148 disparus : un sous-marin américain torpille la frégate iranienne Dena

Une torpille Mark 48 coule le navire de guerre iranien dans l'océan Indien, première attaque de ce type depuis 1945

148 disparus : un sous-marin américain torpille la frégate iranienne Dena
Frégate militaire moderne naviguant dans l'océan Indien sous un ciel lumineux Pierre Monteil / INFO.FR (img2img)

Le 3 mars 2026, à l'aube, la frégate iranienne IRIS Dena a été coulée par un sous-marin américain à 40 milles nautiques au sud de Galle, au Sri Lanka. Cette attaque à la torpille, confirmée par le secrétaire à la Défense Pete Hegseth, constitue le premier torpillage d'un navire ennemi par les États-Unis depuis la Seconde Guerre mondiale. Sur les 180 membres d'équipage, 148 sont portés disparus tandis que 32 marins ont été secourus par la marine sri-lankaise.

L'essentiel — les faits vérifiés
  • Le 3 mars 2026, un sous-marin américain a coulé la frégate iranienne IRIS Dena avec une torpille Mark 48 à 40 milles nautiques au sud de Galle, au Sri Lanka, première attaque de ce type depuis 1945
  • Sur les 180 membres d'équipage, 148 sont portés disparus, 32 ont été secourus par la marine sri-lankaise et 78 blessés ont été recensés dans les hôpitaux
  • L'IRIS Dena, entrée en service en 2021, était considérée comme l'un des navires de combat les plus modernes de l'Iran, équipée de missiles antinavires et antiaériens
  • Les États-Unis ont détruit plus de 20 navires de guerre iraniens dans le cadre d'une opération militaire américano-israélienne lancée il y a cinq jours, neutralisant la présence navale majeure de l'Iran dans la région
  • Cette attaque dans l'océan Indien marque une extension géographique du conflit au-delà du golfe Persique, avec des implications pour la sécurité des routes maritimes commerciales internationales

Les premières lueurs de l’aube du 3 mars 2026 n’ont jamais atteint l’équipage de l’IRIS Dena. À 40 milles nautiques au sud de Galle, dans les eaux internationales de l’océan Indien, la frégate iranienne naviguait vers son port d’attache après avoir participé à des exercices navals en Inde. Sans avertissement, une torpille Mark 48 tirée par un sous-marin américain a frappé le bâtiment de guerre, déclenchant une explosion qui l’a envoyé par le fond en quelques minutes. Selon BFM TV, cette frappe marque un tournant historique dans les opérations navales américaines.

Une attaque revendiquée au Pentagone

Le mercredi 4 mars, lors d’une conférence de presse au Pentagone, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a confirmé l’opération sans détour. Selon ses déclarations, relayées par plusieurs médias internationaux, l’attaque s’inscrit dans une stratégie militaire américaine visant à neutraliser la présence navale iranienne dans la région.

« Hier dans l’océan Indien, un sous-marin américain a coulé un navire de guerre iranien qui pensait être en sécurité dans les eaux internationales. Au lieu de quoi, il a été coulé par une torpille », a déclaré Pete Hegseth lors de la conférence de presse au Pentagone.

Le chef d’état-major américain, le général Dan Caine, présent aux côtés du ministre, a apporté des précisions techniques sur l’opération. D’après L’Indépendant, il a souligné la portée historique de cette frappe en affirmant qu’il s’agissait du premier navire coulé par une torpille américaine depuis 1945.

« Pour la première fois depuis 1945, un sous-marin d’attaque rapide de la marine des États-Unis a coulé un navire combattant ennemi en utilisant une seule torpille Mark 48, à effet immédiat, envoyant le navire de guerre au fond de l’océan », a précisé le général Dan Caine.

Un bilan humain dramatique dans les eaux sri-lankaises

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L’appel de détresse émis par l’IRIS Dena a déclenché à 6 heures du matin une vaste opération de recherche et de sauvetage coordonnée par les autorités sri-lankaises. Selon Armees.com, deux navires de la marine locale et un avion de reconnaissance ont été mobilisés pour porter secours aux survivants. La marine sri-lankaise a réussi à extraire 32 marins des eaux, mais le bilan reste accablant : 148 membres d’équipage demeurent portés disparus.

Le porte-parole de la marine sri-lankaise, Bhuddika Sampath, a confirmé la récupération de plusieurs corps dans la zone du naufrage. Les survivants secourus ont été transportés vers l’hôpital de Galle, dans le sud du Sri Lanka, où 78 blessés ont été recensés selon les rapports initiaux. Les témoignages des rescapés évoquent une explosion soudaine qui n’a laissé aucun temps de réaction à l’équipage.

L’IRIS Dena, fleuron de la marine iranienne

La frégate coulée représentait bien plus qu’un simple navire de guerre pour Téhéran. Entrée en service en 2021, l’IRIS Dena était considérée comme « l’un des navires de combat les plus modernes de l’Iran » selon le média sri-lankais Tamil Guardian. Dotée d’un arsenal de missiles antinavires et antiaériens, elle incarnait la capacité de projection de force de la République islamique au-delà du golfe Persique.

Le bâtiment revenait justement d’exercices militaires organisés en Inde en février 2026, démontrant la volonté iranienne d’opérer sur les grandes routes maritimes internationales. Selon Armees.com, cette présence dans l’océan Indien s’inscrivait dans une stratégie de Téhéran visant à projeter sa marine au-delà de ses zones traditionnelles d’opération. La perte de ce navire constitue donc un revers symbolique et opérationnel majeur pour la marine régulière iranienne.

Une offensive navale américaine d’ampleur inédite

Le torpillage de l’IRIS Dena ne représente qu’une fraction d’une campagne militaire américaine de grande envergure contre les forces navales iraniennes. Le général Dan Caine a révélé l’ampleur des opérations en cours lors de la conférence de presse du Pentagone. D’après ses déclarations, les États-Unis ont détruit plus de 20 navires de guerre iraniens, incluant un sous-marin.

« Nous avons détruit plus de 20 navires de guerre iraniens, dont, outre la frégate située en dehors de la zone océan Indien, un sous-marin, et avons neutralisé, à ce stade, la présence navale majeure de l’Iran dans cette zone », a détaillé le chef d’État-major américain Dan Caine.

Le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) avait d’ailleurs indiqué lundi soir, selon Actu.fr, qu' »il y a deux jours, le régime iranien disposait de 11 navires dans le golfe d’Oman ; aujourd’hui, il n’en a plus aucun ». Cette offensive s’inscrit dans le cadre d’une opération militaire américano-israélienne lancée il y a cinq jours contre l’Iran, marquée notamment par l’élimination du guide suprême Ali Khamenei au premier jour du conflit.

Extension du théâtre des opérations vers l’océan Indien

L’attaque au large du Sri Lanka marque une extension géographique notable du conflit. Jusqu’à présent, les tensions navales se concentraient principalement dans le golfe Persique, le détroit d’Ormuz et la mer Rouge. Selon l’analyse d’Armees.com, l’engagement d’un navire iranien dans l’océan Indien suggère que les opérations militaires pourraient désormais concerner l’ensemble des grandes routes maritimes reliant le Moyen-Orient à l’Asie.

L’US Navy déploie régulièrement dans l’océan Indien des sous-marins nucléaires d’attaque (SSN), notamment des unités des classes Virginia ou Los Angeles, capables d’opérer discrètement sur de longues périodes et d’engager des cibles navales à grande distance. Cette capacité de projection silencieuse confère aux États-Unis un avantage stratégique considérable dans une zone où transite une part majeure du commerce maritime mondial.

Cette évolution pourrait avoir des implications directes pour la sécurité maritime régionale et pour le trafic commercial international. L’océan Indien constitue en effet l’un des axes majeurs du commerce mondial, notamment pour le transport d’hydrocarbures et de marchandises entre l’Asie et l’Europe. La France a d’ailleurs convoqué un nouveau conseil de défense et de sécurité mercredi soir pour évoquer la situation, tandis qu’un premier vol Air France rapatriant des Français, principalement de Dubaï, a atterri à Roissy-Charles-de-Gaulle ce mercredi 4 mars 2026.

Alors que l’Iran a promis une « longue guerre » en réponse aux frappes américano-israéliennes, et que Washington affirme être prêt à aller « aussi loin que nécessaire », le torpillage de l’IRIS Dena pose une question stratégique majeure : jusqu’où s’étendra géographiquement ce conflit qui redessine déjà l’équilibre des forces navales au Moyen-Orient et au-delà ?

Sources

  • BFM TV (3 mars 2026)
  • L'Indépendant (3 mars 2026)
  • Actu.fr (3 mars 2026)
  • Armees.com (3 mars 2026)
Marie Delacroix

Marie Delacroix

Journaliste spécialisée dans les questions environnementales et scientifiques. Formation en journalisme scientifique et développement durable. Expertise reconnue sur les enjeux climatiques, la transition énergétique et la biodiversité. Couvre également l'innovation technologique et la recherche. Membre fondateur d'INFO.FR, elle apporte un éclairage expert sur les défis écologiques contemporains.

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