ALDI écope de 350 000 € d’amende pour promotions trompeuses dans 9 magasins du 93

La centrale régionale ALDI MARCHÉ DAMMARTIN a accepté la sanction proposée après enquête de la DDPP 93 et accord du procureur de Bobigny.

ALDI écope de 350 000 € d'amende pour promotions trompeuses dans 9 magasins du 93
Illustration Fatima Benali / info.fr

Neuf magasins ALDI de Seine-Saint-Denis affichaient des promotions fictives ou expirées, selon une enquête de la DDPP 93. Une amende transactionnelle de 350 000 € a été acceptée par la centrale régionale. La préfecture et la DGCCRF ont publié les détails le 22 mai 2026.

L’essentiel

  • 9 magasins contrôlés : les agents CCRF de la DDPP 93 ont établi des pratiques commerciales trompeuses dans neuf points de vente ALDI du département.
  • 350 000 € d’amende : l’amende transactionnelle a été proposée à la centrale régionale ALDI MARCHÉ DAMMARTIN (Dammartin-en-Goële) et acceptée.
  • 288 jours : certains prix affichés comme « promotionnels » étaient en réalité pratiqués en moyenne sur 288 jours de l’année.
  • Accord du procureur : le Procureur de la République de Bobigny a donné son accord préalable à la proposition de sanction.
  • Publication officielle : la préfecture de Seine-Saint-Denis a mis à jour sa page le 27 mai 2026 ; la DGCCRF avait publié les informations le 22 mai 2026.

Ce que l’enquête a établi

Les agents du pôle CCRF (Concurrence, Consommation et Répression des Fraudes) de la DDPP 93, basée à Bobigny, ont mené une enquête dans les magasins ALDI de Seine-Saint-Denis. Résultat : des pratiques commerciales trompeuses documentées dans neuf enseignes du département, selon la préfecture de Seine-Saint-Denis et la DGCCRF.

Trois types d’irrégularités ont été relevés. Premier cas : des prix antérieurs surévalués - ou tout simplement absents - utilisés pour calculer une réduction affichée. Deuxième cas : des promotions maintenues en rayon après leur date d’expiration. Troisième cas, le plus emblématique : des prix présentés comme promotionnels alors qu’ils étaient appliqués en moyenne sur 288 jours dans l’année, soit la quasi-totalité du calendrier commercial.

Ces pratiques tombent sous le coup de la réglementation sur les annonces de réduction de prix, qui impose notamment que le prix de référence corresponde au prix le plus bas pratiqué dans les trente jours précédant la promotion.

Une amende transactionnelle de 350 000 €, validée par le parquet

Publicité

À l’issue de l’enquête, une amende transactionnelle de 350 000 € a été proposée à la centrale d’achat régionale ALDI MARCHÉ DAMMARTIN, dont le siège est situé parc d’activité La Goële, 527 rue Clément Ader, à Dammartin-en-Goële (77230). L’entreprise, immatriculée sous le SIRET 414599035, emploie entre 1 000 et 1 999 salariés selon les données du registre national.

L’amende a été acceptée par ALDI MARCHÉ DAMMARTIN. La procédure transactionnelle, prévue par le Code de la consommation, nécessite l’accord préalable du parquet : le Procureur de la République de Bobigny a donné son aval, confirme la préfecture du 93.

La DGCCRF en relais national

La DGCCRF a publié les informations sur economie.gouv.fr le 22 mai 2026. Le compte officiel @dgccrf a également relayé la sanction sur X :

La préfecture de Seine-Saint-Denis a mis à jour sa propre page d’information le 27 mai 2026. L’affaire a ensuite été reprise par Le Parisien (26 mai 2026), Actu.fr et Midi Libre, qui ont tous confirmé les chiffres et le périmètre de l’enquête.

Contexte dans le 93 : un précédent ALDI dès avril 2026

La sanction de mai 2026 n’est pas isolée dans le dossier ALDI. En avril 2026, la DGCCRF avait déjà adressé une injonction à l’enseigne - ainsi qu’à d’autres enseignes - pour des pratiques trompeuses sur l’origine des fruits et légumes dans les catalogues promotionnels, selon Le Parisien et les publications de la DGCCRF.

La Seine-Saint-Denis est l’un des départements les plus densément peuplés d’Île-de-France, avec une forte concentration de commerces de grande distribution dans des zones urbaines où le pouvoir d’achat est sous pression. La DDPP 93, dont les agents CCRF instruisent régulièrement des enquêtes de ce type, dispose d’un ressort qui couvre l’ensemble des 40 communes du département. Le tribunal judiciaire de Bobigny, compétent pour valider ce type de procédure transactionnelle, est l’un des tribunaux les plus actifs de la région en matière de droit de la consommation.

La protection des consommateurs reste un enjeu transversal en Île-de-France. D’autres réglementations sur l’étiquetage et les prix entrent en vigueur progressivement à l’échelle nationale, renforçant le cadre dans lequel interviennent les agents CCRF.

Ce que ça signifie pour les consommateurs

L’amende transactionnelle ne s’accompagne pas, à ce stade, d’une obligation publiquement précisée de correction des affichages dans les neuf magasins concernés. La préfecture et la DGCCRF n’ont pas détaillé de mesures correctives imposées à l’enseigne dans leurs publications officielles.

Pour les clients, le message des autorités est clair : un prix affiché comme « prix de référence » doit avoir été réellement pratiqué dans les conditions légales. Un article présenté en promotion pendant 288 jours sur 365 n’est, juridiquement, pas en promotion.

La DGCCRF n’a pas précisé, dans ses publications disponibles au 29 mai 2026, si d’autres enseignes du département font l’objet d’enquêtes similaires en cours.

Sources

Fatima Benali

Fatima Benali

Fatima est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Seine-Saint-Denis (93), avec Bobigny pour chef-lieu. Spécialité du département : Stade de France et basilique cathédrale Saint-Denis. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Île-de-France.

Publicité
Lien copié !
×