périmètres et les périodes, l’ampleur diffère; la tendance, elle, est sans appel.
Autrement dit: Bolloré ne rachète pas un trésor, il ramasse un actif en difficulté que personne d’autre ne voulait reprendre - ou presque. Xavier Niel, à la tête de Mediawan [55] [56], était cité en interne comme repreneur potentiel [57]. Il n’a pas dégainé. Bolloré, si. Le cinéma français se retrouve donc à dénoncer une emprise qu’aucune contre-offre n’est venue empêcher.
Ce que dit la loi: l’opération devra passer plusieurs filtres
L’enjeu régulatoire n’est pas théorique. L’article L. 212-6 du Code du cinéma et de l’image animée encadre les groupements d’exploitation et confie au Centre national du cinéma le pouvoir de s’opposer à toute concentration excessive de salles susceptible de fausser la concurrence. Côté audiovisuel, la loi du 30 septembre 1986 sur la liberté de communication, notamment ses articles 41 et suivants, fixe les plafonds de détention dans les services de télévision et confie à l’Arcom un pouvoir de contrôle des changements de contrôle capitalistique. Surtout, toute prise de participation majoritaire de cette ampleur devra obtenir le feu vert de l’Autorité de la concurrence, qui examinera l’opération sous l’angle des effets verticaux: un même groupe contrôlant à la fois un financeur (Canal+), un producteur (StudioCanal) et un exploitant (UGC) peut-il évincer ses concurrents en amont comme en aval?
Le précédent est récent. On se souvient que l’Autorité de la concurrence avait conduit Bouygues et Bertelsmann à renoncer à la fusion TF1/M6, jugée porteuse de risques excessifs sur le marché publicitaire et la production audiovisuelle. La logique régulatoire qui avait fait capoter ce mariage - refus d’un acteur ultra-dominant intégré verticalement - est exactement celle qui sera mobilisée pour examiner Canal+/UGC. Quant aux obligations de financement du cinéma européen, elles découlent du décret « SMAD » et de la chronologie des médias, deux cadres qui survivraient à un changement d’actionnaire d’UGC mais que le programme du Rassemblement national, qui prévoit « une remise en cause du CNC et de l’audiovisuel public » [58], menace plus directement. Si ce cadre saute, le contre-pouvoir public disparaît avec lui.
Concentration verticale: ce que disent les économistes
Le Bureau de liaison des organisations du cinéma (Bloc), qui réunit quatorze organisations indépendantes [59], alerte: « Une telle opération, par son ampleur, comporte le risque important d’une concentration verticale excessive de l’appareil industriel, qui fragiliserait l’équilibre du secteur » [60]. Thomas Paris, professeur associé à HEC [61], décrypte la logique: « Il poursuit sa logique de concentration en possédant à la fois l’offre de contenus et les canaux de diffusion, ce qui est un classique dans les industries culturelles » [62].
Rosalie Brun, déléguée générale de la Société des réalisateurs de films [63], enfonce le clou: « Plus la concentration augmente, moins on a de diversité de regards. Le risque est de répondre davantage à la demande des consommateurs et ainsi réduire la politique de l’offre, au détriment des producteurs indépendants » [64]. Fiorina Capozzi, autrice d’un essai sur Bolloré [65], compare le modèle à celui de la famille Berlusconi via MediaForEurope [66]: un même groupe se partageant chaînes de télé, sociétés de production et désormais salles dans plusieurs pays d’Europe.
Pourquoi maintenant? Cannes, le RN et la fenêtre politique
Le calendrier de la tribune n’est pas un hasard. Cannes amplifie tout. Mais il y a plus: les signataires évoquent explicitement le programme du Rassemblement national, qui prévoit « une remise en cause du CNC et de l’audiovisuel public » [58]. Concentration privée d’un côté, démantèlement public probable de l’autre - le cinéma indépendant se voit pris en tenaille. « Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas » [67], préviennent les signataires.
Ce qui dérange dans ce récit, c’est l’écart entre la radicalité du langage et la trajectoire industrielle: Bolloré n’arrive pas, il est déjà là. Depuis 2012 chez Canal+ [24]. Et le cadre régulatoire qui contraint Canal+ à financer le cinéma européen [45] tient toujours - pour l’instant.
L’appel final est sobre: « Construire ensemble un mouvement capable de défendre l’indépendance » [68]. Reste à voir si une tribune signée par 600 noms suffit à enrayer une machine qui pèse 27 millions d’abonnés dans 52 pays [69] [70]. Spoiler: non. Mais ça force à parler. Et c’est déjà ça.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (70)
« Quelque 600 professionnels du cinéma ont signé, lundi 11 mai, à la veille de l’ouverture du Festival de Cannes, une tribune »
lemonde.fr ↗ ↩
« Quelque 600 professionnels du cinéma ont signé, lundi 11 mai, à la veille de l’ouverture du Festival de Cannes, une tribune »
lemonde.fr ↗ ↩
« « En laissant le cinéma français aux mains d’un patron d’extrême droite, nous ne risquons pas seulement une uniformisation des films, mais une prise de contrôle fasciste de l’imaginaire collectif » »
lemonde.fr ↗ ↩
« ainsi qu’un collectif baptisé « Zapper Bolloré » »
lemonde.fr ↗ ↩
« Le mouvement s’est structuré après plusieurs semaines de discussions discrètes entre réalisateurs, producteurs, programmateurs et techniciens du secteur »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« Les signataires, parmi lesquels figurent les acteurs Swann Arlaud, Juliette Binoche, Damien Bonnard ou Adèle Haenel »
lemonde.fr ↗ ↩
« Les signataires, parmi lesquels figurent les acteurs Swann Arlaud, Juliette Binoche, Damien Bonnard ou Adèle Haenel »
lemonde.fr ↗ ↩
« Les signataires, parmi lesquels figurent les acteurs Swann Arlaud, Juliette Binoche, Damien Bonnard ou Adèle Haenel »
lemonde.fr ↗ ↩
« Les signataires, parmi lesquels figurent les acteurs Swann Arlaud, Juliette Binoche, Damien Bonnard ou Adèle Haenel »
lemonde.fr ↗ ↩
« Raymond Depardon Réalisateur »
liberation.fr ↗ ↩
« Parmi les signataires figurent notamment Juliette Binoche, Raymond Depardon, Adèle Haenel, Jean-Pascal Zadi ou encore Blanche Gardin. »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« Parmi les signataires figurent notamment Juliette Binoche, Raymond Depardon, Adèle Haenel, Jean-Pascal Zadi ou encore Blanche Gardin. »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« les réalisateurs Sepideh Farsi et Arthur Harari »
lemonde.fr ↗ ↩
« les réalisateurs Sepideh Farsi et Arthur Harari »
lemonde.fr ↗ ↩
« le producteur Rémi Bonhomme »
lemonde.fr ↗ ↩
« En 2025, il apporte au secteur une contribution de 150 millions d’euros »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« soit environ 10 % du financement de la production cinématographique française »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« Le groupe Canal+ a annoncé, mardi 2 septembre, des « négociations exclusives » pour entrer au capital du réseau de salles de cinéma UGC »
lemonde.fr ↗ ↩
« Le groupe Canal+ a annoncé, mardi 2 septembre, des « négociations exclusives » pour entrer au capital du réseau de salles de cinéma UGC »
lemonde.fr ↗ ↩
« UGC détient le troisième réseau de salles de cinéma en France, derrière Pathé et CGR »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« En octobre 2025, le groupe Canal + a acquis 34 % du capital d’UGC »
liberation.fr ↗ ↩
« En octobre 2025, le groupe Canal + a acquis 34 % du capital d’UGC »
liberation.fr ↗ ↩
« la perspective d’acquérir 100 % des parts d’ici à 2028 »
liberation.fr ↗ ↩
« Depuis 2012, le groupe Canal+, qui comporte notamment la chaîne CNews ou encore C8, est contrôlé par Bolloré. »
lesinrocks.com ↗ ↩
« avec 200 films et 80 séries par an »
lemonde.fr ↗ ↩
« avec 200 films et 80 séries par an »
lemonde.fr ↗ ↩
« le groupe Canal+, qui comporte notamment [.] C8 »
lesinrocks.com ↗ ↩
« l’ajout des 55 cinémas UGC de France et de Belgique »
liberation.fr ↗ ↩
« celui des Halles à Paris, le plus fréquenté d’Europe avec plus de 2,5 millions d’entrées annuelles »
liberation.fr ↗ ↩
« le plus fréquenté d’Europe avec plus de 2,5 millions d’entrées annuelles »
liberation.fr ↗ ↩
« Bolloré sera en position de contrôler la totalité de la chaîne de fabrication des films, de leur financement à leur diffusion sur petit et grand écran »
liberation.fr ↗ ↩
« derrière son costume d’homme d’affaires, le milliardaire ne cache pas qu’il mène un “projet civilisationnel” réactionnaire d’extrême droite, à travers ses chaînes de télé, comme CNews, et ses maisons d’édition »
lemonde.fr ↗ ↩
« le limogeage d’Olivier Nora, le PDG de Grasset, une maison d’édition du groupe Hachette »
lemonde.fr ↗ ↩
« On l’a constaté avec l’éditeur Fayard, devenu vitrine de l’extrême droite depuis que Bolloré a repris la société mère Hachette. »
lesinrocks.com ↗ ↩
« « Cette opération démontre l’engagement du groupe Canal+ dans le cinéma et dans l’exploitation en salles qui joue un rôle dans son exposition et sa valorisation » »
lemonde.fr ↗ ↩
« fait valoir dans le communiqué le président du directoire de Canal+, Maxime Saada »
lemonde.fr ↗ ↩
« une prise de contrôle fasciste sur l’imaginaire collectif »
liberation.fr ↗ ↩
« saluant le partenariat « de longue date » de son groupe avec la chaîne de cinémas »
lemonde.fr ↗ ↩
« Ce rapprochement permettrait aussi d’accélérer le développement de Studio Canal, souligne M. Saada »
lemonde.fr ↗ ↩
« Sur X, la ministre de la Culture, Rachida Dati, a estimé que »
franceinfo.fr ↗ ↩
« "l'annonce des discussions entre Canal+ et UGC Cinémas montre la volonté d'ancrage de Canal+ dans le cinéma pour poursuivre son soutien à la création et sa diversité" »
franceinfo.fr ↗ ↩
« "C'est aussi une marque de confiance dans l'avenir des salles de cinéma auxquelles les Français sont attachés", a-t-elle ajouté. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« “Sans ça, je ne sais pas où on serait allé chercher l’argent manquant, ce qui n’est pas une raison de se taire.” »
lesinrocks.com ↗ ↩
« Marie Masmonteil, présidente du syndicat des producteurs indépendants, à Libération »
lesinrocks.com ↗ ↩
« “C’est une chance d’avoir un système qui contraint Canal+ à financer le cinéma européen quel que soit son propriétaire”, souligne Marie Masmonteil »
lesinrocks.com ↗ ↩
« « Nous dépendons aujourd’hui, à des degrés divers, pour nos projets autant que nos salaires, de l’argent de Vincent Bolloré » »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« le groupe faisait face à une perte de 22 millions d’euros »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« le propriétaire, Guy Verrecchia, est âgé de 84 ans »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« une baisse de 13,6 % des entrées dans les salles obscures entre janvier et juillet 2025, par rapport à la même période en 2024 »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« entre janvier et juillet 2025 »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« par rapport à la même période en 2024 »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« en recul de 15 % par rapport à la même période de 2024 »
senat.fr ↗ ↩
« diminutions pouvant atteindre 28,5 % en mai »
senat.fr ↗ ↩
« près de 30 % en août par rapport aux mêmes mois de 2024 »
senat.fr ↗ ↩
« Xavier Niel, à la tête d’une des multinationales les plus influentes du milieu avec le groupe audiovisuel Mediawan »
liberation.fr ↗ ↩
« le groupe audiovisuel Mediawan (à la production du »
liberation.fr ↗ ↩
« Y compris en interne chez UGC, où il se murmurait plutôt qu’un autre magnat des médias, Xavier Niel »
liberation.fr ↗ ↩
« le programme du Rassemblement national, qui prévoit notamment une remise en cause du CNC et de l’audiovisuel public »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« le Bureau de liaison des organisations du cinéma (Bloc), réunissant quatorze organisations de la filière cinématographique indépendante »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« « Une telle opération, par son ampleur, comporte le risque important d’une concentration verticale excessive de l’appareil industriel, qui fragiliserait l’équilibre du secteur » »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« note Thomas Paris, professeur associé à HEC, en charge du master Média, art et création »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« « Il poursuit sa logique de concentration en possédant à la fois l’offre de contenus et les canaux de diffusion, ce qui est un classique dans les industries culturelles » »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« Rosalie Brun, déléguée générale de la Société des réalisateurs de films »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« « Plus la concentration augmente, moins on a de diversité de regards. Le risque est de répondre davantage à la demande des consommateurs et ainsi réduire la politique de l’offre, au détriment des producteurs indépendants. » »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« observe Fiorina Capozzi, autrice de Vincent Bolloré, le nouveau roi des médias européens (goWare, 2016) »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« « C’est le même modèle que la famille Berlusconi, qui détient à travers MFE [MediaForEurope] des chaînes de TV et des sociétés de production audiovisuelle. Ces oligarques se partagent en Europe les marchés de l’information et du divertissement » »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas »
liberation.fr ↗ ↩
« appelant à « construire ensemble un mouvement capable de défendre l’indépendance » »
lemonde.fr ↗ ↩
« Canal+ est devenu un des acteurs mondiaux des médias et du divertissement avec près de 27 millions d’abonnés »
lemonde.fr ↗ ↩
« près de 27 millions d’abonnés répartis dans 52 pays »
lemonde.fr ↗ ↩
Sources
- Festival de Cannes : 600 professionnels du cinéma appellent à résister à « l’emprise » de Vincent Bolloré
- Vincent Bolloré, maître de l’imaginaire collectif ? Le cinéma fait bloc contre le milliardaire
- Canal+ annonce vouloir racheter le réseau de cinémas UGC d’ici à 2028
- Depardon, Binoche, Haenel… 600 professionnels du cinéma dénoncent l’emprise de Bolloré sur le septième art
- Avec le rachat annoncé d’UGC par Canal+, l'empire Bolloré s'impose des deux côtés de l'écran
- Le groupe Canal+, détenu par Vincent Bolloré, annonce vouloir racheter UGC pour peser encore plus dans le cinéma
- À quelques heures du Festival de Cannes, le cinéma français affiche son malaise face à Bolloré
- Bientôt racheté par Canal +, le groupe de cinémas UGC promis à un avenir crypté
- Projet de loi de finances pour 2026 : Cinéma
