Accident de tir à Sarlat : un septuagénaire blessé aux fesses, enquête ouverte

Un tireur de 76 ans a blessé accidentellement un homme de 77 ans au stand de la Croix d'Allon le 30 avril 2026

Accident de tir à Sarlat : un septuagénaire blessé aux fesses, enquête ouverte
Illustration Aurélie Lacoste / info.fr

Un homme de 77 ans a été atteint par balle aux fesses le 30 avril 2026 sur le stand de tir de la Croix d'Allon à Sarlat-la-Canéda. La balle, calibre 22LR, a été tirée accidentellement par un autre septuagénaire. La gendarmerie a ouvert une enquête.

Un homme de 77 ans a été blessé par balle aux fesses le jeudi 30 avril 2026, peu avant 16 heures, sur le stand de tir de la Croix d’Allon à Sarlat-la-Canéda, en Dordogne. Son pronostic vital n’est pas engagé. Une enquête judiciaire est en cours pour déterminer si les règles de sécurité ont été respectées.

L’essentiel

  • Date et lieu : 30 avril 2026, peu avant 16h, stand de tir de la Croix d’Allon à Sarlat-la-Canéda (Dordogne)
  • Blessure : Plaie par balle aux fesses, non perforante (calibre 22LR), victime âgée de 77 ans
  • Auteur du tir : Homme de 76 ans, tir accidentel lors d’une mauvaise manipulation d’une arme de poing
  • Évacuation : Héliportage à l’hôpital de Périgueux après passage à l’hôpital de Sarlat ; pronostic vital non engagé
  • Enquête : Procédure judiciaire ouverte par la gendarmerie ; audition des témoins en cours

Ce qui s’est passé le 30 avril

L’accident survient peu avant 16 heures. Sur le stand de la Croix d’Allon, un tireur de 76 ans manipule une arme de poing de calibre 22LR. Lors de cette manipulation, un tir part accidentellement et atteint un homme de 77 ans aux fesses, selon les informations concordantes de Sud Ouest et de France Bleu / France 3 Nouvelle-Aquitaine.

La balle ne perfore pas la victime : elle reste logée dans les chairs. L’homme est d’abord pris en charge à l’hôpital de Sarlat, avant d’être héliporté vers l’hôpital de Périgueux. Son état ne met pas sa vie en danger, selon les deux médias régionaux.

La piste du drapeau de sécurité oublié

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Un témoin présent sur les lieux a réagi sur le réseau X en pointant une négligence possible.

Le compte @LGo_36 évoque l’absence du drapeau de sécurité dans les chambres du stand, un protocole normalement obligatoire pour signaler qu’une arme est chargée ou en cours de manipulation. Cette information reste à ce stade alléguée : elle provient d’un seul témoignage non vérifié de manière indépendante.

La gendarmerie entend les témoins dans le cadre de l’enquête judiciaire ouverte. L’objectif est de déterminer si les mesures de sécurité ont bien été respectées et si une négligence peut être retenue, selon Sud Ouest. Aucune mise en garde à vue ou mise en examen n’a été annoncée à ce stade.

Le club Sarlat Tir Périgord Noir, labellisé fédération

Le stand de la Croix d’Allon est géré par le club Sarlat Tir Périgord Noir. Selon le site du club, celui-ci est labellisé « Cible Couleur » par la Fédération Française de Tir, une distinction liée à la qualité de la formation et à l’accompagnement des tireurs. Le club propose des disciplines de pistolet, carabine et arbalète, à 10 et 18 mètres, selon la fiche de la ville de Sarlat.

Le club n’a pas communiqué publiquement sur l’accident à la date de publication de cet article. Aucune déclaration officielle n’est disponible.

Contexte dans la Dordogne

Les accidents de tir sur stand restent rares en Dordogne. Aucun précédent similaire n’a été rapporté sur ce stand ou dans le département entre 2020 et 2026, selon les recherches disponibles. La Dordogne compte plusieurs clubs affiliés à la Fédération Française de Tir, principalement implantés dans les villes moyennes comme Périgueux, Bergerac et Sarlat. Ces structures sont soumises à un encadrement réglementaire strict, avec des protocoles de sécurité définis par la fédération et contrôlés par les services préfectoraux.

Ce type d’incident, rare mais pas inédit à l’échelle nationale, relance localement la question du respect des consignes sur les postes de tir. Un accident grave impliquant une cinquantenaire à la Martinique avait également mobilisé les secours héliportés la même semaine, illustrant la réactivité des SAMU régionaux face aux urgences traumatiques.

Prochaine étape : auditions et résultats de l’enquête

Les témoins présents le 30 avril doivent être entendus par la gendarmerie, selon France Bleu / France 3 Nouvelle-Aquitaine. Les conclusions de l’enquête permettront de déterminer si des poursuites pour blessures involontaires ou mise en danger d’autrui sont envisagées. Le parquet de Périgueux n’a pas encore communiqué sur les suites judiciaires. Pour un autre dossier judiciaire en cours dans la région, le procès en appel du double assassinat de Bastia-Poretta illustre la lenteur parfois nécessaire des procédures criminelles.

Sources

Aurélie Lacoste

Aurélie Lacoste

Aurélie est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Dordogne (24), avec Périgueux pour chef-lieu. Spécialité du département : prehistoire (Lascaux) et image gastronomique Perigord. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Nouvelle-Aquitaine.

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