Angers : l’ESEO et la start-up MAÅGM lancent la chaire ÅSGARD

L'école d'ingénieurs angevine et la deeptech mancelle s'associent quatre ans pour perfectionner des capteurs optiques de surveillance géophysique.

Angers : l'ESEO et la start-up MAÅGM lancent la chaire ÅSGARD
Illustration Caroline Fournier / info.fr
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L'ESEO d'Angers et la start-up MAÅGM, basée au Mans, ont lancé le 13 juillet 2026 une chaire régionale de recherche appliquée baptisée ÅSGARD. Objectif améliorer des capteurs optiques capables de détecter des risques géologiques à distance, avec le soutien financier de la Région Pays de la Loire.

L'essentiel

Ce qu'il faut retenir

Faits vérifiés
  • La chaire régionale ÅSGARD a été lancée le 13 juillet 2026 par l'ESEO (Angers) et la start-up MAÅGM (Le Mans), pour une durée de quatre ans.
  • Le projet est cofinancé à hauteur de 140 000 euros par la Région Pays de la Loire, sur un budget total de 185 000 euros HT.
  • L'interrogateur optique LOKI, développé avec l'IPGP, permet de lire des capteurs géophysiques à distance jusqu'à 50 kilomètres sans électronique sur zone.
  • Le dispositif a déjà été testé au sommet du volcan de la Grande Soufrière, en Guadeloupe, en conditions réelles et corrosives.
  • MAÅGM, fondée en 2024, prévoit d'étendre les usages de cette technologie au génie civil, à l'exploration spatiale et au forage profond.
5 faits vérifiés 3 sources mis à jour le 16 juillet à 11:57

La chaire s’appelle ÅSGARD. Elle a été officiellement lancée le 13 juillet 2026 par l’ESEO, école d’ingénieurs d’Angers, et MAÅGM, une start-up deeptech installée au Mans. Prévue sur quatre ans, elle vise à renforcer la surveillance des risques géophysiques grâce à des instruments de mesure optique de nouvelle génération, selon un communiqué publié par l’ESEO.

Un budget de 185 000 euros, dont 140 000 apportés par la Région

Le projet est cofinancé par la Région Pays de la Loire à hauteur de 140 000 euros, sur un budget global de 185 000 euros HT, précise l’ESEO. Cette enveloppe doit financer les travaux de recherche menés conjointement par les équipes de l’école angevine et celles de MAÅGM sur la durée de la chaire.

Une technologie transférée après quinze ans de recherche

MAÅGM, fondée en 2024, s’appuie sur une technologie de capteurs optiques transférée par l’ESEO, fruit selon l’école de plus de quinze ans de travaux de recherche. Le principe : une détection ultra-précise par interférométrie optique, capable de collecter des données de terrain via de la fibre optique, sans avoir besoin d’électronique installée sur la zone surveillée.

Concrètement, la chaire ÅSGARD doit travailler sur trois axes, détaillés par l’ESEO : l’amélioration des performances des capteurs déjà développés, la conception de nouvelles méthodes de mesure opto-mécaniques, et l’accélération du transfert de ces technologies vers des applications industrielles concrètes.

LOKI, l’interrogateur optique testé sur un volcan

Au cœur de la collaboration se trouve LOKI, un interrogateur optique développé par l’ESEO avec l’Institut de physique du globe de Paris (IPGP). Cet outil permet de lire à distance des capteurs géophysiques - inclinomètres, sismomètres, extensomètres - jusqu’à 50 kilomètres, via une simple fibre optique, sans électronique sur zone, selon la fiche technique publiée par MAÅGM.

Le système a déjà été éprouvé sur des terrains difficiles. Il a notamment été testé en conditions réelles et corrosives au sommet du volcan de la Grande Soufrière, en Guadeloupe, comme le rapporte une publication scientifique référencée sur ResearchGate. MAÅGM indique aussi avoir fait fonctionner ses capteurs en environnement sous-marin.

La start-up prévoit désormais de commercialiser les interrogateurs LOKI sous licence de l’ESEO, et d’élargir leurs usages au-delà de la sismologie : génie civil, exploration spatiale, forage profond. MAÅGM participe par ailleurs, avec le CNES et l’IPGP, au développement d’un sismomètre lunaire optique, en parallèle de ses gammes de produits THOR, Å et NJORD.

Contexte dans le Maine-et-Loire

L’ESEO fait partie des écoles d’ingénieurs implantées à Angers, ville qui concentre une part significative de l’activité de recherche appliquée et de transfert technologique du département. Ce partenariat avec une start-up mancelle illustre une logique de coopération à l’échelle régionale plutôt que strictement départementale : la Région Pays de la Loire finance directement le projet, signe d’un intérêt porté à la deeptech au-delà des frontières du 49. Ce type de chaire régionale d’application, qui associe un établissement d’enseignement supérieur et une jeune entreprise, s’inscrit dans une dynamique plus large de valorisation de la recherche ligérienne, comme le confirment les informations relayées par Ouest Valorisation et Atlanpole sur l’écosystème deeptech local.

D’autres sujets d’actualité en Pays de la Loire ont récemment marqué le territoire, comme la vigilance orages en Loire-Atlantique après plusieurs jours de canicule, rappelant que les enjeux environnementaux et de surveillance des risques restent une préoccupation régionale constante.

La chaire ÅSGARD doit courir jusqu’en 2030. Les prochaines étapes de développement des capteurs et de leur déploiement industriel n’ont pas encore été détaillées par les deux partenaires.

Caroline
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Sources

Caroline Fournier

Caroline Fournier

Caroline est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Maine-et-Loire (49), avec Angers pour chef-lieu. Spécialité du département : capitale française du végétal spécialisé (semences) et château d'Angers. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Pays de la Loire.

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