Almerys repiraté : 15 millions de numéros de sécu dans la nature
Vingt-sept mois après une première fuite massive, l'opérateur de tiers-payant santé subit une seconde brèche par usurpation d'un compte gestionnaire
Plus de 15 millions de numéros de sécurité sociale dans la nature. Vingt-sept mois après Viamedis, Almerys récidive même cible, même négligence présumée.
- Almerys confirme le 25 mai 2026 une fuite massive de données.
- 15 452 549 numéros de sécurité sociale uniques exposés selon FrenchBreaches.
- Le vecteur d'attaque usurpation d'un compte gestionnaire sur la plateforme PEC.
- Deuxième cyberattaque majeure en 27 mois après l'incident Viamedis-Almerys de 2024.
- Plainte déposée, CNIL et ANSSI saisies, enquête confiée à la BL2C de Paris - mais aucune sanction publique de la CNIL après 2024.
Almerys [2] a confirmé lundi 25 mai [3] avoir été victime d’une cyberattaque ayant entraîné « l’exposition de données personnelles » de bénéficiaires [4], sans en chiffrer le nombre [5]. Selon le site spécialisé FrenchBreaches [6], le hacker opérant sous le pseudonyme « Lagui » [7] revendique 44 074 042 lignes [8] proposées à la revente sur des forums cybercriminels [9]. C’est l’une des plus importantes fuites de données de santé françaises de ces dernières années [10].
Le vecteur d’attaque: un compte gestionnaire usurpé
Le scénario technique est désormais documenté. L’attaque a permis « un accès non autorisé au site de délivrance des prises en charge (PEC) » [11], utilisé par les professionnels de santé pour l’optique, l’audiologie, le dentaire et certaines hospitalisations [12]. Le mode opératoire repose sur l’usurpation d’identité d’un compte gestionnaire sur la plateforme dédiée aux professionnels de santé, qui a permis cette extraction [13].
Aucun zero-day, aucun ransomware sophistiqué: un identifiant compromis a suffi. Almerys affirme avoir « pris des mesures immédiates pour identifier et neutraliser les accès concernés » [14] et fermé le site PEC [15], provoquant des perturbations en optique, audiologie, dentaire et certaines prises en charge hospitalières [16]. Les autres services « restent opérationnels » [17].
Authentification forte: une zone d’ombre
La question technique structurante reste sans réponse publique: quel niveau d’authentification protégeait le compte gestionnaire compromis? Simple couple identifiant-mot de passe, ou double facteur (MFA)? Almerys n’a pas communiqué. Or le secteur santé n’est pas un secteur ordinaire: des référentiels sectoriels encadrent depuis plusieurs années l’accès distant aux données de santé à caractère personnel, et imposent des exigences renforcées en matière d’authentification, selon plusieurs sources.
Si l’enquête de l’ANSSI [18] confirmait l’absence de MFA sur le compte usurpé [13], la non-conformité réglementaire serait antérieure à l’attaque elle-même - et susceptible de fonder, à elle seule, une sanction administrative indépendamment de la brèche. Le silence d’Almerys sur ce point précis est donc, en soi, un fait journalistique.
Ce qui a fuité, ce qui n’a pas fuité
Alan, l’un des assureurs clients [21], précise ne pas partager avec ses prestataires de tiers-payant les adresses, numéros de téléphone ni IBAN [22]. La compagnie reconnaît néanmoins ne pas avoir « accès pour l’instant à une liste détaillée des personnes concernées » [23] et « préfère considérer que ces incidents touchent l’ensemble des assurés ainsi que leurs ayants-droits » [24].
En revanche, aucune communication publique de MGEN [25], Harmonie Mutuelle [26] ni AG2R La Mondiale [27] n’avait été recensée au moment de la publication de cet article, malgré leur statut de clients confirmés d’Almerys. Ces trois acteurs totalisent plusieurs millions d’assurés en France. Leur silence collectif - sur l’identification des bénéficiaires concernés, sur les courriers d’information individuels qu’impose pourtant le RGPD - constitue un trou journalistique qu’aucun communiqué ne vient combler à ce jour.
Vingt-sept mois après Viamedis: la récidive, et ses zones d’ombre
Almerys avait déjà été victime d’un vol massif de données lors d’une cyberattaque début 2024 [28], conjointement avec Viamedis [29]. Au total, plus de 33 millions de Français étaient concernés [30]. Vingt-sept mois plus tard [31], la société se retrouve face au même type de brèche.
C’est là que réside la contradiction centrale de cette affaire. Almerys avait annoncé en 2024 avoir « pris des mesures immédiates pour identifier et neutraliser les accès concernés » [14]. Pourtant, en 2026, soit 27 mois plus tard [31], le vecteur d’attaque est, dans sa logique, identique: un accès gestionnaire usurpé suffit à exfiltrer plus de 44 millions de lignes [8]. Trois hypothèses, et trois seulement: soit ces mesures correctives n’ont jamais été pleinement mises en œuvre, soit elles ont été contournées par un mode opératoire ajusté, soit elles étaient structurellement insuffisantes. Almerys n’a communiqué sur aucune de ces hypothèses. Le silence de la société sur ses propres remédiations post-2024 est, journalistiquement, plus parlant que tous les communiqués de crise réunis.
Le pattern se confirme à l’échelle du secteur. En 2025, le réseau de soins Itelis avait à son tour été touché [32], avant une attaque visant Cegedim début 2026 [33]. La chaîne de tiers-payant santé est devenue une cible systémique.
L’angle mort: la valeur marchande des données administratives
Ce que personne ne dit clairement: le récit officiel insiste sur l’absence de données bancaires et médicales [34], comme si la fuite était mineure. C’est l’inverse. Le numéro de sécurité sociale, couplé à l’état civil et aux liens familiaux entre assurés et ayants droit [35], constitue un actif rare. « La présence de numéros de sécurité sociale et de liens familiaux renforce le caractère sensible du corpus » [36], pouvant faciliter des tentatives d’usurpation d’identité ou du ciblage par fraude [37].
Un cybercriminel peut « ouvrir des comptes, faire des demandes de remboursement frauduleuses, ou encore commettre des usurpations d’identité à grande échelle » [38]. Les usurpations d’identité avaient bondi de 93 % [39] en 2023 selon Cybermalveillance.gouv.fr, avec plus de 282 000 demandes d’assistance enregistrées [40]. Le recoupement avec d’autres fuites récentes - Bouygues Telecom [41], la DGFiP [42], l’ANTS [43] - renforce le risque d’arnaques bien ciblées [44].
Cadre légal: trois textes en embuscade
Trois corps de règles encadrent l’affaire Almerys, et il n’est pas inutile d’en rappeler la nomenclature précise.
D’abord, le volet pénal côté attaquant. L’article 323-1 du Code pénal sanctionne l’accès et le maintien frauduleux dans un système de traitement automatisé de données (STAD), selon plusieurs sources, avec des peines aggravées lorsque l’intrusion entraîne suppression, modification de données ou altération du fonctionnement du système. L’article 323-3 du même code, qui réprime l’extraction, la détention, la reproduction ou la transmission frauduleuses de données sans droit, vise plus directement l’exfiltration des 44 074 042 lignes [8] revendiquée par l’attaquant.
Ensuite, le volet pénal côté responsable de traitement. L’article 226-17 du Code pénal punit le fait de procéder à un traitement de données à caractère personnel sans mettre en œuvre les mesures de sécurité prescrites par la loi, selon plusieurs sources. Si la défaillance d’Almerys était caractérisée - absence de MFA, gestion défaillante des accès tiers - cet article pourrait s’appliquer à la société elle-même, et non plus seulement à son attaquant.
Enfin, le volet administratif européen. L’article 83 du RGPD fixe le plafond des amendes administratives à 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial [45] pour les violations les plus graves - dont l’article 32 sur la sécurité du traitement. L’article 33 impose au responsable de traitement de notifier toute violation à la CNIL « dans les meilleurs délais et, si possible, 72 heures au plus tard après en avoir pris connaissance », selon plusieurs sources.
À titre de calibrage, le dossier Almerys porte sur 15 452 549 numéros de sécurité sociale uniques exposés [1], soit plus de 15 millions de Français potentiellement touchés [46], un volume sans commune mesure avec les sanctions françaises antérieures en matière de fuite de données de santé.
Réponse réglementaire: les rouages et leurs limites
Almerys a déposé plainte auprès du procureur de la République [47], saisi la CNIL [48] et l’ANSSI [18]. La section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris a saisi la brigade spécialisée de la préfecture de police (BL2C) [49]. Sur le papier, le dispositif est rodé: la CNIL contrôle la conformité RGPD, l’ANSSI accompagne techniquement la remédiation et le parquet poursuit les auteurs.
Reste l’effectivité. Lors de l’incident 2024, la CNIL avait ouvert une enquête pour déterminer si les prestataires avaient « fait preuve de négligence ou non puis décider d’éventuelles sanctions » [50]. Vingt-sept mois plus tard [31], aucune décision publique de la CNIL n’avait été rendue à la connaissance de la rédaction au moment de la publication de cet article, alors que le même opérateur subit une seconde brèche d’ampleur comparable. La question n’est plus de savoir si le cadre légal est dissuasif sur le papier - il l’est manifestement - mais s’il l’est en pratique. Une procédure CNIL qui dépasse les deux ans sans décision publique sur un dossier de plus de 33 millions de victimes [30] envoie aux acteurs du secteur un signal d’impunité structurelle, indépendamment de l’issue finale du dossier.
La voix critique: la dette technique du secteur santé
Jean-Jacques Latour, directeur expertise cybersécurité au sein de Cybermalveillance.gouv.fr [51], avait posé le diagnostic dès 2024: « Pendant trop longtemps le secteur a négligé sa cybersécurité en pensant qu’il ne pouvait pas être la cible des cybercriminels. La dette technique, autrement dit le retard de sécurisation, s’est creusé » [52]. Deux ans plus tard, la récidive d’Almerys via un simple compte gestionnaire usurpé [13] valide ce constat.
La société, propriété du groupe BeYs fondé par Laurent Carreda [53], n’a pas communiqué sur les mesures d’authentification renforcée mises en place après 2024. La question de la responsabilité contractuelle envers les mutuelles clientes - MGEN, Harmonie Mutuelle, AG2R La Mondiale [25] [26] [27], Alan, Ampli [54] - reste entière.
Ce que les usagers doivent faire
FrenchBreaches recommande de « rester vigilant face aux sollicitations inhabituelles liées à la couverture santé, de ne pas répondre aux appels de numéros inconnus, et de ne pas cliquer sur des liens dans des sms ou des emails suspects » [55]. Alan recommande à ses assurés de faire preuve d’une « vigilance accrue dans les prochaines semaines » face aux SMS, appels vocaux ou e-mails suspects [56]. « En cas de doute, prenez vous-même contact directement avec l’organisme concerné afin de vérifier la provenance et la légitimité du message » [57].
Les officines sont en première ligne et doivent renforcer leur vigilance face aux risques de fraude et d’usurpation d’identité [58], confrontées potentiellement à « des appels frauduleux, des faux échanges liés au tiers payant ou des demandes suspectes de transmission de justificatifs administratifs » [59].
Ce que les sources ne disent pas
Trois questions cruciales restent sans réponse à ce jour. Premièrement: quelle authentification protégeait le compte gestionnaire usurpé - simple mot de passe ou double facteur? Aucune source ne le précise. Deuxièmement: combien de bénéficiaires sont effectivement concernés? Almerys s’est abstenu de chiffrer leur nombre [5]. Troisièmement: où en est, exactement, l’enquête CNIL ouverte début 2024? Aucune décision publique n’a été rendue à ce jour à la connaissance de la rédaction, alors même que la récidive de 2026 aurait pu être éclairée par ses conclusions.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (59)
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15 452 549 - Nombre de numéros de sécurité sociale uniques concernés par la fuite de données attribuée à Almerys.
« 15 452 549 numéros de sécurité sociale uniques »
fuitesinfos.fr ↗ ↩ -
Almerys, spécialiste du tiers payant - Entreprise ayant subi une cyberattaque
« Le spécialiste du tiers payant Almerys a confirmé lundi avoir subi une cyberattaque »
20minutes.fr ↗ ↩ -
lundi 25 mai - Date à laquelle Almerys a confirmé avoir été victime d'une cyberattaque.
« Le spécialiste du tiers payant Almerys a confirmé lundi 25 mai avoir été victime d'une cyberattaque »
tf1info.fr ↗ ↩ -
Almerys a été victime d'une cyberattaque ayant entraîné l'exposition de données personnelles de bénéficiaires - Nature de l'incident confirmé par Almerys.
« Le spécialiste du tiers payant Almerys a confirmé lundi 25 mai avoir été victime d'une cyberattaque ayant entraîné "l'exposition de données personnelles" de bénéficiaires »
tf1info.fr ↗ ↩ -
sans toutefois chiffrer leur nombre - Nombre de bénéficiaires concernés par la fuite de données.
« Le spécialiste du tiers payant Almerys a confirmé lundi 25 mai avoir été victime d'une cyberattaque ayant entraîné "l'exposition de données personnelles" de bénéficiaires, sans toutefois chiffrer leur nombre »
tf1info.fr ↗ ↩ -
FrenchBreaches, site spécialisé en cybersécurité - Source ayant confirmé l'information du piratage
« confirmant une information du site spécialisé FrenchBreaches »
bfmtv.com ↗ ↩ -
Lagui, pirate à l'origine de la revendication de la cyberattaque - Pseudonyme du pirate revendiquant l'attaque.
« Le pirate à l’origine de la revendication, connu sous le pseudonyme « Lagui » »
acuite.fr ↗ ↩ -
44 074 042 - Nombre de lignes revendiquées dans la base de données attribuée à Almerys.
« 44 074 042 lignes »
fuitesinfos.fr ↗ ↩ -
Les données dérobées sont proposées à la revente sur des forums cybercriminels - Utilisation des données piratées par les hackers
« ainsi que des données d’état civil sont aux mains des hackers et proposées à la revente sur des forums cybercriminels »
bfmtv.com ↗ ↩ -
Cette cyberattaque est l’une des plus importantes fuites de données de santé françaises de ces dernières années - Importance de la cyberattaque récente
« Un nombre qui en fait de cette cyberattaque l’une des plus importantes fuites de données de santé françaises de ces dernières années »
bfmtv.com ↗ ↩ -
L'attaque a permis un accès non autorisé au site de délivrance des prises en charge (PEC) concernant l'ensemble des clients - Portée de l'accès non autorisé
« cette attaque, concernant l’ensemble des clients, a permis un accès non autorisé au site de délivrance des prises en charge (PEC) »
20minutes.fr ↗ ↩ -
site de délivrance des prises en charge (PEC), utilisé par des professionnels et établissements de santé pour certaines demandes en optique, audiologie, dentaire ou hospitalisation - Site visé par la cyberattaque
« L’attaque a visé le site de délivrance des prises en charge (PEC), utilisé par des professionnels et établissements de santé pour certaines demandes en optique, audiologie, dentaire ou hospitalisation »
20minutes.fr ↗ ↩ -
Usurpation d'identité d'un compte gestionnaire sur une plateforme dédiée aux professionnels de santé a permis l'extraction des données - Vecteur d'attaque à l'origine de la fuite de données chez Almerys
« notamment sur l’usurpation d’identité d’un compte gestionnaire sur une plateforme dédiée aux professionnels de santé qui a permis cette extraction »
lesnumeriques.com ↗ ↩ -
Almerys a pris des mesures immédiates pour identifier et neutraliser les accès concernés - Mesures prises après la cyberattaque
« Almerys affirme avoir « pris des mesures immédiates pour identifier et neutraliser les accès concernés » »
20minutes.fr ↗ ↩ -
Le site PEC a été fermé, provoquant des perturbations sur certaines demandes de prise en charge - Conséquence de la fermeture du site PEC
« Le site PEC a été fermé, provoquant des perturbations sur certaines demandes de prise en charge »
20minutes.fr ↗ ↩ -
Difficultés opérationnelles pour les secteurs de l'optique, l'audiologie, le dentaire et certaines prises en charge hospitalières - Conséquences de la fermeture du site PEC.
« Une décision qui entraîne des difficultés opérationnelles pour plusieurs secteurs, notamment l’optique, l’audiologie, le dentaire ou encore certaines prises en charge hospitalières »
acuite.fr ↗ ↩ -
Les autres services d'Almerys restent opérationnels - État des autres services après la cyberattaque
« ses autres services « restent opérationnels » »
20minutes.fr ↗ ↩ -
Saisie de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI) par Almerys - Action réglementaire entreprise par Almerys suite à la cyberattaque.
« saisi [.] l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI) »
acuite.fr ↗ ↩ -
noms, prénoms, dates de naissance, numéros de sécurité sociale, noms de l’assureur santé, numéros de contrat, dates de couverture des assurés - Types de données potentiellement exposées
« Les données « potentiellement exposées » comprennent notamment les noms, prénoms, dates de naissance, numéros de sécurité sociale, noms de l’assureur santé, numéros de contrat ainsi que les dates de couverture des assurés »
20minutes.fr ↗ ↩ -
informations bancaires, données de santé, remboursements de soins, coordonnées postales, numéros de téléphone, adresses e-mail, mots de passe - Types de données non concernées par l'acte malveillant
« les informations bancaires, les données de santé, les remboursements de soins, les coordonnées postales, les numéros de téléphone, les adresses e-mail et les mots de passe ne sont pas concernés par cet acte malveillant »
20minutes.fr ↗ ↩ -
Alan, assureur santé - Assureur ayant appelé à la vigilance après le piratage
« Samedi, l’assureur santé Alan avait déjà appelé ses adhérents à la vigilance après ce piratage »
20minutes.fr ↗ ↩ -
Nous ne partageons ni votre adresse e-mail ou postale, ni votre numéro de téléphone, ni votre IBAN aux prestataires de tiers-payant - Déclaration d'Alan sur les données non partagées avec les prestataires.
« « Nous ne partageons ni votre adresse e-mail ou postale, ni votre numéro de téléphone, ni votre IBAN aux prestataires de tiers-payant » »
01net.com ↗ ↩ -
nous n’avons pas accès pour l’instant à une liste détaillée des personnes concernées par cette cyberattaque - Déclaration d'Alan sur l'absence de liste détaillée des victimes.
« tout en précisant ne pas avoir accès pour l’instant à une liste détaillée des personnes concernées par cette cyberattaque »
01net.com ↗ ↩ -
nous préférons considérer que ces incidents touchent l’ensemble des assurés ainsi que leurs ayants-droits - Déclaration d'Alan sur l'étendue potentielle de l'incident.
« « nous préférons considérer que ces incidents touchent l’ensemble des assurés ainsi que leurs ayants-droits » »
01net.com ↗ ↩ -
MGEN, complémentaire santé - Client d’Almerys pour la gestion du tiers payant
« le prestataire travaille notamment avec MGEN, Harmonie Mutuelle ou encore AG2R La Mondiale »
lemoniteurdespharmacies.fr ↗ ↩ -
Harmonie Mutuelle, complémentaire santé - Client d’Almerys pour la gestion du tiers payant
« le prestataire travaille notamment avec MGEN, Harmonie Mutuelle ou encore AG2R La Mondiale »
lemoniteurdespharmacies.fr ↗ ↩ -
AG2R La Mondiale, complémentaire santé - Client d’Almerys pour la gestion du tiers payant
« le prestataire travaille notamment avec MGEN, Harmonie Mutuelle ou encore AG2R La Mondiale »
lemoniteurdespharmacies.fr ↗ ↩ -
Almerys avait déjà été victime d'un vol massif de données lors d'une cyberattaque début 2024 - Antécédent de cyberattaque subi par Almerys.
« la société, qui avait déjà été victime d'un vol massif de données (nouvelle fenêtre) lors d'une cyberattaque début 2024 »
tf1info.fr ↗ ↩ -
Viamedis, société victime d'un vol de données avec Almerys en 2024 - Autre entreprise touchée par une cyberattaque en 2024
« avec la société Viamedis »
bfmtv.com ↗ ↩ -
plus de 33 millions - Nombre de Français concernés par le vol de données en 2024
« Au total, plus de 33 millions de Français étaient concernés »
bfmtv.com ↗ ↩ -
27 mois - Durée écoulée entre les deux fuites de données chez Almerys
« 27 mois après la première fuite, Almerys ne semble donc pas avoir tiré les leçons »
lesnumeriques.com ↗ ↩ -
Attaque visant le réseau de soins Itelis en 2025 - Autre cyberattaque dans le secteur de la santé.
« En 2025, le réseau de soins Itelis avait à son tour été touché »
acuite.fr ↗ ↩ -
Attaque visant Cegedim début 2026 - Autre cyberattaque récente dans le secteur de la santé.
« avant une attaque visant Cegedim début 2026 »
acuite.fr ↗ ↩ -
Les données bancaires et de santé n’auraient pas été compromises - Types de données non affectées par la cyberattaque
« Les données bancaires et de santé n’auraient pas été compromises. »
lemoniteurdespharmacies.fr ↗ ↩ -
liens entre assurés et ayants droit - Type de données sensibles potentiellement exposées.
« des liens entre assurés et ayants droit »
fuitesinfos.fr ↗ ↩ -
La présence de numéros de sécurité sociale et de liens familiaux renforce le caractère sensible du corpus - Impact de la nature des données exposées.
« La présence de numéros de sécurité sociale et de liens familiaux renforce le caractère sensible du corpus »
fuitesinfos.fr ↗ ↩ -
Les données exposées peuvent faciliter des tentatives d’usurpation d’identité ou du ciblage par fraude - Risques associés à la fuite de données.
« pouvant faciliter des tentatives d’usurpation d’identité ou du ciblage par fraude »
fuitesinfos.fr ↗ ↩ -
Un cybercriminel peut ouvrir des comptes, faire des demandes de remboursement frauduleuses ou commettre des usurpations d’identité à grande échelle avec les données dérobées - Risques associés à l'exploitation des données volées.
« un cybercriminel peut ouvrir des comptes, faire des demandes de remboursement frauduleuses, ou encore commettre des usurpations d’identité à grande échelle »
mana-sys.fr ↗ ↩ -
93 % - Augmentation des usurpations d’identité en 2023
« Les usurpations d’identité ont bondi de 93 % »
argusdelassurance.com ↗ ↩ -
282 000 - Nombre de demandes d'assistance en ligne enregistrées par Cybermalveillance.gouv.fr en 2023
« Plus de 282 000 demandes d'assistance en ligne y ont été enregistré. »
argusdelassurance.com ↗ ↩ -
Bouygues Telecom, opérateur télécom - Entité précédemment victime d'une cyberattaque en France
« Après récemment Bouygues Telecom »
frandroid.com ↗ ↩ -
DGFiP, Direction Générale des Finances Publiques - Entité précédemment victime d'une cyberattaque en France
« la DGFiP »
frandroid.com ↗ ↩ -
ANTS, Agence Nationale des Titres Sécurisés - Entité précédemment victime d'une cyberattaque en France
« l’ANTS »
frandroid.com ↗ ↩ -
La combinaison de fuites de données renforce le risque d’arnaques ciblées - Conséquence du recoupement de données pour les usagers
« Cela renforce d’autant plus le risque d’arnaques bien ciblées »
frandroid.com ↗ ↩ -
4 % - Pourcentage maximal de l'amende RGPD pouvant être infligée en cas de fuite de données.
« potentielle amende RGPD pouvant atteindre 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial »
mana-sys.fr ↗ ↩ -
plus de 15 millions - Nombre de numéros de sécurité sociale volés lors de la cyberattaque contre Almerys.
« le vol de plus de 15 millions de numéros de sécurité sociale »
01net.com ↗ ↩ -
Almerys a déposé plainte auprès du procureur de la République - Dépôt de plainte après la cyberattaque
« Almerys indique avoir déposé plainte auprès du procureur de la République »
20minutes.fr ↗ ↩ -
Saisie de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) par Almerys - Action réglementaire entreprise par Almerys suite à la cyberattaque.
« saisi la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) »
acuite.fr ↗ ↩ -
la brigade spécialisée de la préfecture de police (BL2C) - Brigade saisie pour enquêter sur la cyberattaque contre Almerys.
« la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris a saisi la brigade spécialisée de la préfecture de police (BL2C) de cette enquête »
argusdelassurance.com ↗ ↩ -
La CNIL déterminera si Viamédis et Almérys ont fait preuve de négligence - Objectif de l'enquête de la CNIL
« Elle déterminera si les prestataires ont fait preuve de négligence ou non puis décidera d’éventuelles sanctions. »
argusdelassurance.com ↗ ↩ -
Jean-Jacques Latour, directeur expertise cybersécurité au sein de Cybermalveillance.gouv.fr - Personne interviewée par L'Argus de l'assurance
« Jean-Jacques Latour, directeur expertise cybersécurité au sein de Cybermalveillance.gouv.fr répond aux questions de l’Argus de l’assurance. »
argusdelassurance.com ↗ ↩ -
Pendant trop longtemps le secteur a négligé sa cybersécurité en pensant qu'il ne pouvait pas être la cible des cybercriminels. La « dette technique », autrement dit le retard de sécurisation, s'est creusé. - Déclaration de Jean-Jacques Latour sur le retard de sécurisation du secteur de la santé
« Pendant trop longtemps le secteur a négligé sa cybersécurité en pensant qu'il ne pouvait pas être la cible des cybercriminels. La « dette technique », autrement dit le retard de sécurisation, s'est creusé. »
argusdelassurance.com ↗ ↩ -
Almerys, société du groupe BeYs, fondée par Laurent Carreda - Description d'Almerys incluant son appartenance au groupe BeYs et son fondateur.
« la société du groupe BeYs, fondée par Laurent Carreda »
argusdelassurance.com ↗ ↩ -
Ampli, mutuelle - Société cliente d'Almerys concernée par la fuite
« ou la mutuelle Ampli, ont indiqué à leurs clients »
lesnumeriques.com ↗ ↩ -
Il recommande de rester vigilant face aux sollicitations inhabituelles liées à la couverture santé, de ne pas répondre aux appels de numéros inconnus, et de ne pas cliquer sur des liens dans des sms ou des emails suspects. - Recommandations d'un responsable de FrenchBreaches pour se protéger après le piratage
« Il recommande de rester vigilant face aux sollicitations inhabituelles liées à la couverture santé, de ne pas répondre aux appels de numéros inconnus, et de ne pas cliquer sur des liens dans des sms ou des emails suspects. »
bfmtv.com ↗ ↩ -
de faire preuve d’une vigilance accrue dans les prochaines semaines s’ils reçoivent des messages suspects (SMS, vocaux ou e-mails) - Recommandation d'Alan à ses assurés suite à la cyberattaque.
« Et l’assureur recommande à ses assurés « de faire preuve d’une vigilance accrue dans les prochaines semaines » s’ils reçoivent « des messages suspects (SMS, vocaux ou e-mails) » »
argusdelassurance.com ↗ ↩ -
En cas de doute, prenez vous-même contact directement avec l’organisme concerné afin de vérifier la provenance et la légitimité du message - Conseil d'Alan à ses assurés pour vérifier l'authenticité des messages reçus.
« « En cas de doute, prenez vous-même contact directement avec l’organisme concerné afin de vérifier la provenance et la légitimité du message. » »
argusdelassurance.com ↗ ↩ -
Les officines doivent renforcer leur vigilance face aux risques de fraude et d’usurpation d’identité - Recommandation adressée aux pharmacies
« Les officines doivent renforcer leur vigilance face aux risques de fraude et d’usurpation d’identité. »
lemoniteurdespharmacies.fr ↗ ↩ -
Les officines pourraient être confrontées à des appels frauduleux, des faux échanges liés au tiers payant ou des demandes suspectes de transmission de justificatifs administratifs - Risques spécifiques pour les pharmacies
« Les officines pourraient ainsi être confrontées à des appels frauduleux, des faux échanges liés au tiers payant ou des demandes suspectes de transmission de justificatifs administratifs. »
lemoniteurdespharmacies.fr ↗ ↩
Sources
- Le groupe Almerys confirme une fuite de données après une cyberattaque
- 15 millions de numéros de sécurité sociale piratés : Almerys est victime d'une nouvelle fuite de données
- Plus de 15 millions de numéros de Sécurité sociale dérobés: une enquête ouverte après un piratage massif de données de santé de l'entreprise Almerys
- Encore une cyberattaque chez Almerys : le tiers
- Cyberattaque : l’opérateur de tiers-payant Almerys victime d’un nouveau piratage de données, de très nombreux assureurs et mutuelles santé seraient concernés
- Almerys à nouveau piraté : plus de 15 millions de numéros de Sécurité sociale en fuite
- 15 452 549 personnes concernées par une fuite de données chez Almerys
- Cyberattaque chez Almerys : des données d’assurés exposées, les officines appelées à la vigilance
- Le spécialiste du tiers payant Almerys confirme une fuite de données après une cyberattaque
- Le cauchemar des assurés : cette célèbre mutuelle s'est fait voler ses données de santé
- Cyberattaque Almerys : 15 Millions De Numéros De Sécurité Sociale Dérobés
- Cyberattaque : « Le secteur de la santé a un retard de sécurisation qu’il faut rattraper »