1er mai en Dordogne : plus d’un millier de manifestants à Périgueux et Bergerac
CGT, FSU et UNSA ont mobilisé plus d'un millier de personnes en Dordogne pour défendre le statut férié du 1er mai contre une proposition de loi.
Les syndicats CGT, FSU et UNSA ont organisé deux cortèges simultanés le 1er mai 2026 à Périgueux et Bergerac. Plus d'un millier de personnes ont défilé en Dordogne pour s'opposer à une proposition de loi visant à autoriser le travail volontaire ce jour-là.
Les syndicats CGT, FSU et UNSA ont organisé deux cortèges simultanés le 1er mai 2026 à Périgueux et Bergerac. Plus d’un millier de personnes ont défilé en Dordogne pour s’opposer à une proposition de loi visant à autoriser le travail volontaire ce jour-là. Les rassemblements se sont déroulés sans incident majeur, selon Sud Ouest.
L’essentiel
- Périgueux : entre 650 manifestants (forces de l’ordre) et 850 (CGT) ont défilé le 1er mai 2026, selon France Bleu et Sud Ouest.
- Total Dordogne : plus d’un millier de personnes au total entre Périgueux et Bergerac, selon Sud Ouest.
- Deux rassemblements : départ à 10h30 devant les palais de justice de Périgueux et Bergerac, organisés conjointement par CGT, FSU et UNSA.
- Contexte national : environ 100 000 participants dans plus de 320 manifestations en France, selon le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez.
- Résultat : le gouvernement a renoncé à convoquer la commission mixte paritaire le 13 avril 2026, reportant sine die l’adoption du texte.
Deux cortèges, un seul mot d’ordre
La CGT, la FSU et l’UNSA avaient appelé à se rassembler dès 10h30 devant les palais de justice des deux villes. Le mot d’ordre : « Touche pas au 1er mai ». La mobilisation visait une proposition de loi adoptée au Sénat en 2025, puis débattue à l’Assemblée nationale en avril 2026.
Ce texte prévoyait d’autoriser les salariés volontaires de boulangeries, fleuristes et commerces de proximité à travailler le 1er mai, avec une rémunération doublée et sans possibilité de licenciement en cas de refus. Les syndicats y voyaient une remise en cause d’une conquête sociale fondamentale.
Les chiffres de la mobilisation en Dordogne
À Périgueux, les forces de l’ordre ont dénombré environ 650 personnes. La CGT avance le chiffre de 850. L’écart habituel entre les deux comptages ne remet pas en cause l’ampleur du rassemblement pour une ville de la taille de Périgueux. À Bergerac, le cortège a complété la mobilisation départementale pour atteindre le seuil du millier, selon Sud Ouest.
Aucune interdiction préfectorale n’avait été prononcée pour ces deux rassemblements. Aucun incident majeur n’a été rapporté. Pour d’autres mobilisations du même type à l’échelle nationale, Grenoble a compté entre 3 000 et 7 000 manifestants selon la source, et Cherbourg environ 1 200 personnes.
Contexte dans la Dordogne
La Dordogne compte environ 415 000 habitants. L’économie du département repose largement sur l’agriculture, le tourisme et les services. La présence de la CGT, de la FSU (principalement implantée dans la fonction publique) et de l’UNSA dans un appel commun témoigne d’une convergence syndicale inhabituelle sur ce territoire. Le fait que les deux principales villes du département - Périgueux, préfecture, et Bergerac - aient chacune organisé un cortège propre souligne la portée de la mobilisation au-delà du seul chef-lieu.
À Limoges, en Haute-Vienne voisine, une autre mobilisation devant la préfecture a marqué la même période sur un sujet différent, la carte scolaire, confirmant un climat social tendu en Nouvelle-Aquitaine.
Une proposition de loi finalement reportée
Face à la pression syndicale nationale, le gouvernement a renoncé à convoquer la commission mixte paritaire prévue le 13 avril 2026. L’adoption du texte est reportée sine die. Le 1er mai 2026 reste donc férié, chômé et payé sans modification du droit en vigueur.
Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, a réagi sur le site de la centrale : « La mobilisation paye : le 1er mai est et restera férié, chômé et payé. » Le statut de ce jour repose sur la loi du 29 avril 1947, qui l’a officiellement inscrit dans le droit français comme jour chômé et payé, selon Le Monde.
Au niveau national, environ 100 000 personnes ont manifesté dans plus de 320 cortèges selon le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. En 2025, la police avait compté environ 158 000 participants aux manifestations du 1er mai en France, selon 20 Minutes - une mobilisation supérieure mais sans focus central sur la réforme du férié. À Rennes, le cortège a également porté des revendications sur les hôpitaux et contre la guerre, illustrant la diversité des mots d’ordre cette année.
La suite : un projet de loi annoncé pour 2027
Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a annoncé la présentation d’un nouveau projet de loi sur le travail le 1er mai en 2027, après une phase de dialogue social avec les organisations syndicales, selon Radio France. Les syndicats dordognots n’ont pas encore précisé leur position sur ce calendrier.
Sources
- Sud Ouest : Pas touche au 1er mai en Dordogne : plus d'un millier de personnes dans les rues contre la casse sociale
- ici.fr / France Bleu : Manifestation du 1er mai : plus d'un millier de personnes défilent en Dordogne pour défendre ce jour férié
- Sud Ouest : « Touche pas au 1er Mai » : en Dordogne, les syndicats appellent à deux manifestations ce vendredi
- CGT : La mobilisation paye : le 1er mai est et restera férié, chômé et payé