Tour de France : Mauro Schmid s’impose à Belfort, Vauquelin sixième à 2 secondes
Vauquelin sixième, Alaphilippe absent après son abandon
L'étape la plus longue du Tour a vu 57 coureurs s'échapper dès les premiers kilomètres. Mauro Schmid a remporté l'arrivée à Belfort en solitaire. Kévin Vauquelin termine sixième à 2 secondes.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Échappée historique
57 coureurs à l'avant, un record récent sur le Tour. Le peloton a laissé filer une course parallèle.
Absence d'Alaphilippe
Le double champion du monde avait abandonné à l'étape 11 après 11 jours de course. Il manquait à l'appel.
Stratégie des favoris
Le peloton des leaders a concédé 7 minutes 33. Ils ont économisé leurs forces avant la montagne.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
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Km 50
Formation de l'échappée
37 coureurs prennent le large dès les premiers kilomètres
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Mi-course
Échappée monstre
Le groupe grossit jusqu'à 57 coureurs à l'avant
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Ballon d'Alsace
8 minutes d'avance
L'écart atteint son maximum, Vauquelin attaque dans l'ascension
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Km 190
Duo de tête
Schmid et Tejada s'isolent à 15 km de l'arrivée
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Arrivée
Schmid seul
Le Suisse gagne en solitaire, Vauquelin sixième à 2 secondes
Le peloton quitte Dole ce vendredi 17 juillet. Cinquante kilomètres plus tard, 37 coureurs sont déjà devant. Personne ne contrôle. Le groupe grossit. 57 coureurs au total. La plus longue étape du Tour - 205,8 km - se transforme en course de baroudeurs.
Kévin Vauquelin est là. Jordan Jegat - Clément Braz Afonso - Romain Grégoire - Quentin Pacher - Clément Russo - Thibault Guernalec - Nicolas Breuillard aussi. Huit Français dans l’échappée. Les équipes nationales y croient.
Tom Pidcock - Jasper Philipsen - Tim Wellens - Ben Healy - Matej Mohorič - John Degenkolb - Benjamin Thomas - Ion Izagirre complètent la liste des noms connus. L’échappée n’est pas un coup de poker. C’est une seconde course.
Les favoris lâchent prise, calcul tactique assumé
Derrière, les équipes de classement général observent. Le groupe de tête compte trop de coureurs pour menacer le maillot jaune. Aucun leader ne figure parmi les 57 échappés. UAE, Visma, INEOS laissent filer. L’écart monte: trois minutes, puis cinq, puis huit. Personne ne relance. Les directeurs sportifs ont fait leurs calculs. Pourquoi s’user avant les Alpes? Les favoris roulent groupés, à allure modérée. Ils concéderont finalement 7 minutes 33 secondes. Un gouffre accepté, une journée sacrifiée pour mieux préparer la montagne.
Huit minutes d’avance, puis le chaos
Au pied du Ballon d’Alsace - l’écart atteint 8 minutes. Le peloton des favoris a lâché. Devant, la guerre commence.
Le Ballon d’Alsace: 8,9 km à 6,9 %. Vauquelin attaque. Il se montre offensif dans le final - mais le groupe se disloque sans qu’il puisse contrôler.
À 15 km de l’arrivée - deux hommes sortent: le Suisse Mauro Schmid et le Colombien Harold Tejada. Ils roulent ensemble. Tejada craque. Schmid arrive seul à Belfort. Temps: 4h06’58 ».
Vauquelin sixième, 2 secondes derrière
Vauquelin franchit la ligne sixième. Écart: 2 secondes. Il a les jambes, il l’a dit après la course. Mais la tactique n’a pas suivi. Trop de coureurs à l’avant, trop de jeux différents.
Jordan Jegat termine septième. Clément Braz Afonso huitième. Trois Français dans les dix premiers. Pidcock troisième - il remonte au classement général grâce aux 7 minutes 33 concédées par les favoris.
Alaphilippe absent, sorti à l’étape 11
Julian Alaphilippe n’était pas dans l’échappée. Il n’était plus dans le Tour. Abandon lors de la 11e étape - après 11 jours de course. Le double champion du monde ne verra pas Paris cette année.
Le peloton a roulé toute la journée à deux vitesses. Devant, 57 coureurs se battent pour la victoire. Derrière, les favoris gèrent, économisent, préparent la montagne. Schmid gagne. Vauquelin rate de peu. Alaphilippe regarde à la télévision.
L’étape la plus longue du Tour s’achève à Belfort. Demain, la route monte. Les baroudeurs rentreront dans le rang. Les grimpeurs sortiront. C’est comme ça.
